Sunday, May 20, 2012

Haïti - Social : Le Président Michel Martelly à Arcahaie (discours)

18/05/2012 14:25:44

Haïti - Social : Le Président Michel Martelly à Arcahaie (discours)
Les cérémonies officielles de la célébration du 209e anniversaire du drapeau, ont débuté ce vendredi 18 Mai 2012, à l’Arcahaie. En cette journée historique, le Président Michel Martelly a prononcé un discours devant une foule de plusieurs milliers de personnes. 

Extraits du discours du Président Martelly :
« [...] Mesdames, messieurs, Peuple haïtien, peuple d'Arcahaie qui est sous le soleil,

Le 18 mai 1803, ici même à l'Arcahaie, l’aiguille de Catherine Flon a matérialisé l'union des enfants d'Haïti. Ce rêve sublime qu'avaient nos ancêtres pour maintenir et consolider notre existence en tant qu'État-Nation.

C'est vrai que les conflits nous ont fait perdre la route qui était tracée pour nous permettre d’avancer, malgré tout, chaque fois que l’heure était grave, le rassemblement nous a mené sur le bon chemin, le chemin de la victoire.

C'est le Président Estimé qui faisait chanter aux écoliers haïtiens « effaçons la tutelle financière, payons les 5 millions »... Les centimes recueillis de nos élèves ont grandement contribué à la libération financière que nous avons connu à l'époque.

C'est dans cette idée, de la même façon que le Président Estimé, que j'ai demandé au peuple haïtien, à la diaspora de m'aider à créer le Fonds Nationale pour l'Éducation (FNE). Oui nous sommes pauvre, mais nous sommes grands quand nous sommes unis, oui nous nous tenons droit et les gens ne nous font pas peur, lorsque que nous sommes côte à côte, les uns avec les autres.

C’est cette solidarité qui a été notre moteur le 12 janvier 2010, où chaque haïtien, a aider comme il le pouvait, pour sauver un frère, pour sauver une sœur. Hélas pour nous, faut-il donc attendre des moments spéciaux, des moments cruciaux, pour laisser parler et agir ce sentiment d'union si présent dans notre inconscient ? Ne faudrait-il pas en faire l'axe fondamental de notre vécu quotidien, le fil conducteur à partir du quel nous devrions penser et réaliser notre développement ? Oui, pourquoi, pourquoi nous devons attendre les catastrophes ? Pourquoi nous devons attendre les malheurs pour nous mettre ensemble ? Pourquoi nous ne laissons pas parler notre cœur ?

Comme je connais ce que le rassemblement peut apporter, j'ai à me battre pour ça, comme Président c'est mon droit, comme Président c'est mon devoir.

Les intérêts divergents ne doivent pas nous diviser, c'est pour cela que je crois que chaque haïtien a une pierre à poser dans la reconstruction d'Haïti, c’est ensemble que nous pourrons le faire. Voilà pourquoi je considère admirablement agencé la double commémoration du 18 mai, en effet aujourd'hui, nous célébrons à la fois notre drapeau et l'université.

L'université est un des hauts lieux du savoir, et plus l'on s’élève dans l'échelle des connaissances, plus on découvre l'unité de l'âme, l'unité de l'âme humaine. Plus on mesure l'inconsistance des préjugés, des clivages, des divisions artificielles. La symbolique de notre 18 mai national, me renforce dans ma détermination de rendre le savoir accessible à tous les fils de cette terre et cette volonté anime mes plans en voie d'être concrétisé, de l’enseignement généralisé à tous les fils et filles de notre pays.

Je vais continuer à porter au système éducatif national, à tous ses niveaux d’enseignements, un intérêt particulier et constant.

Car, la réussite de mon mandat, de notre réussite collective en tant que Nation, passe par les universités qui devront être construites et renforcées. Elle passe par les Centres d'études secondaire, tels ces lycées que j'ai implanté en divers point du pays. Elle passe par les établissements de formation professionnelle comme ces unités pédagogiques spécialisées que je prend plaisir à inaugurer, les salles multimédia permettant d’accéder par le biais de l'informatique, au savoir universel. Les diverses avancées réalisées pour projeter dans le domaine universitaire et bien sûr la scolarisation gratuite que j’ai portée à près d'un million de nos enfants.

