Tuesday, October 2, 2012

Haïti - Social : L’avis de prorogation du TPS a été publié lundi




Haïti - Social : L’avis de prorogation du TPS a été publié lundi
Le « Department of Homeland Security - DHS » a publié dans le « Federal Register » /Vol. 77, No. 190 /Monday, October 1, 2012 /Notices 59943, l’avis qui étend, pour 18 mois du 23 Janvier 2013 au 22 Juillet 2014 le Statut de Protection Temporaire (TPS) pour les Haïtiens vivant aux États-Unis.

Cette extension permet aux bénéficiaires actuellement éligibles à la TPS, de conserver ce statut jusqu'au 22 juillet 2014. Janet Napolitano, le Secrétaire de la Sécurité intérieure, a déterminé que cette prorogation était justifiée, parce que les conditions, qui ont incité la désignation initiale de la TPS en 2010, et la nouvelle désignation en 2011, continuent d'être remplit. Il a rappelé qu’il continue d'y avoir des conditions extraordinaires et temporaires en Haïti qui découlent des effets du séisme de janvier 2010, qui empêchent les Haïtiens de retourner dans leur pays en toute sécurité. Soulignant que permettre aux Haïtiens admissibles, de rester temporairement aux États-Unis, n'était pas contraire à l'intérêt national des États-Unis.

L’avis indique également que « les États-Unis se sont engagés à continuer d'aider le peuple d'Haïti. La DHS par conséquent étend cette autorisation d'emploi pour les étudiants non-immigrant F–1, dont le pays de citoyenneté est Haïti et qui continuent d'éprouver de graves difficultés économiques à la suite du séisme. »

La décision du DHS, permettra à environ 60,000 citoyens de nos compatriotes, de rester aux États-Unis 18 mois de plus. Les ressortissants haïtiens concernés, par le TPS, ont 60 jours, pour se ré-enregistrer à compter du 1er octobre 2012.

Télécharger les procédures : http://www.gpo.gov/fdsys/pkg/FR-2012-10-01/pdf/2012-23826.pdf

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-6739-haiti-social-le-tps-prolonge-de-18-mois-aux-usa-pour-les-haitiens.html

HL/ HaïtiLibre

Thursday, September 27, 2012

Haïti : plus de 2 milliards ont été remis depuis le séisme


Haïti : plus de 2 milliards ont été remis depuis le séisme

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Le Bureau des Nations unies de l'envoyé spécial pour Haïti a annoncé mardi que plus de la moitié des 5,33 milliards de dollars promis par les donateurs pour aider à la reconstruction du pays des Caraïbes après le séisme de 2010 avait été remis.
Une analyse des engagements pris lors de la conférence des donateurs d'Haïti peu après le tremblement de terre a révélé que 2,79 milliards de dollars, soit 52,3 % de la somme approximative de 5,33 milliards de dollars promise par 55 donateurs pour les activités de reconstruction entre 2010 et 2012, ont été déboursés.
La majeure partie de ce montant, soit près de trois quarts, a été accordée au gouvernement haïtien, à des groupes non gouvernementaux et à des entreprises privées.
Un autre 10 % a servi à subventionner l'ONU, la Banque interaméricaine de développement et la Banque mondiale. Le reste est allé à des prêts et à l'aide budgétaire au gouvernement haïtien.
Le Bureau des Nations unies de l'envoyé spécial pour Haïti est dirigé par l'ancien président américain Bill Clinton. Le bureau a assuré le suivi des engagements pris lors de la conférence internationale des donateurs à New York, qui s'est déroulée près de deux mois après le tremblement de terre.
La catastrophe a jeté plus d'un million de personnes à la rue, détruit des milliers de bâtiments dans la capitale et dans d'autres villes du sud, et tué environ 314 000 personnes.
Associated Press

Sunday, May 20, 2012

Haïti - Social : Le Président Michel Martelly à Arcahaie (discours)

18/05/2012 14:25:44

Haïti - Social : Le Président Michel Martelly à Arcahaie (discours)
Les cérémonies officielles de la célébration du 209e anniversaire du drapeau, ont débuté ce vendredi 18 Mai 2012, à l’Arcahaie. En cette journée historique, le Président Michel Martelly a prononcé un discours devant une foule de plusieurs milliers de personnes. 

Extraits du discours du Président Martelly :
« [...] Mesdames, messieurs, Peuple haïtien, peuple d'Arcahaie qui est sous le soleil,

Le 18 mai 1803, ici même à l'Arcahaie, l’aiguille de Catherine Flon a matérialisé l'union des enfants d'Haïti. Ce rêve sublime qu'avaient nos ancêtres pour maintenir et consolider notre existence en tant qu'État-Nation.

