Monday, June 20, 2011

Haïti - Éducation : Nouveau centre de formation professionnelle

Haïti - Éducation : Nouveau centre de formation professionnelle
19/06/2011 09:54:26


L’ex-international français de football, Mikaël Silvestre 33 ans, défenseur au club Werder Brême a inauguré cette semaine en Haïti, un nouveau centre de formation professionnelle « L’École de l'espoir ». Ce projet, soutenu par l'Unesco, va permettre à 60 jeunes de 18 à 25 ans d'apprendre un métier, en recevant une formation professionnelles d'une durée d'un an, comme maçon, charpentier ou mécanicien. « Les futurs élèves étaient ravis. Le but est de leur donner les atouts pour reconstruire leur pays », a précise le footballeur.

Mikaël Silvestre a financé personnellement 50% de ce projet estimé à 170,000 euros, le reste a été récolté auprès d’anciens coéquipiers et d’activités caritatives. « Tous mes anciens coéquipiers d'Arsenal ont donné une journée de travail ainsi que deux joueurs de Chelsea. Nous avons aussi organisé une vente aux enchères à Rennes. »

Trois autres « Écoles de l'espoir » ont déjà été financées, en Guinée, au Niger et au Sénégal. « L'éducation est le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté. J'ai eu la chance d'avoir une formation professionnelle, j'essaie de redonner un peu de ce que j'ai reçu dans mon enfance car j'ai eu la chance d'être scolarisé, d'apprendre à lire, écrire, et de pouvoir en même temps être formé au foot, des choses que beaucoup d'enfants dans le monde ne peuvent pas faire [...] J'ai commencé à m'intéresser à la question d'éducation des enfants avec la naissance de ma première fille et puis je suis entré en contact avec l'Unicef au début des années 2000. Mais avec eux, l'action était sporadique, je ne faisais office que de porte-parole. Là, avec l'Unesco, je suis investi dans les projets totalement » a déclaré Mikaël Silvestre.

En savoir plus sur Mikaël Silvestre :
Mikaël Silvestre est un footballeur professionnel français né le 9 août 1977 à Chambray-lès-Tours (Indre-et-Loire) et qui évolue au poste de défenseur. Son père Franck, originaire de Guadeloupe, fut quant à lui un footballeur amateur en Indre-et-Loire. Mikaël Silvestre est le cousin germain de Franck Silvestre, autre international français et homonyme de son père. Il évolue depuis le 30 août 2010 au Werder Brême (Allemagne).

Credit to: haitilibre.com

Friday, June 17, 2011

Constitution amendee: Rene Preval pourrait etre invite a faire la lumiere

Constitution amendee: Rene Preval pourrait etre invite a faire la lumiere
17/06/2011 10:07:00 Auteur(e) La Redaction

(AHP) – Une correspondance devrait être bientôt acheminée a l’ancien-président René Préval pour lui demander d’aider à faire la lumière sur la falsification du texte amendé de la constitution voté le 9 mai 2011 et publié le 13 mai dans le Journal officiel.

La commission sénatoriale spéciale chargée d’enquêter sur ces irrégularités et qui a organisé jeudi sa première séance de travail, invitera également d'autres personnalités dont le président et le vice-président de l’Assemblée Nationale respectivement le sénateur Jean Rodolphe Joazile et le député Saurel Jacinthe, ainsi que le sénateur Jocelerme Privert et le directeur des Presses Nationales, Wilhems Edouard .

Un des membres de la commission, le sénateur Joseph Lambert, a indiqué que ses collègues et lui-même se sont mis d’accord sur les modalités de travail, ont préparé un questionnaire et se sont fixé une échéance qui prendra fin la semaine prochaine pour la présentation du rapport a l’assemblée.

Ce sont en tout une dizaine d'articles qui ont éte dénaturés sur le chemion entre le Parlement, le palais national et les presses nationales, sans qu'on puisse savoir jusqu'ici quelle main a magouillé.

Le texte erronné de la xcinstitution sur lequel a prêté serment le 14 mai le président Michel Martelly a depuis été rapporté par ce dernier, remettant ainsi le pays à l'heure de la constitution de 1987.

Les parlementaires ont envoyé par la suite, une du texte amendé au president Michel Martelly qui n'en a pas tenu compte jusqu'ici, faisant savoir que nouveau document contiendrait plus d’erreurs que le premier .

Le président et le vice-président de l’Assemblée Nationale soutiennent pour leur part, contrairement aux propos du président Martelly, la version corrigée de la constitution amendée ne comporte pas d’erreurs.

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Thursday, June 16, 2011

Haïti - Éducation : L’ESS de l'Université de Montréal lance un appel à tous

Haïti - Éducation : L’ESS de l'Université de Montréal lance un appel à tous
16/06/2011 14:39:36


L'École de Service Social (ESS) de l'Université de Montréal (UdeM) lance un appel à tous pour soutenir un fonds consacré à des bourses de maîtrise pour les étudiantes et étudiants haïtiens de l'Université d'État d'Haïti qu'elle a accueillis dans le cadre d'un projet de coopération inter universitaire.

Le Fonds de solidarité et d'appui au travail social haïtien de l'UdeM « Men nan men pounou kore travay sosyal ayisyen an » offrira quinze bourses d'une valeur de 12 000 $ chacune par année, pour deux ans. Grâce à l'initiative de l'ÉSS qui les a accueillis, douze des quinze étudiants sont en voie de compléter leur baccalauréat et ont été acceptés à la maîtrise pour la session d'automne 2011. De plus, trois étudiants entament maintenant leur dernière année au 2e cycle.

Ces étudiants représentent une génération de jeunes haïtiens destinés, dans les années à venir, à jouer un rôle clé dans la reconstruction de leur pays par le biais du développement de la formation en service social et/ou de la consolidation des services sociaux de base. Ce sont précisément ces domaines prioritaires qui constituent les sujets de recherche de nos étudiants haïtiens. De surcroît, ces quinze étudiants et étudiantes, diplôme en poche, grossiront les rangs des ressources consacrées à la formation et à l'enseignement du service social lorsqu'ils seront de retour en Haïti au terme de ce projet.