Mesdames messieurs,

L'autre Haïti que j'envisage de faire fleurir, sera non seulement forte au point de vue professionnel, plus apte à ouvrir des voies vers la rentabilisation de nos ressources et le développement, mais surtout, devra mieux intégrer le message de l'aiguille de Catherine Flon, message de cohésion obligé à partir duquel nous nous remplacerons dans l'itinéraire tracé par nos pères. Parce que plus et mieux instruit, nous serons d'avantage pénétré de son impératif commandement, nous chanterons avec toute la ferveur d'un acquiescement assumé la première phrase de notre hymne nationale « Pour le Pays pour les Ancêtre marchons Unis ».

Peuple Haïtien [...]

[...] mettons-nous main dans la main pour continuer à bâtir Haïti, la victoire est pour le peuple, c'est pour le peuple, vive Haïti, vive l'université. »


Écoutez le discours intégral du Président Martelly, à l’Arcahaie




HL/ HaïtiLibre 

Haïti - Environnement : Nouvelle station de traitement des eaux usées

19/05/2012 09:30:08

Haïti - Environnement : Nouvelle station de traitement des eaux usées

Depuis fin avril 2012, une nouvelle station de traitement des eaux usées est opérationnelle en Haïti. Avec cette nouvelle station, la Direction Nationale de l'Eau Potable et d'Assainissement (DINEPA) a franchi une nouvelle étape dans la mise en place d’infrastructures répondant aux besoins de la population en termes d’assainissement.

Les travaux de cette station ont démarré au cours de l’année 2010 afin de répondre aux besoins de la population surtout après le 12 janvier 2010 et l’apparition du choléra. L’inauguration de ce site est prévue pour le 23 mai prochain.

Financée par l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID), cette station de traitement des eaux usées, va collecter et traiter les déchets liquides provenant des eaux usées, des camps d’hébergement, des centres de traitement de choléra ainsi que ceux des fosses à fonds perdu de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Elle peut recevoir quotidiennement 500 mètres cubes d’excréta. 

S’étendant sur une superficie de 2 hectares, cette station est dotée de 7 bassins : 2 Bassins anaérobies ou bassin de décantation primaire, 1 Bassin facultatif ou de décantation secondaire, 1 Bassin de maturation, 1 Bassin de contrôle, 1 bassin pour la réception de déchets solides provenant des excrétas et un 7e pour la réception d’huiles et autres.

Pour le volet technique, le système de traitement par lagunage a été priorisé. Ce système, habituellement utilisé pour les eaux usées, s’est révélé efficace, naturel et moins couteux que d’autres systèmes comme : le système de réacteur anaérobie à chicanes et le système de boues activées.

Haiti Libre

Haïti - Social : Le Recteur de l’UEH, plaide en faveur de la souveraineté nationale

(Discours)
20/05/2012 10:36:35

Haïti - Social : Le Recteur de l’UEH, plaide en faveur de la souveraineté nationale (Discours)
À l’occasion de la fête du Drapeau à l’Arcahaie, Vernet Henry, le Recteur de l'Université d'État d'Haïti (UEH), a plaidé dans son discours de circonstance, en faveur de l’indépendance et de la souveraineté nationale « Pour réussir la démarche de reconquête de notre souveraineté, la recherche, l’innovation et l’enseignement universitaire adapté doivent constituer les leviers de prise en main de notre avenir de peuple. Ces paramètres doivent être l’objet de considérations particulières de la part des responsables de la gestion de l’Etat »


Discours du Recteur de l’UEH à l’Arcahaie :
« [...] Notre drapeau charrie à travers le temps et les générations successives le rappel pathétique de nos souffrances, de nos luttes, et de cette décisive victoire qui a consacré notre existence de peuple libre.

Ce symbole matérialise, à jamais, le principe consensuel qui forme la fondation sur laquelle s’est érigée la naissance non seulement de cette nation, mais également celle de bien d’autres dans les Amériques.

