Thursday, September 29, 2011

Haïti - Sécurité : Projet d’arrêté remobilisant la composante militaire de la force publique

29/09/2011 12:48:23


En page 19 d’un document de présentation de 22 pages (projet), produit par la Commission de défense et de sécurité nationale du Cabinet Présidentiel, intitulé « Politique de défense et de sécurité nationale - Les Grands axes », daté d’août 2011, http://www.haitilibre.com/article-3898-haiti-securite-tous-les-details-sur-le-projet-de-la-nouvelle-force-nationale.html on trouve un projet d’arrêté gouvernemental visant à la remobilisation de la composante militaire de la force publique.

ARRÊTÉ 2011 REMOBILISANT LA COMPOSANTE MILITAIRE DE LA FORCE PUBLIQUE

Michel Joseph MARTELLY

Président de la République

Vu les articles 143, 159.1, 263, 263.1, 264, 264.1, 264.2, 265, 266, 267, 267.2, 267.3, 267.4, 267.5, 268, 268.3 de la Constitution

Considérant que toutes Forces Armées sont un organe essentiel d’un État souverain

Considérant que les FADH sont une des institutions régaliennes de l’État dont l’existence est expressément prévue par toutes nos Constitutions

Considérant que la démobilisation arbitraire, anticonstitutionnelle et illégale des FADH en 1995 qui a gravement contribué à déstabiliser le pays a eu pour conséquence le recours aux troupes des Puissances amies d’Haïti pour garantir sa sécurité et maintenir sa stabilité

Considérant que la tâche actuellement dévolue aux troupes étrangères en Haïti est le rôle des Forces Armées Nationales et qu’une telle situation est une anomalie qui nuit sérieusement aux intérêts supérieurs de la Nation

Considérant que si la présence des troupes étrangères en Haïti depuis 1994 répondait à certaines contingences impératives de l’heure, elle ne constitue en rien une situation de normalité et doit être nécessairement limitée dans le temps

Considérant que dans la perspective d’un départ planifié des troupes étrangères du pays, il y a lieu de préparer les Forces Nationales à prendre le relais

Considérant que les missions de police jadis assignées par les règlements militaires aux membres des Forces Armées ont été en contradiction avec la formation reçue aux centres d’instruction et que l’exécution de telles missions a nui considérablement à l’image de l’Institution militaire

Considérant que les dérives auxquelles se sont livrés certains membres de l’Institution militaire doivent être considérées comme une tentative de perversion de l’idéal militaire, mais que cela ne peut remettre en cause le principe de l’utilité d’une Force militaire comme vecteur d’ordre, de discipline et de développement

Considérant que le Pays a fait, au cours de son histoire, deux pénibles expériences de démobilisation illégale de ses Forces Armées, qui ont laissé des cicatrices très profondes et douloureuses dans la société haïtienne;

Considérant qu’il convient de réhabiliter les membres des Forces Armées illégalement démobilisés, tant moralement que matériellement, de cet acte arbitraire, anticonstitutionnel et illégal qu’on ne peut que flétrir;

Considérant qu’il importe de restaurer l’honneur national, de récupérer pleinement notre souveraineté et notre Indépendance politique, et qu’à cette fin précisément, nous devons nous doter de tous les instruments idoines et nécessaires;

Considérant que toute Institution militaire demeure la gardienne des valeurs fondamentales d’une nation et l’une des structures majeures d’ascension et de promotion sociales pour les jeunes, particulièrement ceux des classes moyennes défavorisées ;

ARRÊTE

Article 1- Est et demeure rapporté l’Arrêté du 6 janvier 1995 dans toute sa forme et teneur ainsi que toutes les mesures administratives qui en découlent

Article 2 – Les FORCES ARMÉES D’HAÏTI sont et demeurent remobilisées à partir de cette date

Article 3- Les Membres des FORCES ARMÉES D’HAITI, où qu’ils se trouvent, sont enjoints de se tenir à la disposition des nouvelles autorités compétentes.

Par le Président Michel Joseph MARTELLY

Credit to haitilibre.com

Wednesday, September 28, 2011

Haïti - Sécurité : Tous les détails sur le Projet de la nouvelle Force Nationale

28/09/2011 08:21:25


Dans un document de présentation de 22 pages (projet), produit par la Commission de défense et de sécurité nationale du Cabinet Présidentiel, intitulé « Politique de défense et de sécurité nationale - Les Grands axes », daté d’août 2011, le Président Michel Martelly décrit son projet de Force Publique. Lucien Jura, le porte parole du Chef de l’État a affirmé qu'il n'était pas au courant de l'existence de ce document. Reginald Delva, consultant en sécurité a déclaré, qu’il ferait des commentaires plus tard...