Faute de financement, ces quinze étudiants talentueux devront toutefois retourner en Haïti sans pouvoir compléter leur scolarité, puisqu'il n'y existe pas de formation universitaire de deuxième et de troisième cycles en service social. Dans le but d'assurer le succès du Fonds de solidarité et d'appui au travail social haïtien, de nombreux professeurs de l'ESS se sont déjà engagés à contribuer financièrement à cette initiative urgente et ponctuelle.

« Nous avons l'occasion de changer le destin de ces quinze étudiants et d'ainsi faire notre part, dans la limite de nos moyens, pour la reconstruction d'une Haïti forte et démocratique grâce à l'éducation et à la formation de la relève de demain », souligne Dominique Damant, Directrice de l'École de service social de l'UdeM. Le soutien de la communauté universitaire, montréalaise et québécoise est indispensable pour la réussite de ce projet unique et novateur. Nous invitons tous ceux qui désirent poser un geste tangible pour la reconstruction d'Haïti à devenir donateur au Fonds de solidarité et d'appui au travail social haïtien. Chaque contribution est importante et rapproche l'École de service social de son objectif. Tout don fera une réelle et immédiate différence : aidez-les à reconstruire Haïti!

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Guy Philippe fustige le RNDDH

Guy Philippe fustige le RNDDH
16/06/2011 12:27:00 Auteur(e) La Redaction
Guy Philippe

L’ex-chef rebelle anti-Aristide, ancien commissaire de police et dirigeant du Front de Reconstruction Nationale (FRN), Guy Philippe, s’est inscrit en faux mardi sur les ondes de Radio Kiskeya contre les allégations le concernant dans une correspondance adressée le 9 juin au Chef de l’Etat par le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) sur la présence dans sa sécurité d’individus à la moralité douteuse.

Démentant avoir organisé le 8 septembre 1999 une réunion en sa résidence à Pèlerin 6 (Pétion Ville), avec des cadres de la police, M. Philippe soutient avoir plutôt eu l’habitude de recevoir des amis chez lui. Dans la correspondance au chef de l’Etat, un rapport de l’Inspection générale de la police est cité selon lequel il s’agissait plutôt d’une réunion de planification de l’atterrissage deux jours après dans le Nord-Est d’un avion colombien transportant de la cocaïne.

Guy Philippe nie un tel fait. Il dément également que les policiers cités dans la correspondance au président de la République aient été exclus de la PNH pour implication dans le trafic de la drogue. Ils l’ont plutôt été pour abandon de poste, précise-t-il, appelant le RNDDH à présenter les dossiers qu’il prétend détenir concernant les personnes en question.

A aucun moment il n’a été précisé dans la correspondance que ces policiers, en l’occurrence, Carel Alexandre, Noël Goodwork, Gilbert Dragon, Jacky Nau, Will Dimanche, avaient été exclus de la PNH pour implication dans le trafic illicite des stupéfiants, a fait savoir mardi une source proche du RNDDH.

Pour Guy Philippe, on a dû engager le RNDDH pour salir des gens et particulièrement les membres de la police formés, comme lui, en Equateur. « Il faut que les responsables de cet organisme de droits humains soient traduits en justice afin qu’ils répondent de leurs actes », a-t-il laissé entendre, précisant n’avoir aucune intention de les contacter pour rectification.

Sur la présence dans l’entourage de M. Martelly des policiers et ex-policiers ciblés par le RNDDH, Guy Philippe estime normal que le chef de l’Etat fasse appel à des personnes ayant la capacité de diriger et de mettre de l’ordre, de la discipline au sein de la PNH. Rappelant qu’il a soutenu la candidature de M. Martelly, il a exprimé son regret de ne pouvoir, autant que les autres, réintégrer la PNH, vu son engagement politique et sa décision de se porter candidat au Sénat dans la Grand’Anse (Sud-Ouest), en novembre prochain.

A rappeler que Guy Philippe a échappé de justesse à au moins deux raids menés pour le capturer par des forces de police locales auxquelles s’étaient joints des éléments de services étrangers, vraisemblablement américains.

Au sujet de la référence faite au commissaire Will Dimanche dans la correspondance, le Directeur central de la police judiciaire, Frantz Thermilus, a précisé mercredi au micro de Kiskeya qu’un aspect du dossier de l’enquête sur l’assassinat de Manoucheka Louis-Jean Brice dans lequel le nom du commissaire Dimanche avait été cité avait pu être élucidé.

Il explique que le commissaire Dimanche avait acheté de quelqu’un le téléphone de la victime. A la demande de la DCPJ, il avait accepté d’identifier le vendeur qui a été écroué, précise M. Thermilus.

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Guyto Toussaint tué de main de maître; 6 personnes arrêtées

Guyto Toussaint tué de main de maître; 6 personnes arrêtées
16/06/2011 09:50:00 Auteur(e) La Redaction
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(AHP) – Le président du Consel d'administration de la Banque nationale de Credit (BNC) a éte tué de main de maître, selon des proches de la victme qui ont refusé d'accorder des interviews sonores.

Ils ont indiqué que cet assassinat n'est pas l'oeuvre d'un petit bandit de rue, mais d'un fin connaisseur qui d'une seule balle à la tête n'a laissé aucune chance à M. Toussaint qui semble avoir été forcé de s'agenouiler avant d'être exécuté dans la cuisine de sa résidence (à Vivy Mitchell).

Depuis le meurtre unanimement condamné du 12 juin, plusieurs secteurs mettent en garde contre d'eventuelles manoeuvres qui viseraient à détourner l'attention de ses veritables auteurs et commanditaires mais aussi de ses veritables mobiles.

Les mêmes secteurs mettent aussi en garde contre toute tentative de trouver des boucs émissaires pour masquer l'incapacité des enquêteurs à mener une enquête sérieuse et objective ou pour créer des diversions dans le but d'obstruer la voie susceptible de conduire aux meurtriers.