Nous sommes, en ce 18 mai 2012, réunis ici à l’Arcahaie pour cet historique pèlerinage de célébration et de commémoration des plus hautes valeurs humaines, mises en évidence par l’action de nos ancêtres. La bravoure, la transcendance d’intérêts particuliers, la solidarité et l’union, autant de concepts que nous avons hérités et dont il faut reprendre le culte pour dynamiser nos démarches de sortie de crises et inverser le rythme de la destruction physique et morale de notre société.

L’association de la fête de l’Université à celle du drapeau fut un arrimage spécial, conçu par M. Dantès Bellegarde, ministre de l’éducation du temps de la première occupation américaine.

Et, la première fête de l’Université associée à celle du drapeau eut lieu en 1920, suite à cette décision du Ministre de l’Éducation de porter le gouvernement à publier le décret qui a consacré ce jumelage. Il fallait à l’époque entreprendre de préserver et de signifier à la jeunesse l’extraordinaire grandeur de cette valeur fondamentale sur laquelle repose notre société, la création du drapeau.

La création de notre bicolore renvoie à travers le temps le symbolisme fort de l’unité d’action révolutionnaire qui va faire triompher notre lutte pour la liberté. La naissance de notre société libre (1804) va changer la face du monde colonial et esclavagiste. Haïti, fière et généreuse va exporter ses idées et méthodes, en participant dans de nombreux pays du continent américain à la suppression de cette barbarie initiée et imposée par les colons européens.

En revisitant ce passé de gloire, on se rend compte que les adversaires, de toutes natures, se sont organisées en un efficace système de blocage, pour détourner totalement la concrétisation de notre rêve d’égalité, de fraternité et de solidarité (c’était de l’internationalisme avant la lettre). De nombreux travaux de recherches historiques ont mis en évidence ces menées perverses.

Notre pays vit aujourd’hui sous un régime spécial d’occupation étrangère qui justifie sa légitimité par notre appartenance aux Nations Unies. Une souveraineté mise à mal, avilie et bafouée. Cette occupation de fait, tant qu’elle dure, constitue un handicap sérieux à la mise en commun des idées des différents groupes de notre société. Le rôle d’arbitre lourdement armé des occupants attise nos difficultés, en raison de la durée, de puissants intérêts sous jacents à leur présence et le cortège de malheurs qu’ils engendrent. (Criminalité, propagation de maladie, jusque là inconnue chez nous).

Eu égard à la mission confiée à l’Université haïtienne d’être l’institution où le culte des valeurs de base de notre existence de peuple doit être rappelé, enseigné et célébré, il nous revient de lancer l’appel à leur récupération, l’appel au recouvrement de notre souveraineté nationale.

La souveraineté est un acquis, un bien essentiel dans la mise en œuvre et la matérialisation d’actes de changements de condition sociale et culturelle, de rapports avec autrui et d’autres peuples. La société haïtienne ne peut pas avancer vers l’émergence de solutions à ses malheurs dans cette situation de dépendance aveugle.

De nos jours, même quand on parle d’interdépendance, cette interdépendance ne doit pas remettre en question les bases, les valeurs et les fondements d’une nation.

Les Universitaires haïtiens n’ont jamais cessé de produire des études sur des alternatives pour la concrétisation de nos idéaux majeurs. Une pensée existe, elle s’articule et s’harmonise. Il faut reconnaître que dans certaines circonstances, elle s’exprime de manière tonitruante. Mais elle est l’expression d’un dynamisme qui traduit sa vivacité et la nécessité d’une prise en compte de nos responsabilités citoyennes.

La souveraineté s’entend comme une ferme reprise en main par l’État-nation d’un ensemble de leviers de commande des affaires nationales, en terme :

  • d’orientation générale de l’administration, de sécurité, de luttes affirmées contre les dérives
  • d’une politique publique qui se réfère à des accords entre des forces institutionnelles reconnues, (groupes organisés, syndicats, associations professionnelles, cultes, etc.)

Bref, un ensemble d’initiatives courageuses capables de sortir nos institutions du carcan d’un sectarisme démobilisateur et finalement suicidaire.

Il revient à l’université de former des cadres compétents possédant le savoir et le savoir-faire pour agir, des cadres honnêtes, conscients de leur responsabilité citoyenne et du respect de la res publica en vue d’utiliser de façon efficace et avec équité les faibles ressources de ce pays.