La proposition du gouvernement Martelly, d’une Force nationale, circule parmi les responsables étrangers en Haïti. Jon Piechowski, porte-parole de l'Ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, a confirmé que des responsables du gouvernement haïtien avaient récemment rencontré des employés de l'Ambassade pour discuter du projet. Pour être mise en application, elle devra toutefois recevoir l'approbation du Parlement, de même qu'un financement, qui viendra probablement de la communauté internationale.

Le Rapport commence en page 3 sur la position du Président Martelly avant de poursuivre dans la description du projet.

« Le Candidat Martelly avait, tout au long de sa campagne, explicitement fixé sa position quant à la composante militaire de la FORCE PUBLIQUE. Il avait affirmé sa volonté, une fois élu, de la reconstituer, en application de la Constitution et des lois de la République, pour prendre la relève de la MINUSTAH, assurer la défense du territoire et le contrôle des frontières, pour créer un environnement sécuritaire propice aux investissements tant nationaux qu’étrangers, garantir la protection de l’environnement et prêter main forte à la Police en cas de besoin.

Devenu Président, il continue d’insister sur les négociations à mener avec les puissances amies d’Haïti dont la contribution reste nécessaire pour la remobilisation la composante militaire de la FORCE PUBLIQUE tant dans sa formation technique, son entraînement et son équipement. Le Président n’a pas manqué non plus de mettre l’accent sur ce que doit être la vocation de la Nouvelle Force. Il a insisté sur la nécessité pour « Elle » d’être une Armée Nationale dans sa conception, apolitique dans son fonctionnement, défensive dans ses opérations et qui compte dans ses rangs des professionnels (médecins, agronomes, ingénieurs, etc.), des techniciens environnementaux et des agents forestiers adéquatement entraînés. Ces cadres constitueront la base logistique du pays et les « réserves » de la Force Publique pour une meilleure réponse aux catastrophes naturelles ou tous autres dangers mettant en péril la vie et les biens des citoyens.

Les propositions ci-après découlent des promesses du Président et traduisent sa vision politique en matière de défense et de sécurité nationales.

Depuis tantôt deux décennies, la globalisation a modifié les relations entre les Nations et créé entre elles une interdépendance presque forcée par la circulation des biens, des informations et des hommes au point qu’elle a amené les États à revoir leur stratégie de défense et de sécurité. Si désormais, « Défense et Sécurité Nationales » deviennent pour les États une préoccupation globale qui dépasse l’unique aspect militaire, pour Haïti la question présente certaines nuances qu’il convient d’analyser au regard de la position géopolitique du pays (transit idéal pour le trafic de la drogue), de sa vulnérabilité géographique (relief montagneux et passage des cyclones), aussi sa politique de défense gravite-t-elle principalement autour de la Force Publique qu’il convient d’intégrer dans un cadre plus large, le «CONSEIL NATIONAL DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ» (protection civile, renseignements, environnement, frontières, eaux territoriales, espace aérien) et à laquelle force publique il faut assigner des missions de développement.

Dans une telle perspective, il devient urgent de compléter la Force Publique selon les prescrits de la Constitution de 1987 (art. 263 et 264.1) en réactivant sa composante militaire dans le tracé de la nouvelle orientation des missions plus haut citées.

OBJECTIFS

N’ayant point de visées hégémoniques, ni d’ennemis déclarés dans son environnement géographique immédiat, la politique publique de « Défense et de Sécurité Nationales » d’Haïti se résumera prioritairement à :



Protéger la population,

Garantir la souveraineté nationale,

Défendre l'intégrite du territoire par le contrôle de la frontière, de l'espace aérien et des eaux territoriales,

Protéger l'environnement contre les risques et menaces internes et externes, quelles que soient leurs natures.

Renforcer le système de la Protection Civile


STRATÉGIE

Dans une perspective de fonctionnement intégré, la stratégie de défense vise à réunir en une structure unifiée, le CONSEIL NATIONAL DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ (CNDS à constituer), toutes les directions des domaines sensibles (frontières, environnement, intelligence, immigration, économie, collectivités territoriales, service d’identification nationale, les douanes, UCREF, ULCC, DGI... ) de la vie nationale autour de la nouvelle Force Publique comme pivot et outil d’exécution, sous le contrôle du CHEF de l’ÉTAT.