C'est vrai que les conflits nous ont fait perdre la route qui était tracée pour nous permettre d’avancer, malgré tout, chaque fois que l’heure était grave, le rassemblement nous a mené sur le bon chemin, le chemin de la victoire.

C'est le Président Estimé qui faisait chanter aux écoliers haïtiens « effaçons la tutelle financière, payons les 5 millions »... Les centimes recueillis de nos élèves ont grandement contribué à la libération financière que nous avons connu à l'époque.

C'est dans cette idée, de la même façon que le Président Estimé, que j'ai demandé au peuple haïtien, à la diaspora de m'aider à créer le Fonds Nationale pour l'Éducation (FNE). Oui nous sommes pauvre, mais nous sommes grands quand nous sommes unis, oui nous nous tenons droit et les gens ne nous font pas peur, lorsque que nous sommes côte à côte, les uns avec les autres.

C’est cette solidarité qui a été notre moteur le 12 janvier 2010, où chaque haïtien, a aider comme il le pouvait, pour sauver un frère, pour sauver une sœur. Hélas pour nous, faut-il donc attendre des moments spéciaux, des moments cruciaux, pour laisser parler et agir ce sentiment d'union si présent dans notre inconscient ? Ne faudrait-il pas en faire l'axe fondamental de notre vécu quotidien, le fil conducteur à partir du quel nous devrions penser et réaliser notre développement ? Oui, pourquoi, pourquoi nous devons attendre les catastrophes ? Pourquoi nous devons attendre les malheurs pour nous mettre ensemble ? Pourquoi nous ne laissons pas parler notre cœur ?

Comme je connais ce que le rassemblement peut apporter, j'ai à me battre pour ça, comme Président c'est mon droit, comme Président c'est mon devoir.

Les intérêts divergents ne doivent pas nous diviser, c'est pour cela que je crois que chaque haïtien a une pierre à poser dans la reconstruction d'Haïti, c’est ensemble que nous pourrons le faire. Voilà pourquoi je considère admirablement agencé la double commémoration du 18 mai, en effet aujourd'hui, nous célébrons à la fois notre drapeau et l'université.

L'université est un des hauts lieux du savoir, et plus l'on s’élève dans l'échelle des connaissances, plus on découvre l'unité de l'âme, l'unité de l'âme humaine. Plus on mesure l'inconsistance des préjugés, des clivages, des divisions artificielles. La symbolique de notre 18 mai national, me renforce dans ma détermination de rendre le savoir accessible à tous les fils de cette terre et cette volonté anime mes plans en voie d'être concrétisé, de l’enseignement généralisé à tous les fils et filles de notre pays.

Je vais continuer à porter au système éducatif national, à tous ses niveaux d’enseignements, un intérêt particulier et constant.

Car, la réussite de mon mandat, de notre réussite collective en tant que Nation, passe par les universités qui devront être construites et renforcées. Elle passe par les Centres d'études secondaire, tels ces lycées que j'ai implanté en divers point du pays. Elle passe par les établissements de formation professionnelle comme ces unités pédagogiques spécialisées que je prend plaisir à inaugurer, les salles multimédia permettant d’accéder par le biais de l'informatique, au savoir universel. Les diverses avancées réalisées pour projeter dans le domaine universitaire et bien sûr la scolarisation gratuite que j’ai portée à près d'un million de nos enfants.

Mesdames messieurs,

L'autre Haïti que j'envisage de faire fleurir, sera non seulement forte au point de vue professionnel, plus apte à ouvrir des voies vers la rentabilisation de nos ressources et le développement, mais surtout, devra mieux intégrer le message de l'aiguille de Catherine Flon, message de cohésion obligé à partir duquel nous nous remplacerons dans l'itinéraire tracé par nos pères. Parce que plus et mieux instruit, nous serons d'avantage pénétré de son impératif commandement, nous chanterons avec toute la ferveur d'un acquiescement assumé la première phrase de notre hymne nationale « Pour le Pays pour les Ancêtre marchons Unis ».

Peuple Haïtien [...]