Pour réussir la démarche de reconquête de notre souveraineté, la recherche, l’innovation et l’enseignement universitaire adapté doivent constituer les leviers de prise en main de notre avenir de peuple. Ces paramètres doivent être l’objet de considérations particulières de la part des responsables de la gestion de l’Etat.

De son côté, l’université doit chercher à générer les connaissances, et les techniques productrices de richesse pour créer une nation forte et prospère au service de tous et de la communauté dans son ensemble.

Une formation supérieure bien cadrée et bien orientée demeure un facteur important pour relancer nos pulsions patriotiques, rassembler l’expression des volontés, en vue de sortir le pays de cette impasse. Une université mobilisée pour une cause aussi noble et munie de moyens appropriés est un gage de réussite.

La marche pour la souveraineté, pour un lendemain meilleur, s’accompagne de multiples révisions de mesures de politiques imposées par les grandes institutions internationales et qui n’ont pas donné de résultats escomptés. Les réformes économiques, les privatisations, les fermetures d’entreprises, l’austérité mal orientée ont contribué à détruire le tissu social. Elles ont généré des crises et contribué à entretenir le climat d’instabilité actuelle.

Notre Université est donc interpellée. Elle attend d’être sollicitée et d’être assignée à des tâches qui relèvent de sa mission définie par notre charte constitutionnelle.

Etudiants, professeurs, serrons les rangs pour une université forte, autonome et indépendante pour la sauvegarde des valeurs culturelles, scientifiques et techniques et pour lutter contre l’archaïsme, les traditions sclérosantes et l’aliénation.

Vive le drapeau, vive la liberté, vive la souveraineté, vive l’université ! »


HL/ HaïtiLibre

Wednesday, May 9, 2012

Haïti - Énergie : 12 Centres de santé du Sud-Ouest, alimentés en énergie solaire

Haïti - Énergie : 12 Centres de santé du Sud-Ouest, alimentés en énergie solaire
09/05/2012 10:42:37


Haïti - Énergie : 12 Centres de santé du Sud-Ouest, alimentés en énergie solaire
12 Centres de santé, de la région Sud-Ouest d’Haïti, sont désormais alimentés en énergie solaire grâce à l’initiative du Gouvernement haïtien, au financement de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) à travers le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et « Solar Electric Light Fund » (SELF) qui s’est chargé de l’exécution du projet, dans le cadre de la Côte Sud Initiative (CSI).

Grace à l’appui logistique de la Minustah et du Bureau des Nations Unies pour les Services d’Appui aux Projets (UNOPS), le CSI a pu transporter en hélicoptère les panneaux solaires et le personnel technique pour l’installation de 18 panneaux solaires afin d’alimenter en électricité le centre de santé de l’Ile à Vache [population estimée :15 000 habitants], complétant ainsi la série des 12 Centres de santé bénéficiaires, convenus avec l’État haïtien [Côte de Fer, Chantal, Saint Jean du Sud, Roche à Bateau, Damassin, Coteau, Port à Piment, Randel, Charbonnière, Les Anglais et Tiburon]. Le Centre de santé de l’Ile à Vache est le 12e et dernier de cette liste, à bénéficié de cette initiative.

Jean-Yvres Amazan, le Maire de la Commune de l’île à Vache, a fait savoir que « Cette installation solaire permettra non seulement d’améliorer le travail du personnel soignant du centre de santé, mais elle bénéficiera également au centre de traitement du choléra (CTC) qui est situé à côté. »

Pour René Jean-Jumeau, Secrétaire d’État à l’Énergie : « Ces installations contribuent aux efforts du Président Michel Martelly pour offrir les services de base à l’ensemble du pays, même dans les zones les plus reculées. L’énergie est le moteur qui pousse tous les autres secteurs du pays vers un développement durable et les services de santé en ont impérativement besoin. »

Les panneaux solaires installés dans ces Centres de santé peuvent résister à des vents de 180km/h et sont composées de matériaux anti-corrosifs. Leur durée de vie est d’au moins 20 ans, [les batteries doivent être remplacées chaque 5 ans]. Cette source d’énergie renouvelable [40 Kw au total pour les 12 Centres] permet d’améliorer la qualité des soins aux patients, de conserver les vaccins de manière plus durable et sécuritaire et les soins de nuit sont donnés dans un milieu éclairé et non plus à la lumière des bougies ou de lampes au kérosène.