Le chef du Parquet de Port-au-Prince, Harrycidas Auguste très actif ces derniers jours, a donné mercredi de nouveaux détails sur la marche de l'enquête. Il a indiqué que 6 personnes ont dejà eté apprehendées, alors que des mandats d'amener ont éte decernés contre 10 autres individus.

Il a mis en avant plusieurs hypothèses qui selon lui, peuvent être des indices favorables à la réalisation de l'enquête.

" Le crime a été prémédité, puisque la première action des individus qui se sont introduits au domicile de M. Toussaint a été de l'abattre, a dit le commissaire, soulignant que des mobiles politiques ou personnels ne sont pas à écarter. Il a également redit qu'aucune piste ne sera laissée au hasard, tout en faisant savoir que la justice a une obligation de résultats.

Mardi, Harrycidas Auguste avait fait savoir que les pistes privilégiées concernent notamment le programme de logements Kay Pam que M. Toussaint aurait dû lancer le mardi 14 juin. Ce dossier a d'ailleurs éte retrouvé sur son bureau après le meurtre. Il avait également pointé du doigt d'anciens employés de la BNC qui avaient été incarcérés pour des actes malhonnêtes mais qui sont en liberté depuis le séisme du 12 janvier 2010.

Il est aussi évoqué le rôle actif joué par le président du Conseil d'administration de la BNC dans l'absortion de la Socabank pour "cause de faillite".

Le réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a lancé une mise en garde aux autorites policières et judiciaires contre tout excès de zèle. Le directeur exécutifdu RNDDH, Pierre Esperance, a exprimé le souhait que les enquêteurs soient des personnes honnêtes et impartiales capables d'effectuer un travail objectif

Il s'est exprimé ainsi après que le chef du Parquet de Port-au-Prince eut annoncé des arrestations et des mandats d'amener.

" Les mandats d'amener ne peuvent être lancés par le Parquet que dans le cadre de flagrant délit , a prévenu le responsable du RNDDH, ajoutant que la justice doit faire son travail dans la sérénité, dans le respect ds normes et des principes, mais loin de l'excès de zèle.

Pierre Esperance a fait savoir par ailleurs que l'assassinat de Guyteau Toussaint ne doit pas être inscrit au chapître de l'insecurite génerale

C'est pourquoi, les autorites doivent oeuvrer à mettre la main au collet de ses veritables assassins, a lancé M. Esperance.

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La présidence s'indigne suite à l'assassinat de Guiteau Toussaint

La présidence s'indigne suite à l'assassinat de Guiteau Toussaint


Le bureau de la Présidence dans un communiqué dit condamner l'assassinat du président du conseil d'administration de la BNC survenu dans la soirée du dimanche 12 juin 2011.

Tout en exprimant ses sincères condoléances aux membres de la famille et aux proches de la victime le bureau de la présidence s'indigne de la recrudescence de l'insécurité dans le pays.

Le Chef de l'état a déjà rencontré en ce sens les autorités judiciaires dont le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince et le directeur de la DCPJ. Il a passé des instructions pour qu'une enquête sérieuse soit menée afin de retrouver les coupables de ce meurtre et les punir conformément à la loi.

Le président Martelly donne la garantie que les criminels et les bandits cesseront de semer le deuil dans les familles conclut ce communiqué.

Rappelons que de nombreux secteurs de la vie nationale ont également élevé la voix pour condamner l'assassinat de Guiteau Toussaint.

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4 individus appréhendés dans l'enquête sur l'assassinat de Guyto Toussaint

4 individus appréhendés dans l'enquête sur l'assassinat de Guyto Toussaint


Les autorités judicaires ont appréhendé au moins 4 individus dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du président directeur général de la BNC, Guyto Toussaint.

Le chef de la police Mario Andrésol, confirme les arrestations réalisées par les commissariats de Port-au-Prince et de Pétion ville. Il n'a pas voulu faire de commentaires sur les premiers éléments de l'enquête assurant qu'aucune piste ne sera négligée.

Le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Auguste Arycidas, de son coté informe que parmi les personnes interpellées figurent deux individus qui se trouvaient dans la zone de Vivy Mitchel alors qu'ils n'habitent pas le quartier.

Un déporté fait partie des présumés assassins, explique le juge révélant que la police scientifique a pu relever des empreintes digitales sur le lieu du crime. Le Parquet a décerné une dizaine de mandat d'amener, révèle M. Arycydas qui réitère sa détermination à faire aboutir l'enquête.

Par ailleurs, Thierry Mayard Paul, chef de cabinet du président Martelly, a indiqué à radio Métropole que des activistes politiques ont été interpellés dans le cadre de cette enquête. Refusant de fournir plus de détails sur l'enquête, M. Mayard Paul assure que le chef de l'Etat a exhorté les autorités judiciaires et policières à faire toute la lumière sur ce crime.

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Haïti - Reconstruction : 400 maisons construites en 100 jours

Haïti - Reconstruction : 400 maisons construites en 100 jours
16/06/2011 09:50:23


Le Président Michel Martelly, a procédé, hier mercredi 15 juin 2011, à la pose de la première pierre du projet 400%, dans la localité de Zoranje, où 400 maisons seront construites en 100 jours en faveur des sans-abris du séisme du 12 janvier 2010. « C'est une journée d'espoir pour le peuple haïtien, l'espoir de reconstruire Haïti », a déclaré le Président Martelly en posant la première pierre de ces logements.

La cérémonie s’est déroulée en présence des co-présidents de la CIRH, l’ancien Président américain Bill Clinton, le Premier Ministre démissionnaire Jean-Max Bellerive et, Edouardo Almeida, représentant en Haïti de la Banque Interaméricaine de Développement (BID).

Le Chef de l’État a adressé ses remerciements aux institutions impliquées dans le projet 400%. C’est la première phase du programme mis en œuvre à travers le Fonds d'Assistance Économique et Social (FAES) dans le cadre de la reconstruction du pays. Ce programme qui sera réalisé en trois phases vise à construire 2,000 logements repartis dans les départements de l’Ouest, du Nord-Est et du Sud.