[...] mettons-nous main dans la main pour continuer à bâtir Haïti, la victoire est pour le peuple, c'est pour le peuple, vive Haïti, vive l'université. »


Écoutez le discours intégral du Président Martelly, à l’Arcahaie




HL/ HaïtiLibre 

Haïti - Environnement : Nouvelle station de traitement des eaux usées

19/05/2012 09:30:08

Haïti - Environnement : Nouvelle station de traitement des eaux usées

Depuis fin avril 2012, une nouvelle station de traitement des eaux usées est opérationnelle en Haïti. Avec cette nouvelle station, la Direction Nationale de l'Eau Potable et d'Assainissement (DINEPA) a franchi une nouvelle étape dans la mise en place d’infrastructures répondant aux besoins de la population en termes d’assainissement.

Les travaux de cette station ont démarré au cours de l’année 2010 afin de répondre aux besoins de la population surtout après le 12 janvier 2010 et l’apparition du choléra. L’inauguration de ce site est prévue pour le 23 mai prochain.

Financée par l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID), cette station de traitement des eaux usées, va collecter et traiter les déchets liquides provenant des eaux usées, des camps d’hébergement, des centres de traitement de choléra ainsi que ceux des fosses à fonds perdu de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Elle peut recevoir quotidiennement 500 mètres cubes d’excréta. 

S’étendant sur une superficie de 2 hectares, cette station est dotée de 7 bassins : 2 Bassins anaérobies ou bassin de décantation primaire, 1 Bassin facultatif ou de décantation secondaire, 1 Bassin de maturation, 1 Bassin de contrôle, 1 bassin pour la réception de déchets solides provenant des excrétas et un 7e pour la réception d’huiles et autres.

Pour le volet technique, le système de traitement par lagunage a été priorisé. Ce système, habituellement utilisé pour les eaux usées, s’est révélé efficace, naturel et moins couteux que d’autres systèmes comme : le système de réacteur anaérobie à chicanes et le système de boues activées.

Haiti Libre

Haïti - Social : Le Recteur de l’UEH, plaide en faveur de la souveraineté nationale

(Discours)
20/05/2012 10:36:35

Haïti - Social : Le Recteur de l’UEH, plaide en faveur de la souveraineté nationale (Discours)
À l’occasion de la fête du Drapeau à l’Arcahaie, Vernet Henry, le Recteur de l'Université d'État d'Haïti (UEH), a plaidé dans son discours de circonstance, en faveur de l’indépendance et de la souveraineté nationale « Pour réussir la démarche de reconquête de notre souveraineté, la recherche, l’innovation et l’enseignement universitaire adapté doivent constituer les leviers de prise en main de notre avenir de peuple. Ces paramètres doivent être l’objet de considérations particulières de la part des responsables de la gestion de l’Etat »


Discours du Recteur de l’UEH à l’Arcahaie :
« [...] Notre drapeau charrie à travers le temps et les générations successives le rappel pathétique de nos souffrances, de nos luttes, et de cette décisive victoire qui a consacré notre existence de peuple libre.

Ce symbole matérialise, à jamais, le principe consensuel qui forme la fondation sur laquelle s’est érigée la naissance non seulement de cette nation, mais également celle de bien d’autres dans les Amériques.

Nous sommes, en ce 18 mai 2012, réunis ici à l’Arcahaie pour cet historique pèlerinage de célébration et de commémoration des plus hautes valeurs humaines, mises en évidence par l’action de nos ancêtres. La bravoure, la transcendance d’intérêts particuliers, la solidarité et l’union, autant de concepts que nous avons hérités et dont il faut reprendre le culte pour dynamiser nos démarches de sortie de crises et inverser le rythme de la destruction physique et morale de notre société.

L’association de la fête de l’Université à celle du drapeau fut un arrimage spécial, conçu par M. Dantès Bellegarde, ministre de l’éducation du temps de la première occupation américaine.

Et, la première fête de l’Université associée à celle du drapeau eut lieu en 1920, suite à cette décision du Ministre de l’Éducation de porter le gouvernement à publier le décret qui a consacré ce jumelage. Il fallait à l’époque entreprendre de préserver et de signifier à la jeunesse l’extraordinaire grandeur de cette valeur fondamentale sur laquelle repose notre société, la création du drapeau.

La création de notre bicolore renvoie à travers le temps le symbolisme fort de l’unité d’action révolutionnaire qui va faire triompher notre lutte pour la liberté. La naissance de notre société libre (1804) va changer la face du monde colonial et esclavagiste. Haïti, fière et généreuse va exporter ses idées et méthodes, en participant dans de nombreux pays du continent américain à la suppression de cette barbarie initiée et imposée par les colons européens.