Des formations de formateurs sont organisées afin qu’ils puissent, à leur tour former les membres du personnel des Centres de santé, aux notions de base de maintenance des équipements. Il est également prévu, un service d’entretien technique mensuel, par un technicien du SELF, durant deux ans ainsi que la provision d’un deuxième groupe de batteries pour assurer leur remplacement après les 5 premières années. Au-delà de cette période, le Gouvernement haïtien prendra la relève pour assurer la pérennité du projet.

HL/ HaïtiLibre

Haïti - Politique : Discours du Président du Sénat à Laurent Lamothe

Haïti - Politique : Discours du Président du Sénat à Laurent Lamothe
09/05/2012 13:38:07


Haïti - Politique : Discours du Président du Sénat à Laurent Lamothe
Après le résultat du vote favorable des sénateurs à la Politique du Premier Ministre ratifié, Laurent Lamothe, le Sénateur Simon Dieuseul Desras, Président du Sénat, dans un discours de clôture adressée à Laurent Lamothe, renvoie ce dernier, sans concession, à ses responsabilités, lui demandant de se soumettre au Parlement, tout en lui rappelant [entre autres avertissements et menaces à peines voilées] que le dit Parlement peut le démettre de ses fonctions si jamais il venait à servir, d’autres intérêts que celui de la population...

Allocution de Simon Dieuseul Desras :

« Le Sénat de la République vous investit, monsieur le Premier Ministre, de sa haute confiance et vous habilite à mettre en œuvre votre programme de Gouvernement. La majorité fonctionnelle qui garantit la marche régulière et performante du Grand Corps vous sert aujourd’hui de tremplin pour accéder à la Primature. C’est un jeu de levier qui à la fois vous grise de fierté et vous grève de responsabilités.

Monsieur le Premier Ministre, souvenez-vous-en, vous êtes au timon d’un gouvernement républicain. Les devoirs de votre charge vous sont dictés par Jean Jacques Rousseau sous la plume du professeur Léon Duguit dans «Manuel de droit constitutionnel... « Le Gouvernement Républicain n’est qu’une commission, un emploi. L’individu ou les individus qui le forment n’ont point le caractère de représentants de la Nation ; ils sont de simples agents d’exécution, les commis du Parlement qui seul, représente la volonté nationale ; ils doivent rendre compte de tous leurs actes au Parlement devant lequel ils sont responsables ; ils doivent lui obéir en tout et ne peuvent exercer sur lui aucune action ».

La Constitution en ses articles 129-2, 129-3, 129-4 et suivants, 169-1, 172... consacre de manière exhaustive et péremptoire les postulats de la Doctrine sur la Responsabilité ministérielle et le Contrôle parlementaire.

Monsieur le Premier Ministre, Prenez garde, ne soyez pas obnubilé par les cimes altières ; ne versez pas dans les fantasmes délirants...

« Le pouvoir est comme une tête de méduse, celui qui en a vu le visage est incapable d’en détacher le regard »

Je vous assène « caveat, in limine litis », c’est-à-dire au seuil même du procès... pour affranchir votre gouvernement de la tentation de faire l’école buissonnière ; pour le soustraire aux rets de l’amnésie, pour lui éviter les murs de la solitude et l’empêcher de soliloquer lorsque viendront les temps d’opprobre et de déraison.

Monsieur le Premier Ministre, la croisade que j’entreprends à l’instant pour vous indiquer les voies de droit, prémunira votre pouvoir contre l’assujettissement aux fourches caudines de la convocation et de l’interpellation...

Monsieur le Premier Ministre, collaborez loyalement avec le Président de la République qui vous a choisi, nommé mais qui ne peut vous révoquer... Soumettez-vous par contre, au Parlement dont vous êtes l’émanation... et qui peut vous démettre de vos fonctions si vous vous égarez à servir les intérêts d’un homme, d’un clan, contre les intérêts du peuple haïtien.