« Ce chantier est le signal de notre volonté à construire de nouvelles communautés durables », a déclaré le Président Martelly, « Le signal qui montre que le pays va retrouver sa capacité à remettre les gens au travail et que les entreprises locales pourront s'impliquer davantage dans la reconstruction ». La ferme volonté et l’engagement manifeste du Président Martelly de transférer les personnes sous les tentes vers des logements acceptables ont été salués par MM. Edouardo Almeida et Bill Clinton.

La mise en œuvre de ce projet, d’un montant total de 30 million de dollars, sera principalement coordonnée par le FAES (Gouvernement haïtien). Ces logements d’une superficie de 35m2 disposeront chacun d’une parcelle de terre d’environ 100 m2 a déclaré Harry Adam, le Directeur du FAES, qui a expliqué « ...dans le cadre du soutien au plan d'intervention dans le secteur de l'habitat, qui se veut une réponse à la problématique des déplacés et des sans abris. Ce programme, dans sa première phase, est lancé officiellement aujourd'hui [...] il vise à améliorer la qualité de vie des familles à faible revenu affectées par le séisme du 12 janvier. Les logements qui seront construits, tiendront comptes, non seulement des besoins essentielles d'hébergement et de sécurité, mais aussi des spécificités propres à notre société, à notre culture et à nos habitudes de vie en communauté.

Durant cette première phase dite « 400% », environ 400 logements seront érigés sur une superficie de 6.8 hectares, dans une période record de 100 jours. Cette opération et l'ensemble des interventions du programme, rejoignent les préoccupations du Président de la République et de son équipe de résoudre des problèmes urgents de logements auquels sont confronté les couches les plus vulnérables de la population.

Le programme de soutien [...] est financé par un bond de 30 millions de dollars américains octroyés à l'État haïtien par la Banque Interaméricaine de Développement. [...] La mise en œuvre est assurée par le Fonds d'Assistance Économique et Sociale appuyé par un comité de pilotage comprenant plusieurs acteurs, la santé, l'éducation, le Ministère de la Planification et des institutions comme la Dinepa... »

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Haïti - Politique : Discours de Martelly, bilan des 30 premiers jours

Haïti - Politique : Discours de Martelly, bilan des 30 premiers jours
16/06/2011 08:33:09


30 jours depuis que le Président Michel Martelly a été élu, dans un discours à la Nation, Le Chef de l’État a fait le bilan de ces 30 premier jour, malgré l’absence d’un Premier Ministre ratifié, sans les ressources financières de l’État, sans cabinet ministériel... Malgré tout les obstacles politiques qui retardent la mise sur pied d’un Gouvernement, le Président Martelly se dit fier de présenter à la population son bilan en 15 points, de ses 30 premiers jours.

« Peuple haïtien,

Cela fait seulement un mois depuis que j'ai prêté serment comme Président du pays, mais faite moi confiance, j'ai eu le temps de voir des problèmes et de les résoudre comme il se doit.

30 jours sans Premier Ministre, un premier Ministre qui est sensé m'aider à mettre sur pied le programme politique que je lui ai proposé, le programme qui a fait que vous avez voté pour moi... Pendant ce temps, il y a eu des barricades qui ont été érigé sur la route, pour barrer le Premier Ministre que j'ai choisi pour vous, mais je ne me décourage pas pour ça. Depuis que j'ai commencé le travail, je l’ai fait sans reprendre mon souffle, je me sens fier, je suis fier aujourd'hui de vous présenter le bilan de ce que j'ai fait pendant ces 30 premier jours.

1- Sur le marché des Gonaïves qui avait brulé nous avons identifié des bailleurs de fonds qui ont déjà sécurisé l'argent et le marché va être reconstruit.

2- À Savane Pistache, sur la situation d'insécurité dans cette zone, la population m'avait demandé personnellement de construire un commissariat pour eux et je suis arrivé, avec le secteur privé, à leur donner satisfaction. Actuellement le commissariat est en train de se construire sans l'argent de l'État.

3- Comme vous le savez, j'ai lancé le Fond National pour l'Éducation, un fonds qui va permettre a une partie des enfants, qui ne vont pas encore à l'école, d'aller à l'école gratuitement dans les écoles publiques. Depuis 3 mois, nous avons des personnes qui identifient les enfants qui sont dans la rue, qui ne vont pas à l'école pour les mettre à l'école.

4- Grâce à mon initiative, la réparation de la route Peguy Ville-Frères, va permettre de réduire le trafic. Actuellement, la route est en construction.

5- J'ai également demandé la réparation de la route de Drouillard, ce qui va permettre aux véhicules de rouler sans problème sur une bonne asphalte, actuellement la route est en construction.

6- J'ai rapporté le texte d'amendement de la Constitution, qui n'était pas la version qui avait été voté au Parlement.

7- Nous avons réparé 8 maisons et nous allons continuer de construire dans le marché de Furcy avec des citoyens conséquents dans le secteur privé, pour permettre aux marchandes, de vendre dans d'autres conditions d'hygiène et de propreté. Sans l'argent de l'État.

8- Je vais remettre sur pied le Gymnasium Vincent, avec l'aide des amis d'Haïti, avec le secteur privé, pour permettre aux jeunes et aux enfants d'avoir un endroit où ils pourront jouer. Sans l'argent de l'État.

9- Après les pluies de la semaine dernières, j'ai fait nettoyer la ravine Bois-de-Chêne, pour empêcher les inondation dans la saison cyclonique, sous la supervision de l'équipe de la présidence.

10- À Malpasse, il y avait le niveau du Lac Azueï qui montait, j'ai commencé le travail, pour que la circulation au niveau de la frontière, puisse reprendre et que les marchandise traversent sans problème.

11- Pour la diaspora, j'ai réussi a obtenir une prolongation du statut TPS, comme j'en avais fait la promesse.