En revisitant ce passé de gloire, on se rend compte que les adversaires, de toutes natures, se sont organisées en un efficace système de blocage, pour détourner totalement la concrétisation de notre rêve d’égalité, de fraternité et de solidarité (c’était de l’internationalisme avant la lettre). De nombreux travaux de recherches historiques ont mis en évidence ces menées perverses.

Notre pays vit aujourd’hui sous un régime spécial d’occupation étrangère qui justifie sa légitimité par notre appartenance aux Nations Unies. Une souveraineté mise à mal, avilie et bafouée. Cette occupation de fait, tant qu’elle dure, constitue un handicap sérieux à la mise en commun des idées des différents groupes de notre société. Le rôle d’arbitre lourdement armé des occupants attise nos difficultés, en raison de la durée, de puissants intérêts sous jacents à leur présence et le cortège de malheurs qu’ils engendrent. (Criminalité, propagation de maladie, jusque là inconnue chez nous).

Eu égard à la mission confiée à l’Université haïtienne d’être l’institution où le culte des valeurs de base de notre existence de peuple doit être rappelé, enseigné et célébré, il nous revient de lancer l’appel à leur récupération, l’appel au recouvrement de notre souveraineté nationale.

La souveraineté est un acquis, un bien essentiel dans la mise en œuvre et la matérialisation d’actes de changements de condition sociale et culturelle, de rapports avec autrui et d’autres peuples. La société haïtienne ne peut pas avancer vers l’émergence de solutions à ses malheurs dans cette situation de dépendance aveugle.

De nos jours, même quand on parle d’interdépendance, cette interdépendance ne doit pas remettre en question les bases, les valeurs et les fondements d’une nation.

Les Universitaires haïtiens n’ont jamais cessé de produire des études sur des alternatives pour la concrétisation de nos idéaux majeurs. Une pensée existe, elle s’articule et s’harmonise. Il faut reconnaître que dans certaines circonstances, elle s’exprime de manière tonitruante. Mais elle est l’expression d’un dynamisme qui traduit sa vivacité et la nécessité d’une prise en compte de nos responsabilités citoyennes.

La souveraineté s’entend comme une ferme reprise en main par l’État-nation d’un ensemble de leviers de commande des affaires nationales, en terme :

  • d’orientation générale de l’administration, de sécurité, de luttes affirmées contre les dérives
  • d’une politique publique qui se réfère à des accords entre des forces institutionnelles reconnues, (groupes organisés, syndicats, associations professionnelles, cultes, etc.)

Bref, un ensemble d’initiatives courageuses capables de sortir nos institutions du carcan d’un sectarisme démobilisateur et finalement suicidaire.

Il revient à l’université de former des cadres compétents possédant le savoir et le savoir-faire pour agir, des cadres honnêtes, conscients de leur responsabilité citoyenne et du respect de la res publica en vue d’utiliser de façon efficace et avec équité les faibles ressources de ce pays.

Pour réussir la démarche de reconquête de notre souveraineté, la recherche, l’innovation et l’enseignement universitaire adapté doivent constituer les leviers de prise en main de notre avenir de peuple. Ces paramètres doivent être l’objet de considérations particulières de la part des responsables de la gestion de l’Etat.

De son côté, l’université doit chercher à générer les connaissances, et les techniques productrices de richesse pour créer une nation forte et prospère au service de tous et de la communauté dans son ensemble.

Une formation supérieure bien cadrée et bien orientée demeure un facteur important pour relancer nos pulsions patriotiques, rassembler l’expression des volontés, en vue de sortir le pays de cette impasse. Une université mobilisée pour une cause aussi noble et munie de moyens appropriés est un gage de réussite.

La marche pour la souveraineté, pour un lendemain meilleur, s’accompagne de multiples révisions de mesures de politiques imposées par les grandes institutions internationales et qui n’ont pas donné de résultats escomptés. Les réformes économiques, les privatisations, les fermetures d’entreprises, l’austérité mal orientée ont contribué à détruire le tissu social. Elles ont généré des crises et contribué à entretenir le climat d’instabilité actuelle.

Notre Université est donc interpellée. Elle attend d’être sollicitée et d’être assignée à des tâches qui relèvent de sa mission définie par notre charte constitutionnelle.

Etudiants, professeurs, serrons les rangs pour une université forte, autonome et indépendante pour la sauvegarde des valeurs culturelles, scientifiques et techniques et pour lutter contre l’archaïsme, les traditions sclérosantes et l’aliénation.