Monsieur le Premier Ministre, Mesdames, Messieurs les Ministres et Secrétaires d’Etat, la crise tentaculaire et multiforme grimace à vos portes. Recourez à toutes les solidarités mécaniques et organiques pour la conjurer, pour la juguler...

Votre mandat, au vu des circonstances actuelles, vous commande de soulever des rochers, de déplacer des montagnes, de stopper les vents, de contrer les intempéries...

Il ne vous sera fait aucun passe - droit, il ne vous sera accordé aucun répit, il ne vous sera reconnu aucune circonstance atténuante...

Votre destin est tout tracé, vous allez au devant de grands boulevards de silence et d’incompréhension... Vous apprendrez à fredonner les refrains de Gethsémani : «Vous n’avez pas compris la portée du message, vous n’avez pas compris grand-chose à ma chanson »

Monsieur le Premier Ministre, la réalité qui s’étend à perte de vue, comme l’espace au bout d’une perspective, est faite de terrains fangeux, de marécages puants, de sables mouvants qui vous séparent de la terre promise, ou de l’eldorado. Vous n’êtes ni le fils de Janus, ni celui de Jupiter ; vous n’avez point marché sur les eaux, ni ouvert les yeux des aveugles... Vous êtes, ne vous en déplaise, condamné à rouler ce rocher... et à recommencer sans cesse...

Monsieur le Premier Ministre, il ne vous reste pour réussir que la charge révolutionnaire qui renverse la fatalité, la force de la jeunesse qui dégonfle les mythes, la profondeur du patriotisme qui construit la cité, la rigueur ou la véhémence qui tance et sanctionne, le dynamisme ou le courage qui rassemble, unit et sécurise, l’amour qui partage et oriente les regards dans la même direction ; la force qui cultive, qui bosse, qui sue pour le pain de chaque jour et l’espoir qui réveille la conscience nationale...

Monsieur le Premier Ministre, C’est la porte étroite... Le Parlement vous invite à vous délester de vos scories, de vos fioritures pour entrer au temple des principes qui donnent vie aux institutions républicaines et démocratiques dont le Parlement est l’icône.

Peuple Haïtien le Premier Ministre, Laurent Salvador Lamothe, franchit le Rubicon alors, « Alea Jacta est !» le sort en est jeté ! »



Simon Dieuseul Desras
Président du Sénat de la République
8 mai 2012


HaitiLibre

Wednesday, May 2, 2012

Haïti - Environnement : JetBlue Airways s'engage à planter 1 arbre pour chaque passager...



Haïti - Environnement : JetBlue Airways s'engage à planter 1 arbre pour chaque passager...
20/04/2012 10:05:55


Haïti - Environnement : JetBlue Airways s'engage à planter 1 arbre pour chaque passager...
La compagnie aérienne JetBlue soucieuse de l'environnement, s'engage à planter plus de 80,000 arbres dans les municipalités du Nord et du Nord-Ouest d'Haïti.

JetBlue Airways s'associe avec un partenaire de longue date, la Fondation Carbonfund.org pour planter un arbre pour chaque passager qui voyagera sur la compagnie JetBlue, le dimanche 22 Avril 2012, à l'occasion de la journée mondiale du « Jour de la Terre ». La compagnie aérienne ce jour-là, prévoit 83.000 passagers à travers son réseau qui dessert 70 villes.

Les arbres seront plantés à compter du Août 2012.

« Comme notre compagnie aérienne a un véritable intérêt d’investissement dans les communautés que nous desservons, nous avons pensé que la plantation d'un arbre pour chaque client, qui volera avec nous ce dimanche, illustre le mieux notre engagement » a déclaré Icema Gibbs, Directeur de la Responsabilité sociale, de JetBlue Airways.

S/ HaïtiLibre

Haïti - Social : Message de Michaëlle Jean aux expatriés de la République Dominicaine

Haïti - Social : Message de Michaëlle Jean aux expatriés de la République Dominicaine
23/04/2012 08:42:55


Haïti - Social : Message de Michaëlle Jean aux expatriés de la République Dominicaine
En présence de diplomates, de fonctionnaires dominicains, de représentants de la société civile et de la communauté haïtienne venue de différents points du pays, la Fondation Zile, a lancé vendredi 20 avril 2012, en République Dominicaine, « la Journée de la Diaspora ».