CADRE INSTITUTIONNEL

Les institutions qui concourront à appliquer la politique de défense et de sécurité de la Nation peuvent être nombreuses, cependant les institutions de base demeurent :



Le secrétariat exécutif du Conseil National de Défense et Sécurité,

Le Ministère de la Défense et de la Protection Civile,

Le Bureau du Secrétaire d'Etat a la Sécurité Publique,

Le Service d'INTELLIGENCE NATIONALE (SIN a redynamiser)

La Police Nationale

La nouvelle Force Armée.


A.- CONSEIL NATIONAL DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ (CNDS)

Définition
Le Conseil National de Défense et de Sécurité est une structure politique située au sommet de l’État et présidée par le Chef de l’État.

Composition
Il est composé :



Du Premier-Ministre,

Du Ministre de la Défense,

Du Ministre de la Justice,

Du Ministère de l'Intérieur

Ministre des Affaires Etrangères

Du Ministre de l'Économie et des Finances
Ou toute autre personne désignée par le Président


Sa gestion est assurée par un Secrétariat Général dénommé Secrétariat Exécutif du Conseil de Défense et de Sécurité Nationales où sont représentées de manière permanente les institutions composant le CNDS.

Rôle
Il est compétent pour toutes les questions de défense et de sécurité nationales dans leurs aspects politique, environnemental, économique, énergétique en passant par la lutte contre le terrorisme, les trafics illicites de stupéfiants, l’immigration illégale, la planification de réponses aux crises de toutes sortes.

B.- MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DE LA PROTECTION CIVILE

Rôle
Le Ministère de la Défense et de la Protection Civile a pour rôle de :



Assurer la protection du territoire et de la population

Mettre les moyens humains et matériels a la disposition des autres Ministères (au besoin ou en cas de crises)

Mobiliser toutes les ressources possibles en cas d'interventions urgentes

Développer des programmes de Gestion des Risques et Désastres.


Domaines D’actions
Le Ministère de la Défense Nationale et de la Protection Civile interviendra dans les domaines suivants :



les Renseignements et Contre-renseignements,

la protection de l'environnement, des Aires et Bâtisses Stratégiques,

le Contrôle des armes et équipements,

la Sécurité et la Défense,

La Formation et l'Education Civique des jeunes (article 52.3 de la Constitution).


C.- BUREAU DU SECRÉTAIRE D’ÉTAT A LA SÉCURITÉ PUBLIQUE
La vision de la Sécurité Publique a été axée depuis la création du poste de Secrétaire d’État à la Sécurité Publique en 1996 autour des questions de Police. La série de catastrophes qui ont culminé avec le séisme du 12 janvier a conduit à une autre orientation du concept de sécurité publique. Au lieu d’être un outil de répression, le Bureau du Secrétaire d’État à la Sécurité Publique (BSESP) se donne pour mission de travailler à la prévention de la vulnérabilité des citoyens notamment face aux risques de tous ordres : alimentaire, sanitaire, chimique, de pollution, spoliation des biens et espaces publics et des sites historiques...

Désormais, les champs d’action de la sécurité publique s’étendent à/aux :



Lutte contre la contrebande, le vol de véhicules, la consommation et le trafic de stupéfiants, la traite de personnes

Contrôle des agences de sécurité

Problématique des déportés

Respect de la déontologie et de l’éthique policière

Crime organisé et cybercriminalité


D.- SERVICE D’INTELLIGENCE NATIONALE (SIN)

Missions
La fragilité de l’État haïtien aujourd’hui le rend vulnérable aux risques de troubles internes pouvant plonger le pays dans l’anarchie. Dans un tel contexte, l’État haïtien doit se doter d’outils adéquats pour prévenir ces menaces plutôt que de se mettre dans une posture défensive. Le SIN a pour missions de rechercher, regrouper, traiter, archiver l’ensemble des informations collectées par différentes entités afin de permettre aux hautes autorités de l’État d’avoir une idée exacte de la situation sécuritaire du pays et de prendre des mesures préventives contre des activités susceptibles de porter atteinte à l’ordre public et à la sécurité nationale.