12- Le Projet « Kay Pa m » était un projet que j'avais monté avec Monsieur Guiteau Toussaint, le Président de la BNC, assassiné dimanche soir. Ce projet aurait permis aux employés du secteur public et privé, d'avoir une possibilité d'avoir des prêts à un taux d'intérêt fixe de 8% fixe sur 10 ans, pour acheter un terrain ou construire sa petite maison sans problème. Je vous promet que ce programme va continuer Tet Kale, je me courbe bien bas pour saluer la dépouille du Directeur Guiteau Toussaint et je salue sa famille avec respect. Je promet également, que nous n'allons pas oublier tous les efforts qu'il avait fait pour que programme existe et devienne une réalité.

13- Je suis déjà en train de négocier avec des gouvernements amis, pour solutionner le problème de la crise alimentaire dans le pays.

14- L'affaire des salaires des policiers, pour qu’ils reçoivent leur salaire à chaque mois au lieu des chaque deux mois sur leur carte a déjà été résolu avec le Directeur Guiteau Toussaint dans la BNC, je suis sûr que la banque va tenir ses engagements et même si la mort du Directeur peut donner un petit retard, je vais retourner sur le dossier quand même avec les membres du conseil de la BNC.

15- Dans l'idée de renforcer les convictions de nos citoyens, j'ai invité quelques classes d'écoles, une quantité d'écoliers au Palais Nationale, le lundi 14, pour monter le drapeau ensemble, pour lui redonner une dignité, une fierté, le respect de notre drapeau, la valeur de notre citoyenneté pour avoir l'union avec la paix dans le pays. J'encourage toutes les écoles et administration publique de le faire tous les jours.

Je ne vais pas vous parler de toutes les inaugurations d'école que j'ai fait presque chaque jour, parce que ce n'ai pas moi même qui les aient construites, mais ma présence de Les Côteaux dans le Sud à Ouanaminthe dans le Nord-Est en passant par Carrefour, Saint-Marc, Pont Sondé, Zoranger, Croix-des-Bouquets.. ma présence était pour renouveler l'engagement que j'ai pris, de donner à l'éducation de l'importance et une priorité pour permettre qu'elle devienne gratuite dans toutes les écoles publiques et obligatoire dans tous le pays.

Voici ce que j'ai déjà fait peuple haïtien, sans avoir même de Premier-Ministre, sans avoir le contrôle de l'argent de l'État, vous voyez la qualité de vie que je veux vous apporter.

Je reviens vous dire, que l'affaire de Guiteau Toussaint, ne passera pas dans « l'enquête se poursuit » la justice va faire son travail et j'en profite pour vous dire que la justice a déjà arrêtée plusieurs individus qui sont impliqués, nous avons commencé a donné des résultats dans cette affaire et nous allons combattre l'insécurité.

Je crois dans la participation de tous les haïtiens dans les affaires du pays et il faut que nous fassions ça, dans chaque action que nous posons, il faut que nous aidions la police à faire son travail, il faut que nous dénoncions les bandits, il ne faut pas que nous tolérions les kidnappeurs dans nos zones, il ne faut pas laisser les gens couper les arbres pour faire du charbon, ne pas les laisser construire dans les ravines de n'importe quel façon qui apporte des la mort dans les familles, il ne faut pas tolérer les actes de vagabondage, les abus sur les femmes sur les enfants, il faut que nous aidions notre propre tête, il faut que nous veillons sur nous, il faut que nous veillons sur les autres. Il ne faut pas rester assit à attendre que l'État fasse toutes les choses pour vous, il faut que vous pensiez que l'État c’est vous, Oui, l'État c'est vous, nous c'est l'État, c'est ça qui fait qu'aujourd'hui, il faut que vous envoyez le message à vos Députés et Sénateurs, pour que vous puissiez avoir plus, ils faut qu'ils ratifient le choix du Premier Ministre, pour qu'il puisse avec moi, travailler pour que la vie change. »

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Thursday, June 9, 2011

12 présumés bandits, dont six évadés de prison, présentés à la presse

image Bandits presentes a la presse

La Police nationale d'Haïti (PNH) à la suite d'opérations entreprises au début du week-end écoulé, a démantelé deux groupes de bandits opérant à travers la capitale, Pétion-Ville, Delmas, Croix-des- Bouquets et Tabarre. Cinq d'entre eux accusés de kidnapping et de vol de véhicules ont été pris dans ce coup de filet réussi par le commissariat de Pétion-Ville. Un pistolet de calibre 38, deux tap-taps et une motocyclette ont été saisis par la PNH au cours de ces opérations.

« Ces bandits ont kidnappé, le 28 mars 2011, à Clercine, Jean Valbert Enade, un commerçant. Ils l'ont libéré en échange d'une caution de 850 000 gourdes additionnée de 30 000 dollars américains», a déclaré le commissaire Vanel Lacroix, signalant l'implication de ces gangs dans d'autres actes de kidnapping.

« Je suis spécialisé en vol de véhicules et en kidnapping », a confirmé Jean-Claude Joseph, l'un des évadés de prison et chef du groupe. Les autres fugitifs repris par la police sont : Jeannot Dorval, Pierre Rénand, Fonet Février, Nicolas Barret, Marcel Labonté et Danger Jean-Claude.

La police recherche activement quatre autres présumés bandits appartenant à ces clans. Il s'agit de : Rony, Thomas, Chenel et Mackenson Duperval qui sont tous en cavale.

Par ailleurs, les bandits armés continuent d'opérer librement à Fontamara, sud de la capitale. Un marchand de viande a été tué, le dimanche 5 juin 2011, au marché public dénommé «Anba mapou », par des malfrats qui cambriolaient ledit marché. Deux femmes ont été également grièvement blessées lors de cette attaque. A la suite de cette action, les autres commerçants ont dû vider les lieux dès 10 heures du matin. Après avoir commis cet acte, les bandits, au nombre de quatre, ont été vus sur des motocyclettes, fuyant armes au poing.