À cette occasion, Michaëlle Jean, l’Envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti, a adressé un message aux expatriés de la République Dominicaine. Mme Jean, n'ayant pu être présente ce jour à cette événement, son message a été lu par Mlle Magda Mathurin, jeune haïtienne qui travaille comme analyste politique à la Direction Stratégique et d’analyse de la Présidence dominicaine.

Message de Michaëlle Jean
Ottawa le 20 avril 2012

« Aux compatriotes d’Haïti vivant en République Dominicaine,

Je tiens à vous dire d’abord mon regret de ne pouvoir être avec vous à l’occasion du lancement par la Fondation Zile de la commémoration annuelle de la « Journée nationale de la Diaspora en République Dominicaine ».

J’aurais d’autant plus aimé y participer, que votre communauté représente le segment le plus ancien des Haïtiennes et des Haïtiens vivant à l’étranger et qui sont désormais répartis un peu partout dans le monde.

Où que nous soyons, autant il nous importe d’avoir des nouvelles du pays natal, autant nous nous intéressons au sort qui est fait ailleurs aux ressortissantes et ressortissants d’Haïti, à leurs réussites comme à leurs déboires. Ainsi, nous ne manquons jamais de nous mobiliser en solidarité avec nos frères et nos sœurs d’origine haïtienne en République dominicaine, de répercuter les réalités qui les accablent, de faire en sorte que leurs voix soient partout entendues et que leurs efforts soient reconnus.

Cette mobilisation n’est possible qu’en raison aussi de celle de nombreuses organisations de la société civile dominicaine qui prennent fraternellement et résolument la défense des droits des collectivités originaires d’Haïti.En mars 2010, aux lendemains encore extrêmement difficiles du tremblement de terre de janvier qui a durement frappé notre terre natale, j’ai tenu, en tant que gouverneure générale et commandante en chef du Canada, à me rendre, en rentrant d’Haïti, en mission officielle à Santo Domingo. J’ai pu, à cette occasion, non seulement rencontrer les autorités dominicaines, mais aussi de nombreuses associations citoyennes locales venues en renfort aux familles, aux enfants d’Haïti accueillis pour y recevoir des soins médicaux de toute urgence. J’ai constaté un rapprochement réel et un renforcement des liens entre les deux peuples de l’île.

Il est plus que temps que tombent les préjugés, la discorde, l’exploitation et que nous parvenions à unir nos efforts. Il est plus que temps de combler les fossés qui nous séparent. Il est plus que temps que votre force de travail, vos capacités, vos talents et vos apports notables à l’édification et à la prospérité de la République dominicaine soient pleinement valorisés.

Je salue le travail incessant de la Fondation Zile en ce sens.

Puisse une éthique du partage, de la coopération, du partenariat dans un esprit d’accomplissement, de dialogue et de totale réciprocité, être le gage de la relation à consolider entre les deux Républiques sur l’île de Quisqueya.

Je profite aussi de l’occasion pour exprimer avec cœur qu’il n’existe pas un peuple du dedans et un autre du dehors. Nous qui sommes d’Haïti formons un seul peuple dont les racines s’étendent à la terre entière. Nous sommes aussi issus d’une histoire dont le terreau et les leçons à tirer sont universels. Bien que des circonstances combien malheureuses m’aient jetées hors du berceau, comme des milliers d’autres, le pays ne cessera jamais de me marcher dans le sang.

Avec mes salutations les plus solidaires et fraternelles. »


Michaëlle Jean
Envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti

En savoir plus sur la Fondation Zile :
La Fondation Zile, est une entité humanitaire, dominico-haïtienne, sans but lucratif et neutre en matière politique. Elle défend le principe constitutionnel de la liberté des cultes, de croyance et de pensées, et propose des plans, des projets et des programmes d’activités et encourage des dynamiques susceptibles d’aider au dépassement des divergences historiques, et du même coup, au renforcement des liens fraternels et harmonieux entre la République Dominicaine et Haïti. La Fondation étend son champ d’action sur toute l’île et se spécialise dans des activités éducatives, sociales et culturelles. Ces activités se situent dans le cadre des relations bilatérales pour la coopération et le renforcement des liens d´amitiés entre les deux nations.