Objectifs



Prévenir et lutter contre le terrorisme

Prévenir et lutter contre toute forme d'activités maffieuses et de réseaux de trafiquants illégaux de toutes sortes;

Surveiller les organisations et mouvements extrémistes visant a semer l'anarchie dans le pays ;

Prévenir et lutter contre les menaces internes et externes;

Lutter contre la cybercriminalite ;

Surveiller les installations et sites stratégiques;


Diagramme



E.- POLICE NATIONALE D’HAITI : Réorientation Des Missions




Vetting Du Personnel Policier

Augmentation Et Redistribution de l'Effectif

Avantages Sociaux Pour Les Policiers

Organisation Du Service De Renseignement De La Police

Mise en Place de Patrouilles Aeriennes Pour la Police

Réorganisation du Service d'Identification

Recyclage des Unités Spécialisées et Formation Continue du Personnel de la PNH

Création du Secrétariat du CSPN

Réorganisation du Service de Port d'Armes

Problématique des Compagnies de Sécurité


F.- LA NOUVELLE FORCE PUBLIQUE

Philosophie
Dans leur principe, les Forces Armées représentent les moyens, les instruments que la République consacre à la mise en oeuvre de sa politique de défense et de sécurité nationale, donc un vecteur de stabilité et de développement. Loin du modèle hybride de l’Armée démobilisée en 1994 avec une formation militaire dans des tâches de police, la Nouvelle Force Armée de Défense, placée sous la prépondérance du Pouvoir Civil, tirera son rôle dans la nécessité de renouer le lien biologique qui, jadis, unissait le peuple à son Armée. En ce sens la Nouvelle Force Armée sera nationale dans sa conception, apolitique dans son fonctionnement, défensive dans son mode opératoire, utilement déployée sur tout le territoire, avec a) un effectif disponible et mobilisable en tout temps et b) un rôle social de tremplin professionnel pour les jeunes. L’Armée a forgé cette Nation, il n’y a pas de raison pour que la Nation continue d’exister sans elle.

Justification



Nécessité de remplacer la MINUSTHA au fil de son programme de désengagement

Nécessité de créer un environnement sécuritaire propice aux investissements

Nécessité d'appliquer l'article 52.3 de La Constitution Haitienne de 1987 sur le « service civique mixte obligatoire ».

Nécessité de former des cadres intermédiaires

La délinquance généralisée, trafic de la drogue, le crime organise plus particulièrement dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, les seules alternatives laissees a ces jeunes scolarises ou non livres a eux-mêmes...


Objectifs



Servir d'instrument de défense et de contrôle des frontières et du territoire

Concourir a la stabilité et encourager les investissements

Faire appliquer la politique de protection environnementale de l'Etat

Offrir aux jeunes haitiens l'opportunité de recevoir une formation civique, de discipline militaire avec ouverture sur des formations professionnelles et des études universitaires

Introduire en Haiti un programme de Service Social base sur le modèle du SMA (voir pages des références)

Faire participer les jeunes a la mise en valeur et au développement des collectivités locales, a l'apprentissage du leadership responsable, les préparer a d'éventuelles actions dans le cadre des plans de secours et d'aide aux populations (cyclone, inondation, etc.)


RÉFLEXIONS SUR LA SITUATION DES MILITAIRES DÉMOBILISÉS

Ce problème doit être adressé en amont de la création de la Nouvelle Force. Il faudra, entre autres mesures :



Finaliser le problème de l'indemnisation des membres de l'Ancienne Force Armée dans un délai acceptable. SIX CENT MILLION DE GOURDES (600,000,000 Gourdes) suffiront pour résoudre le problème et clore définitivement ce chapitre.

Appliquer le décret du 28 décembre 1987 modifie fixant le droit a la pension militaire.

Mettre en place une assistance judiciaire pour les pensionnaires et retraites.

Finaliser les problèmes de fonds de pension et établir le cadre de retrait et de succession.


CADRE LÉGAL



Loi organique du Ministère de la Défense.

Loi organique de la Direction de la Protection Civile.