Credit to: http://www.lenouvelliste.com/

Haïti - Écologie : Le Président Martelly débat de la problématique de l’environnement

Haïti - Écologie : Le Président Martelly débat de la problématique de l’environnement
09/06/2011 11:26:38

Haïti - Écologie : Le Président Martelly débat de la problématique de l’environnement

Le Président Michel Martelly, s’est réuni, hier mercredi 8 juin 2011, avec une vingtaine de représentants de plusieurs associations regroupées au sein du Réseau Ecolo pour débattre de la problématique de l’Environnement.

Cette rencontre qui s’est déroulée à l’Hôtel Karibe, en présence du sénateur Maxime Roumer, a été l’occasion pour le Chef de l’État de rappeler son engagement à travailler de concert avec tous les partenaires, afin d’assurer une bonne gestion des problèmes environnementaux.

Conscient de la gravité de la situation, le Président a demandé aux différentes associations impliquées dans ce domaine, d’entamer une vaste campagne visant à promouvoir une prise de conscience nationale « Haïti est un désastre environnemental et il est pourtant possible d’en faire un succès par l’implémentation d’un programme agressif de promotion, de réhabilitation et de protection forestière », a déclaré le Chef de l’Etat.



[HL] Rappelons que selon une étude de « The Earth Institute » de l’Université Columbia aux Etats Unis publiée en décembre 2010, 12 à 30 millions d’arbres sont abattus chaque année en Haïti pour divers usages : fabrication du charbon, meubles et la construction d’habitations. L’utilisation répandue du bois de chauffage pour faire la cuisine (80% de la production), le manque de protection et la gestion inadéquate des forêts, les mauvaises pratiques agricoles et l’extrême pauvreté rurale figurent parmi les facteurs favorisant le déboisement.

La capitale Port-au-Prince absorbe à elle seule, plus de 70% du total de charbon produit à travers le pays, ce qui équivaut à « un peu plus de 7,000 tonnes de charbon de bois par semaine »... S’il est vrai que les activités ponctuelles ont une certaine importance, il n’en demeure pas moins que, pour inverser cette tendance, l’État doit avoir une véritable politique environnementale car les problèmes sont nombreux et complexes. Outre le déboisement et les problèmes sociaux en amont qu’il faut combattre, il importe de s’attaquer à la pollution et la surexploitation des ressources. La survie de l’environnement est aussi à ce prix.

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Wednesday, June 1, 2011

Haïti - Constitution : Mirlande Manigat s’exprime de nouveau sur la Constitution

Haïti - Constitution : Mirlande Manigat s’exprime de nouveau sur la Constitution
01/06/2011 15:09:45

Haïti - Constitution : Mirlande Manigat s’exprime de nouveau sur la Constitution
J’ai été sollicitée pour m’exprimer sur l’actualité constitutionnelle du pays à un moment de dérive, d’atermoiements et d’incertitudes dans lequel ce qui est en jeu est la préservation de la Constitution de 1987, non dans sa pureté originelle, mais dans son rôle vigilant, et surtout le respect de cette base essentielle de la construction de l’état de droit qui ne souffre pas de compromissions au nom de la raison d’état qui est son contraire.

Je l’ai fait en créole sur des stations de radio, mais il me parait utile et opportun de produire mes analyses et d’exprimer mes préoccupations par écrit. Le langage parlé touche le plus grand nombre, mais l’expression écrite demeure comme témoignage d’une position et d’un engagement.

Pour la première fois depuis son adoption, la Constitution de 1987 est en train de subir une procédure d’amendement, initiée conformément à son Article 282 lors de la dernière session de la 48ème Législature, in extremis, le 14 septembre 2009 avant minuit. Un texte a été adopté qui sera publié dans Le Moniteur le 6 octobre. La 49ème Législature installée avec un retard considérable, mais dans les temps, a statué sur le texte le 9 mai avant minuit et l’a envoyé au Président de la République afin qu’il soit promulgué et publié, ce qui a été fait le 13 mai.

A partir de là, l’actualité s’emballe et la procédure est ballotée dans un bateau ivre où se sont multipliés de véritables « sauve qui peut ». On a entendu plusieurs témoignages de parlementaires révélant, avec force détail et animés par une conviction pas toujours concordante, que le texte publié le 13 mai n’est pas celui qu’ils ont voté en Assemblée Nationale. Celui-ci souligne l’absence de sa signature réglementaire, celui-là attire l’attention sur des articles manquants, d’autres révèlent des prescriptions tronquées dans leur substance. Tout un cahier de charges verbales qui a troublé la conscience citoyenne mais aussi déclenché des dérives analytiques et des propositions de solution ahurissantes, quoique parfois sincères dans la volonté d’aider dans la recherche d’une solution, mais qui s’écartent des exigences du Droit, surtout s’agissant d’un texte fondamental comme la Loi-mère du pays qui réclame un minimum de respect. Le respect de la Constitution c’est ce qui me porte à livrer quelques réflexions même si, comme je l’ai maintes fois souligné, la Charte de 1987 présente de nombreuses lacunes qu’il est toutefois possible de combler mais en respectant les règles de procédure. Je rappelle aussi que ma proposition fondamentale va dans le sens de la préparation d’une nouvelle Constitution, mais lorsque le contexte national sera politiquement approprié. Mais j’ai toujours affirmé que je n’avais aucune aversion méthodologique envers la procédure d’amendement s’appliquant à 10, 20 ou, comme c’est le cas présentement, 128 Articles, à condition qu’on observe les principes et le chronogramme idoines.

J’ai travaillé avec 4 textes à partir de la Constitution de 1987 qui sert de référence :

  • Les propositions d’amendement soumises par l’Exécutif, un document en trois colonnes, le premier rapportant la disposition constitutionnelle, le second le changement souhaité et le dernier la justification de la modification estimée souhaitable.
  • Le texte voté séparément par la Chambre des Députés et le Sénat le 14 septembre 2009 avant minuit.
  • La Déclaration correspondante publiée dans Le Moniteur le 6 octobre 2009.
  • La Loi constitutionnelle parue dans Le Moniteur le 13 mai 2011 avec la formule sacramentelle de la promulgation par le Président de la République.