Vive le drapeau, vive la liberté, vive la souveraineté, vive l’université ! »


HL/ HaïtiLibre

Wednesday, May 9, 2012

Haïti - Énergie : 12 Centres de santé du Sud-Ouest, alimentés en énergie solaire

Haïti - Énergie : 12 Centres de santé du Sud-Ouest, alimentés en énergie solaire
09/05/2012 10:42:37


Haïti - Énergie : 12 Centres de santé du Sud-Ouest, alimentés en énergie solaire
12 Centres de santé, de la région Sud-Ouest d’Haïti, sont désormais alimentés en énergie solaire grâce à l’initiative du Gouvernement haïtien, au financement de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) à travers le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et « Solar Electric Light Fund » (SELF) qui s’est chargé de l’exécution du projet, dans le cadre de la Côte Sud Initiative (CSI).

Grace à l’appui logistique de la Minustah et du Bureau des Nations Unies pour les Services d’Appui aux Projets (UNOPS), le CSI a pu transporter en hélicoptère les panneaux solaires et le personnel technique pour l’installation de 18 panneaux solaires afin d’alimenter en électricité le centre de santé de l’Ile à Vache [population estimée :15 000 habitants], complétant ainsi la série des 12 Centres de santé bénéficiaires, convenus avec l’État haïtien [Côte de Fer, Chantal, Saint Jean du Sud, Roche à Bateau, Damassin, Coteau, Port à Piment, Randel, Charbonnière, Les Anglais et Tiburon]. Le Centre de santé de l’Ile à Vache est le 12e et dernier de cette liste, à bénéficié de cette initiative.

Jean-Yvres Amazan, le Maire de la Commune de l’île à Vache, a fait savoir que « Cette installation solaire permettra non seulement d’améliorer le travail du personnel soignant du centre de santé, mais elle bénéficiera également au centre de traitement du choléra (CTC) qui est situé à côté. »

Pour René Jean-Jumeau, Secrétaire d’État à l’Énergie : « Ces installations contribuent aux efforts du Président Michel Martelly pour offrir les services de base à l’ensemble du pays, même dans les zones les plus reculées. L’énergie est le moteur qui pousse tous les autres secteurs du pays vers un développement durable et les services de santé en ont impérativement besoin. »

Les panneaux solaires installés dans ces Centres de santé peuvent résister à des vents de 180km/h et sont composées de matériaux anti-corrosifs. Leur durée de vie est d’au moins 20 ans, [les batteries doivent être remplacées chaque 5 ans]. Cette source d’énergie renouvelable [40 Kw au total pour les 12 Centres] permet d’améliorer la qualité des soins aux patients, de conserver les vaccins de manière plus durable et sécuritaire et les soins de nuit sont donnés dans un milieu éclairé et non plus à la lumière des bougies ou de lampes au kérosène.

Des formations de formateurs sont organisées afin qu’ils puissent, à leur tour former les membres du personnel des Centres de santé, aux notions de base de maintenance des équipements. Il est également prévu, un service d’entretien technique mensuel, par un technicien du SELF, durant deux ans ainsi que la provision d’un deuxième groupe de batteries pour assurer leur remplacement après les 5 premières années. Au-delà de cette période, le Gouvernement haïtien prendra la relève pour assurer la pérennité du projet.

HL/ HaïtiLibre

Haïti - Politique : Discours du Président du Sénat à Laurent Lamothe

Haïti - Politique : Discours du Président du Sénat à Laurent Lamothe
09/05/2012 13:38:07


Haïti - Politique : Discours du Président du Sénat à Laurent Lamothe
Après le résultat du vote favorable des sénateurs à la Politique du Premier Ministre ratifié, Laurent Lamothe, le Sénateur Simon Dieuseul Desras, Président du Sénat, dans un discours de clôture adressée à Laurent Lamothe, renvoie ce dernier, sans concession, à ses responsabilités, lui demandant de se soumettre au Parlement, tout en lui rappelant [entre autres avertissements et menaces à peines voilées] que le dit Parlement peut le démettre de ses fonctions si jamais il venait à servir, d’autres intérêts que celui de la population...

Allocution de Simon Dieuseul Desras :

« Le Sénat de la République vous investit, monsieur le Premier Ministre, de sa haute confiance et vous habilite à mettre en œuvre votre programme de Gouvernement. La majorité fonctionnelle qui garantit la marche régulière et performante du Grand Corps vous sert aujourd’hui de tremplin pour accéder à la Primature. C’est un jeu de levier qui à la fois vous grise de fierté et vous grève de responsabilités.