Loi organique du Ministère de l'intérieur et des Collectivités Territoriales

Loi portant création, organisation et fonctionnement de la PNH

Loi portant organisation du Service d'Intelligence Nationale


PLAN DE MISE EN OEUVRE DE LA COMPOSANTE MILITAIRE DE LA FORCE PUBLIQUE
(Article 263 de la Constitution)

Le plan de mise en oeuvre tient compte de l’apport éventuel de la MINUSTAH quant à sa participation à la formation des recrues et à la disponibilité de ses bases pour les séances de formation et d'entraînement. Ce plan porte sur la formation d'un effectif de 3,500 hommes sur une période de trois ans et demi selon le chronogramme suivant :

A- À COURT TERME (1 à 9 mois)

1. ARRÊTÉ PRÉSIDENTIEL RAPPORTANT L'ARRÊTÉ DU 6 JANVIER 1995 ET RÉHABILITANT LES FORCES ARMÉES D’HAITI

2. NOMINATION D'UN ÉTAT–MAJOR INTÉRIMAIRE



CMDT en CHEF : Lt-Général

Assit. CMDT en CHEF : Général de Brigade

Inspecteur Général : Général de Brigade

CHEMG : Général de Brigade

G1 (Personnel) : Colonel

G2 (Renseignement) : Colonel

G3 (Entrainement) : Colonel

G4 (Logistique) : Colonel

G5 (Communication) : Colonel

Secrétaire de l'Etat-major : Colonel

4 COMMANDANTS de Régions Militaires : Colonels


3. Reconstitution des carrières du personnel militaire, indemnisation et publication de la liste des mises à la retraite.

4. Participation d'une commission multisectorielle au processus d'évaluation du personnel militaire apte au service actif. Effectif souhaité : 650 (150 officiers et 500 sous-officiers)

5. Quartier Général de la Région Militaire de l'Ouest et localisation de sites pour les QG des autres régions militaires à localiser

6. Recyclage du personnel militaire remobilisé



Durée : 6 semaines

Effectif : 650 (150 officiers +500 sous-officiers)

Contribution souhaitée : Etats-Unis, France, Canada, Chili, Brésil, PNUD, MINUSTHA...


7. Recrutement du nouveau personnel militaire (500 hommes de troupe)



Durée : 6 mois

Instructeurs : officiers et sous-officiers haitiens (2/3 de la formation)

MINUSTAH (1/3 de la formation)

Les premiers 500 hommes commissionnes seront repartis en deux bataillons de 3 compagnies composées de 85 hommes chacune

Il sera puise dans l'effectif recycle des FADH des officiers et sous-officiers ayant fait carriere pour remplir le rôle


8. Transfert avec leur budget de la Marine Haïtienne, de l’USGPN, de l’Unité d’agents forestiers et du Bureau des Militaires démobilisés sous le contrôle de la Nouvelle Force.

9. Date de sortie de la 1ère promotion : six mois à partir de la date du recrutement

B- A MOYEN TERME (9 à 30 mois)

1. Activation des autres Régions Militaires
2. Réactivation des services techniques
3. Réouverture de l'Académie Militaire
4. Recyclage et recrutement
5. Départ progressif des contingents de la MINUSTAH

C- A LONG TERME (30 à 60 mois)

1. Opérationnalisation de la Nouvelle Force avec son effectif total de 3,500 hommes
2. Départ définitif de la MINUSTAH

CALENDRIER DE MISE EN OEUVRE DE LA NOUVELLE FORCE ARMÉE

Septembre – octobre 2011



Arrêté présidentiel rapportant l'arrête du 6 janvier 1995 et réhabilitant l'Armée

Nomination d'un Etat-Major intérimaire

Reconstitution des carrières militaires, indemnisation des membres des anciennes Forces Armées et liste des mises a la retraite

Participation d'une commission multisectorielle au processus d'évaluation du personnel militaire apte au service actif : effectif souhaite : 650 (150 officiers et 500 sous-officiers)

Identification QG de la Région Militaire de l'Ouest : Ganthier

Identification QG Nord /Nord-Ouest / Nord-Est : Plaine du Nord

Identification QG Sud / Grand-Anse/ Nippes : axe Camp-Perrin / Fond Fred

Identification QG Artibonite / Plateau Central : Saint-Michel de l'Attalaye


Octobre – 18 novembre 2011



Recyclage du personnel militaire remobilisé

Démarrage des opérations de recrutement des premiers 500 soldats

Cérémonie symbolique de commémoration du 18 novembre


18 novembre 2011 – janvier 2012



Finalisation du recrutement de la première promotion

Processus d'implantation des bases militaires de l'armée de terre, des bases navales et pistes d'atterrissage


Février 2012 – juin 2012



Démarrage de la formation de la première promotion

Continuation des opérations de recrutement et du processus d'implantation des bases militaires.