S’agissant de ce dernier texte que j’analyserai plus tard, si l’opportunité se présente, je voudrais faire trois observations rapides. La première concerne l’appellation d’Assemblée Constituante que l’Assemblée Nationale se serait accordée. En l’occurrence, il s’agit d’une Assemblée Nationale Constituante, car le titre précédent se justifie s’il s’agit de fabriquer une nouvelle Constitution et, le plus souvent, en dehors de l’enceinte parlementaire. Lorsqu’elle est dotée de pouvoirs constituants soit pour rédiger un nouveau texte, soit pour amender une charte en vigueur, le titre requis précisément par la fonction est bien Assemblée Nationale Constituante. Rappelons que dans notre histoire, 11 de nos Constitution, dont celle de 1987, ont été fabriquées par des Assemblées Constituantes, et 8 d’entre elles par des Assemblées Nationales Constituantes. Le produit fini dans un cas comme dans l’autre, détient la même valeur juridique. Ce n’est pas un détail car l’identification correcte de l’organe émetteur qualifie l’objet de l’intervention.

La seconde se rapporte à la dernière phrase « Le présent amendement après publication au Journal Officiel Le Moniteur entre en vigueur à l’installation du futur Président de la République le 14 mai 2011 ».

Or, l’Article 284 de la Constitution précise « L’amendement obtenu ne peut entrer en vigueur qu’après l’installation du prochain président élu ».

La grammaire juridique est aussi de la grammaire et il se dégage une différence entre les deux conjonctions de temps qui ne sont pas interchangeables, car la première induit une immédiateté temporelle et même une coïncidence, tandis que la seconde établit un décalage qui va dans le sens voulu par la Constitution.

La troisième est plus importante et saute aux yeux dès la première page du texte publié dans Le Moniteur du 13 mai 2011. Elle concerne le label de Loi constitutionnelle octroyé au texte et qui suscite quatre commentaires critiques :
  • La 49ème Législature a reçu de la précédente non un projet de loi mais une Déclaration telle que publiée dans Le Moniteur du 6 octobre 2009.
  • La Constitution de 1987 ne requiert pas d’adopter des amendements sous forme de loi. L’Assemblée Nationale n’a pas dans ses attributions d’adopter des Lois. Il est inscrit qu’elle peut prendre un décret pour ratifier les Traités et Conventions (Article 276-1), mais la Constitution ne lui reconnait pas une prérogative législative stricto sensu.
  • Il existe toute une procédure d’adoption des lois à partir d’une compétence générique reconnue au Parlement dont il est dit qu’il fait des lois sur tous les objets d’intérêt public (Article 111). Mais plusieurs dispositions établissent l’itinéraire des lois, entre l’initiative, la navette d’abord bilatérale entre la Chambre et le Sénat qui doivent voter un texte dans les mêmes termes, puis triangulaire par l’obligation de solliciter et d’attendre les objections possibles du Président de la République lequel, en fin de parcours, promulgue la loi et l’envoie au Journal Officiel pour la rendre exécutoire. Il est donc impropre de parler de Loi constitutionnelle alors que cette procédure n’était pas de mise, ne se justifie pas et n’a pas été enclenchée. Et il convient de souligner que le Président de la République, en promulguant le texte envoyé au Moniteur, lui aussi, l’identifie comme telle, reprenant et confirmant ainsi l’anachronisme juridique.

A partir de ces documents de base, on peut reconstruire l’itinéraire de la pièce qui devait comporter et authentifier l’amendement. Mais plusieurs zones d’ombre demeurent, la principale étant le document transmis par le Président du Sénat et de l’Assemblée Nationale au Président Préval aux fins de promulgation. C’est le maillon manquant de la chaine et une pièce essentielle, la seule qui permettrait une minutieuse comparaison avec le texte du 13 mai pour repérer les erreurs, altérations de fond, en clair une manipulation. En son absence, il est logiquement et juridiquement impossible, en tout cas pas convaincant de révéler les points de différence ce qui permettrait de confirmer à coup sûr qu’il y a eu manipulation, dans quel sens et, peut-être, au profit de qui. Quelque crédibilité que l’on accorde à la parole de Députés et de Sénateurs qui crient au scandale, dont les propos sont largement repris par la presse parlée et écrite, elle ne constitue pas une preuve, même si elle oriente vers des probabilités surtout psychologiques. Ces propos vibrants de sincérité de parlementaires faisant appel à leur mémoire et non à leurs notes écrites ne sauraient fonder des arguments prouvant l’illégalité de la procédure et la caducité du texte publié le 13 mai.

Il revenait au Président de l’Assemblée Nationale, dès l’éclatement de la controverse, d’y mettre fin en publiant le document voté par l’Assemblée Nationale et transmis au Président de la République. Après tout, il parait logique de croire qu’il en a conservé une copie, sinon ce serait mettre en cause le sérieux avec lequel les choses ont été menées. Il ne s’agit pas, en l’occurrence, de fabriquer un rectificatif après coup, en corrigeant un texte publié car on pourrait douter de l’authenticité d’une initiative qui s’apparenterait plutôt à un rattrapage peu convaincant.

Incontestablement, il y a trois lieux possibles où l’intervention manipulatrice a pu être exécutée. Le premier est le milieu de l’Assemblée Nationale, mais est-ce le Président ou les membres du Bureau tout entier qui auraient agi dans la précipitation des dernières heures de la procédure ? Comment expliquer la disparition des Procès verbaux de la séance à partir desquels on pourrait retracer le fil des évènements, et qui en avait la garde ? Sommes-nous en présence d’un cas de désinvolture administrative ou faut-il soupçonner un geste délibéré? Restent les cassettes d’enregistrement télévisé de cette importante séance qui ne sauraient constituer des preuves intangibles, mais permettraient de révéler qui a dit quoi, quand et quel fut le résultat du vote article par article et à quel moment. On est en droit de se demander si ces documents ne se sont pas, eux aussi, volatilisés et sur ordre de qui.