Monsieur le Premier Ministre, souvenez-vous-en, vous êtes au timon d’un gouvernement républicain. Les devoirs de votre charge vous sont dictés par Jean Jacques Rousseau sous la plume du professeur Léon Duguit dans «Manuel de droit constitutionnel... « Le Gouvernement Républicain n’est qu’une commission, un emploi. L’individu ou les individus qui le forment n’ont point le caractère de représentants de la Nation ; ils sont de simples agents d’exécution, les commis du Parlement qui seul, représente la volonté nationale ; ils doivent rendre compte de tous leurs actes au Parlement devant lequel ils sont responsables ; ils doivent lui obéir en tout et ne peuvent exercer sur lui aucune action ».

La Constitution en ses articles 129-2, 129-3, 129-4 et suivants, 169-1, 172... consacre de manière exhaustive et péremptoire les postulats de la Doctrine sur la Responsabilité ministérielle et le Contrôle parlementaire.

Monsieur le Premier Ministre, Prenez garde, ne soyez pas obnubilé par les cimes altières ; ne versez pas dans les fantasmes délirants...

« Le pouvoir est comme une tête de méduse, celui qui en a vu le visage est incapable d’en détacher le regard »

Je vous assène « caveat, in limine litis », c’est-à-dire au seuil même du procès... pour affranchir votre gouvernement de la tentation de faire l’école buissonnière ; pour le soustraire aux rets de l’amnésie, pour lui éviter les murs de la solitude et l’empêcher de soliloquer lorsque viendront les temps d’opprobre et de déraison.

Monsieur le Premier Ministre, la croisade que j’entreprends à l’instant pour vous indiquer les voies de droit, prémunira votre pouvoir contre l’assujettissement aux fourches caudines de la convocation et de l’interpellation...

Monsieur le Premier Ministre, collaborez loyalement avec le Président de la République qui vous a choisi, nommé mais qui ne peut vous révoquer... Soumettez-vous par contre, au Parlement dont vous êtes l’émanation... et qui peut vous démettre de vos fonctions si vous vous égarez à servir les intérêts d’un homme, d’un clan, contre les intérêts du peuple haïtien.

Monsieur le Premier Ministre, Mesdames, Messieurs les Ministres et Secrétaires d’Etat, la crise tentaculaire et multiforme grimace à vos portes. Recourez à toutes les solidarités mécaniques et organiques pour la conjurer, pour la juguler...

Votre mandat, au vu des circonstances actuelles, vous commande de soulever des rochers, de déplacer des montagnes, de stopper les vents, de contrer les intempéries...

Il ne vous sera fait aucun passe - droit, il ne vous sera accordé aucun répit, il ne vous sera reconnu aucune circonstance atténuante...

Votre destin est tout tracé, vous allez au devant de grands boulevards de silence et d’incompréhension... Vous apprendrez à fredonner les refrains de Gethsémani : «Vous n’avez pas compris la portée du message, vous n’avez pas compris grand-chose à ma chanson »

Monsieur le Premier Ministre, la réalité qui s’étend à perte de vue, comme l’espace au bout d’une perspective, est faite de terrains fangeux, de marécages puants, de sables mouvants qui vous séparent de la terre promise, ou de l’eldorado. Vous n’êtes ni le fils de Janus, ni celui de Jupiter ; vous n’avez point marché sur les eaux, ni ouvert les yeux des aveugles... Vous êtes, ne vous en déplaise, condamné à rouler ce rocher... et à recommencer sans cesse...

Monsieur le Premier Ministre, il ne vous reste pour réussir que la charge révolutionnaire qui renverse la fatalité, la force de la jeunesse qui dégonfle les mythes, la profondeur du patriotisme qui construit la cité, la rigueur ou la véhémence qui tance et sanctionne, le dynamisme ou le courage qui rassemble, unit et sécurise, l’amour qui partage et oriente les regards dans la même direction ; la force qui cultive, qui bosse, qui sue pour le pain de chaque jour et l’espoir qui réveille la conscience nationale...

Monsieur le Premier Ministre, C’est la porte étroite... Le Parlement vous invite à vous délester de vos scories, de vos fioritures pour entrer au temple des principes qui donnent vie aux institutions républicaines et démocratiques dont le Parlement est l’icône.

Peuple Haïtien le Premier Ministre, Laurent Salvador Lamothe, franchit le Rubicon alors, « Alea Jacta est !» le sort en est jeté ! »



Simon Dieuseul Desras
Président du Sénat de la République
8 mai 2012


HaitiLibre