Juin 2012 – juillet 2012



Graduation première promotion

Désengagement de la MINUSTHA dans le Nord-ouest et Prise en charge par les Nouvelles Forces Armées


Juillet 2012 - juillet 2013



Recrutement et formation

Finalisation processus d’implantation des bases militaires

Désengagement progressif de la MINUSTHA


BUDGET RÉCAPITULATIF

CRÉATION DE LA NOUVELLE FORCE : 2,000,000,000 Gourdes ou US $ 50,000,000
INDEMNISATION DES MILITAIRES DÉMOBILISÉS : 600,000,000 Gourdes ou US $ 15,000,000
SERVICE CIVIQUE MIXTE OBLIGATOIRE : 1,200,000,000 Gourdes ou US $ 30,000,000

TOTAL 4,400,000,000 Gourdes ou US $ 95,000,000


Credit to HaïtiLibre.com

Sunday, September 11, 2011

Martelly nomme un ambassadeur itinérant et trois directeurs généraux

Cette deuxième vague de nominations, qui fait fi des dispostions de la constitution, concerne l’artiste Wyclef Jean et la direction du CNE, de l’OFNAC et du CONATEL

Publié le vendredi 9 septembre 2011

Le Président Michel Martelly, toujours privé de gouvernement presque quatre mois après sa prise de pouvoir, vient de procéder à la nomination d’un ambassadeur itinérant et de trois directeurs généraux.

Selon un arrêté présidentiel publié dans le journal officiel Le Moniteur le 2 septembre et communiqué jeudi à la presse, la star du hip-hop Wyclef Jean a été désignée ambassadeur itinérant d’Haïti, titre que lui avait déjà décerné le prédécesseur de M. Martelly, René Préval.

Le chef de l’Etat a aussi nommé Yves Germain à la direction du Centre national des équipements (CNE), Jean Marc Flambert à l’Office national de l’aviation civile (OFNAC) et Jean Marie Guillaume au Conseil national des télécommunications (CONATEL).

Ces trois nouveaux directeurs remplacent respectivement l’ancien candidat à la Présidence de INITE, Jude Célestin, qui s’était retiré au moment de s’engager dans la course électorale, Jean Lemercq Pierre et Jean Jaunasse Elysée.

Il s’agit là d’une deuxième série de nominations pour Michel Martelly après celles des délégués, représentants directs du chef de l’Exécutif dans les différents départements.

Me Edwin Coq, qui brigue le bâtonnat du barreu de Port-au-Prince, avait appelé le Président à se ressaisir en dénonçant le caractère inconstitutionnel de ces changements qui vont à l’encontre de l’article 142 de la loi-mère selon lequel les directeurs généraux, délégués et vice-délégués peuvent être nommés seulement par arrêté pris en conseil des ministres.

Or, le gouvernement du Premier ministre Jean-Max Bellerive étant démissionnaire ses attributions doivent se limiter à l’expédition des affaires courantes et il ne peut, par conséquent, prendre de nouveaux engagements au nom de l’Etat.
\Credit to Radiokiskeya.com

Martelly met en branle un conseil pour encourager les investissements étrangers

Le chef d'Etat haïtien, Michel Martelly, a donné l'investiture hier aux membres du Conseil Consultatif Présidentiel pour le Développement Economique et l'Investissement (CCPDEI), une nouvelle structure chargée d'encourager l'investissement et de faire la promotion du développement économique.

Bill Clinton, qui occupe déjà deux postes clés, Envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU et co-président de la CIRH, est le coordonnateur de cet organisme dont la mission principale est d'inciter les entrepreneurs étrangers à investir en Haïti. Bill Clinton, accompagné de l'homme d'affaires haïtien, Laurent Lamothe, bénéficieront de l'appui d'une trentaine de personnalités haïtiennes et étrangères dont Wyclef Jean, Michaëlle Jean, l'ex Premier Ministre de Trinidad Percival Paterson, l'ex présidente des Philippines, Gloria Aroyo, le PDG de Digicel, Denis Obrien, l'ex président colombien Alvaro Uribe.

M. Martelly mise sur ce conseil qui devra aider à améliorer l'image d'Haïti à l'étranger. Il promet que les facilités pour assurer l'investissement dans les diverses filières de l'activité économiques seront accordées par les pouvoirs publics.