Le second est la Présidence de la République : faut-il incriminer le Président René Préval, le Premier Ministre Jean Max Bellerive, les Ministres ou tous ensemble réunis et consentants pour mener à bien cette grave intervention ? Ils ont signé le texte envoyé par le Président de l’Assemblée Nationale et cautionné l’envoi au Moniteur. Ont-ils pris la peine de lire ce à quoi ils apposaient leur signature lui accordant ainsi un label d’authenticité et de légitimité, ou ont-ils, en la circonstance, fait confiance au Président qui, en signant le document, a dissipé les interrogations possibles ?

Reste un troisième espace, les Presses Nationales elles-mêmes pour fonder une possibilité technique à défaut d’un intérêt politique. La publication au Moniteur est soumise à des instructions reçues du Bureau du Premier Ministre ou du Ministère du Commerce. Sans en écarter l’hypothèse, une collusion avec des centres extérieurs pour effectuer les changements serait audacieuse et aussi dangereuse, car le Journal Officiel, en principe, ferme l’itinéraire d’un texte. Dans notre histoire, il est arrivé qu’un texte publié soit rappelé afin de corriger une erreur de transcription. On lit dans Le Moniteur le compte rendu de ces cas, rares au demeurant, où des parlementaires demandaient et obtenaient des rectifications au sujet de leurs déclarations mal rapportées ou qu’ils estimaient telles. Mais il s’agissait d’erreurs mineures et, à ces époques-là, le Parlement avait directement accès au Journal Officiel. En la circonstance, un tel rappel devrait être effectué par l’entité qui aura eu l’initiative du premier envoi, c’est-à-dire le Président Préval qui n’est plus en fonction. Et il n’est pas sans intérêt de souligner qu’un texte publié au Moniteur jouit du bénéfice de la

présomption de légalité en ce sens que sa parution représente la dernière étape du chronogramme; mais une judicieuse controverse relativise ce caractère impératif car il suffirait d’inclure n’importe quel document dans le Journal Officiel pour lui attribuer une nécessité juridique. Ce qui demeure valide à cet égard, ce n’est pas la publication en elle-même mais le respect d’une procédure qui inclut la responsabilité de l’entité qui achemine les textes. Jusqu’à nouvel ordre, aucune rectification n’est venue de l’Exécutif quant à l’authenticité du document. On peut ainsi avancer l’hypothèse que, de son point de vue, celui publié le 13 mai est bien la pièce qui a été acheminée, ce qui affranchit les Presses Nationales de toute responsabilité.

Ce n’est pas la police civile qui pourrait directement sanctionner ces manquements; elle pourrait seulement initier une enquête pour déterminer les responsabilités, mais elle devrait être requise de le faire et par qui ? Il ne faut pas oublier que les parlementaires jouissent de l’immunité juridictionnelle, sauf en cas de flagrant délit. Et il en est de même des membres du Pouvoir Exécutif. Mais comment, en l’occurrence, dans ces conditions de précipitation, établir la flagrance ? Ce cas relèverait plutôt de la Haute Cour de Justice car il s’agit bien d’une forfaiture qui resterait d’ailleurs à prouver; mais, faut-il le rappeler, le Président sortant n’est plus justiciable une fois qu’il a quitté le pouvoir et il serait hautement improbable d’obtenir le vote de 66 députés pour le mettre en accusation devant le Sénat érigé en Haute Cour de Justice. Les Ministres sont responsables des décisions du Chef de l’Etat, mais il faudrait identifier lequel d’entre eux aurait pris la lourde responsabilité de cette altération. Les parlementaires sont les seuls détenteurs du pouvoir d’état qui ne sont pas passibles de cette institution (Article 186), ce qui est une anomalie. Dans notre histoire, il n’en a pas toujours été ainsi. La faculté de juger les responsables politiques est inscrite dans toutes nos Constitutions depuis 1806, et trois d’entre elles (1846, 1849, 1874) incluaient les parlementaires comme coupables possibles de forfaiture et de malversations. En les exemptant de toute poursuite devant la Haute Cour de Justice, la Constitution de 1987 n’anticipe pas qu’ils puissent errer dans l’accomplissement de leurs fonctions et leur accorde, avec l’inviolabilité et l’immunité, une totale impunité prospective.

Il est pénible d’anticiper que, malheureusement, comme cela se produit trop souvent, on va assister à une vaste opération de « kase fèy kouvri sa » et, par lassitude et une inertie collective consentie, le souci de préserver les acquis de la révision particulièrement en ce qui concerne la création du Conseil Constitutionnel dont l’intervention serait fort judicieuse en l’occurrence, les dispositions relatives à la nationalité si ardemment attendues de la part de nos compatriotes de l’extérieur, encore que certaines d’entre elles pourraient ne pas combler leurs espérances, on s’achemine vers un « kole piese » par lequel, contrairement à toutes les normes, on sortira prestement d’un chapeau une pièce rafistolée que l’on présentera comme étant l’authentique votée le 9 mai, alors qu’il a déjà été révélé qu’elle a disparu. Pour comble,

il se murmure qu’elle sera promulguée par le nouveau Président qui l’enverra au Moniteur… comportant la même date et revêtue des signatures apposées par l’équipe sortante ! Cet accroc, s’il se réalise au nom de la raison d’état, marquera un nouveau recul dans la construction de l’état de droit.

Je l’écris avec amertume et sans illusion, mais avec une inaltérable conviction en faveur du respect des normes : la seule solution acceptable capable d’assainir les bases juridiques de fonctionnement de l’Etat est de reconnaitre, courageusement, l’échec de la procédure d’amendement et de reporter celle-ci à la fin de la 49ème Législature, en prenant soin de respecter toutes les étapes requises. Ou alors créer les conditions pour organiser une Assemblée Constituante afin de préparer une nouvelle Constitution.

Mirlande MANIGAT
Secrétaire Générale du RDNP

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