Le chef d'Etat rappelle que son objectif de création de 500 000 emplois pour les 3 prochaines passe par l'accélération des moteurs de la croissance haïtienne.

L'ex président américain, Bill Clinton, est conscient de l'ampleur de la tache. Il a dans son intervention mis l'accent sur les étapes à franchir pour que le pays soit vraiment compétitif. Si on arrive à réduire le délai pour créer une entreprise, si on modernise le système de cadastre, si les ports sont plus efficients, si l'énergie électrique est disponible, si les universités et les centres de formation travaillent en collaboration avec les acteurs économiques vous pouvez croitre rapidement, explique t-il.

De son coté Laurent Lamothe a indiqué que des modèles de développement comparable à celui du Rwanda sont envisagés. Il préconise également la mise à jour de la législation afin de favoriser l'implantation des entreprises étrangères.

Credit to Metropolehaiti.com

Le commandant de la Minustah exprime ses regrets après une affaire de viol

Le Commandant de la Force militaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, le Maj. Gen. Luiz Ramos a exprimé ses regrets après le viol d'un jeune garçon haïtien par 4 soldats uruguayen de la Minustah.

Tout en faisant remarquer que ces événements malheureux ont été causés par un petit nombre de soldats de la MINUSTAH à Port Salut, le Maj. Gen. Luiz Ramos,a indiqué que si les allégations portées contre les personnes impliquées sont justifiées, elles seront traitées de la manière la plus sévère.

Il donne l'assurance que l'enquêter va continuer sur toute allégation de Mauvaise conduite, et que la Minustah prendra des mesures immédiates lorsque nécessaire, et que tout acte répréhensible sera puni.

« En tant que Commandant de la composante militaire de la MINUSTAH, j'attends de tous les militaires sous mon commandement qu'ils se conforment strictement aux principes éthiques de l'ONU, à notre Code de conduite, et que ces principes soient leur guide moral. » peut –on lire dans un message du Commandant de la Force militaire de la Mission des Nations Unies.

« Il est très regrettable que les mauvais actes commis par quelques-uns ternissent les nombreuses bonnes œuvres de tant d'autres. Chaque jour, la grande majorité du personnel de la MINUSTAH s'efforce d'afficher un niveau élevé de professionnalisme et de discipline, et de consolider de bonnes relations avec la population haïtienne », déplore le Chef militaire de la Minustah.

Credit to Métropolehaïti.com

Haïti - Politique : Nouvelles déclarations autour de la candidature du Dr. Conille

10/09/2011 10:27:59


Le Premier Ministre désigné, le Dr. Garry Conille continu de susciter de multiples réactions. Mirlande Manigat, Me. Gervais Charles de l’ordre des avocats de Port-au-Prince et le Député Fritz Chéry, Président du bloc « Rassemblement des parlementaires pour le changement » (RPC), à la Chambre basse font part de leurs positions.

Pour Mirlande Hyppolite Manigat, l’ex candidate défaite à la Présidence, « Ce n'est pas la quantité de pièces qui vont prouver que le concerné répond à toutes les exigences de la Constitution » Mirlande Manigat [qui n’a pas eu connaissance des pièces déposées], reste malgré tout convaincue, que le Dr Garry Conille ne réunit pas les conditions constitutionnelles ayant rapport à la résidence, ni à ses obligations fiscales. Selon elle, « Il est clair que M. Garry Conille n'a pas résidé dans le pays durant ces cinq dernières années de façon consécutive », balayant d’un revers de la main, la thèse selon laquelle il serait un diplomate « Il n'est pas un agent diplomatique. On ne saurait brandir en sa faveur la convention de Vienne sur les relations diplomatiques qui octroie certains privilèges et immunités à ces personnalités. Ceux qui font référence à cette convention ne savent pas de quoi ils parlent » Dénonçant la position de certains parlementaires qui se seraient montrés prêts à voter en faveur du choix du Chef de l’État, sous prétexte que le pays ne peut plus continuer à fonctionner sans un gouvernement, elle rappelle que « La Constitution haïtienne a beaucoup de failles, il faut l'avouer, mais il faut la respecter »

Me. Gervais Charles, bâtonnier de l'ordre des avocats de Port-au-Prince affiche une position favorable au Premier Ministre désigné, il ne croit pas que le choix du Dr Conille, soit un choix imposé, « ...c'est un choix qui a peut être été suggéré, mais je ne crois pas que ce choix est été imposé [...] Je trouve que le choix du Dr. Garry Conille est nettement mieux que les deux précédents et je pense que Garry Conille peut véritablement être un rassembleur, pour que tout le peuple haïtien comprenne, qu'il a un avenir et, qu’il doit travailler ensemble pour aboutir à ce que nous voulons [...] Garry Conille s'est toujours comporté véritablement comme une personne de la majorité [...] » Concernant l’article 157, en particulier l’aspect concernant la résidence du candidat désigné, Me Gervais pense que cela «... dépendra de l'interprétation que les parlementaires vont faire de l'article 157, parce que cela dépend quand même du Parlement. Mon interprétation, c'est que la Constitution ne prévoit pas toutes les choses, la Constitution ne prévoit pas le cas des Ambassadeurs qui travaillent pour Haïti à l'étranger, la Constitution ne prévoit pas d'autant plus, le cas des fonctionnaires internationaux.[...] Le Dr. Conille a un lien très solide avec Haïti [...] et je pense qu'il a sa résidence au niveau d'Haïti et qu'il ne l’a jamais perdu. Selon mon interprétation personnelle, le domicile du Dr. Conille est en Haïti, toutefois, ce point devra être décidé par le Parlement car c'est l’une de ses attributions...»

Le Député Fritz Chéry, Président du bloc « Rassemblement des Parlementaires pour le Changement » (RPC), à la Chambre basse, se dit très confiant que le Premier Ministre désigné, soit ratifié par la majorité des Députés du RPC. Il reste toutefois convaincu, que derrière cette candidature se cache la main invisible de l’Internationale « Tenant compte des vagues de déclarations précipitées de certains de mes collègues en faveur du Dr Conille, il est évident que des décisions ont été déjà arrêtées. » Au sujet de la question de la résidence du Dr Conille, le Député Chéry dit ne pas avoir les compétences pour se prononcer, estimant qu’il semble exister un conflit entre la Charte des Nations unies et la Constitution haïtienne, il propose de consulter des spécialistes en droit international sur cet aspect . Nuançant pour conclure sa position, il souligne qu’« Il ne suffit pas d’avoir une tête bien pleine pour devenir Premier Ministre, il faut aussi des expériences politiques et une bonne connaissance de la réalité... »

Credit to Haitilibre.com

Haïti - Technologie : Inauguration de la Phase I de l’Atlas électronique de Tabarre

10/09/2011 14:44:00


Dans le souci de doter Tabarre d’un outil de planification permettant de connaître la façon dont l’espace est actuellement géré et comment il le sera dans le futur, Jean Frantz Théodat, le Maire de Tabarre, a inauguré, cette semaine la première phase du projet « Atlas électronique de Tabarre », un Projet à Impact Rapide (QIP) initié, à la demande de la mairie de Tabarre, par la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et financé à hauteur de 25,000 dollars américains.

La commune de Tabarre, avec quelque 118.477 habitants auxquels il faut ajouter 108.701 déplacés du séisme du 12 janvier 2010, est un lieu stratégique où se trouvent les stations de pompage qui alimentent les communes de Delmas et Pétion-Ville... Elle abrite également des bâtiments administratifs qui accueillent tous les jours des milliers de personnes venant des quatre coins d’Haïti, notamment l’Aéroport International Toussaint Louverture, l’Ambassade des États-Unis ou le Parc historique de la Canne à Sucre.

Comme son nom l’indique, l’Atlas fournit, en un clic, des informations sur les 28 quartiers de la commune et présente une cartographie complète de l’emplacement des zones résidentielles et industrielles ou encore celui des camps de déplacés. Le Maire de Tabarre, estime que cet Atlas électronique sera une source de renseignements extraordinaire « Un tel outil nous permettra de mieux administrer notre commune parce que nous aurons les adresses digitalisées de chaque endroit important, comme par exemple le nombre de boutiques, de magasins ou d’écoles qui se trouvent à Tabarre. Sur cette base, nous serons en mesure de savoir ce qu’on y trouve et ce qui manque et vers quoi orienter les investisseurs pour un potentiel investissement dans la commune », a-t-il ajouté.

Pour sa part, Clac Erick Louis, le maire assesseur de Pétionville, n’a pas caché sa satisfaction. « C’est un très bon outil dont chaque municipalité devrait se doter pour la bonne marche de la commune et dans le souci de réaliser un travail efficace. »

Credit to Haitilibre.com