HL/ HaïtiLibre

Haïti - Reconstruction : Renforcement commercial entre le comté de Miami-Dade et Haïti

Haïti - Reconstruction : Renforcement commercial entre le comté de Miami-Dade et Haïti
23/04/2012 10:49:00


Haïti - Reconstruction : Renforcement commercial entre le comté de Miami-Dade et Haïti
Carlos Gimenez, le Maire de Miami-Dade accompagné du Commissaire de comté Jean Monestime [premier haïtien-américain élu à la Commission du comté], est en Haïti pour 48 heures, dans le but de renforcer les échanges et le commerce entre le comté de Miami-Dade et Haïti.

Durant son séjour, le maire rencontrera des représentants de l'Ambassade des États-Unis, des ministères de la Planification et des Affaires Étrangères. Un accord devrait être signé entre l'aéroport international de Miami et l'aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince visant à promouvoir le trafic de fret et de passagers entre les deux aéroports. De plus, dans le cadre de cet accord, les responsables de l'aéroport international de Miami, fourniront un soutien technique et logistique à leurs homologues haïtiens et échangeront des informations, notamment des données statistiques, marketing ainsi que des plans pour l'infrastructure aéroportuaire.

Pour le Maire Gimenez, dont c’est la première visite en Haïti « Avec le grand nombre d'Haïtiens-Américains, qui vivent à Miami-Dade, je pense qu'il est important que je vois sur place, comment nous pourrons les aider »

HL/ HaïtiLibre

Haïti - Télécommunication : Nouveau PDG de Voilà en Haïti

Haïti - Télécommunication : Nouveau PDG de Voilà en Haïti
24/04/2012 08:28:59


Haïti - Télécommunication : Nouveau PDG de Voilà en Haïti
Suite à l’acquisition fin mars, par le Groupe Digiciel de l’opérateur de téléphonie mobile haïtien « Voilà », Digicel-Haïti a annoncé hier lundi, la nomination de M. Noel Herrity comme nouveau Président Directeur Général de la compagnie Voilà. Le nouveau PDG se rapportera directement à Damian Blackburn, le Président Directeur Général de Digicel-Haïti, et sa nomination est effective immédiatement.

Commentant sa nouvelle fonction, Noel Herrity a déclaré « Il s’agit clairement d’une période intéressante pour rejoindre la compagnie Voilà qui entre dans une nouvelle phase en intégrant la famille Digicel. Les clients de Voilà sont habitués à recevoir un excellent service et des offres novatrices et je me suis engagé à faire en sorte que cela continue et qu’on aille de l’avant ».

Damian Blackburn, PDG de Digicel-Haiti a commenté « Je voudrais souhaiter la bienvenue à Noel au sein de la famille Digicel. Ensemble, Digicel et Voila se sont engagées à faire en sorte que nos clients bénéficient de la meilleure expérience mobile en Haïti ».

En savoir plus sur Noel Herrity :
Noel Herrity est un vétéran de l’industrie des télécommunications avec 25 ans d’expérience. Avant de rejoindre la famille Digicel, Noel a occupé durant 5 ans, la fonction de PDG au sein de Zantel en Tanzanie, une filiale d’Etilasat. Sous sa direction, Zantel a connu une croissance de 1.5 à 10% dans un marché hautement compétitif. Antérieurement à Zantel, Mr Herrity, fut le PDG de BTC au Botswana, durant 3 ans et a également occupé des postes clés dans des compagnies telles : Eircom et Western Connect.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-5305-haiti-telecommunication-digicel-group-acquiert-voila.html

HL/ HaïtiLibre

Haïti - Télécommunication : Renaissance de Télé Haïti en digital

Haïti - Télécommunication : Renaissance de Télé Haïti en digital
25/04/2012 10:55:01


Haïti - Télécommunication : Renaissance de Télé Haïti en digital
Alors que certains croyaient, que Télé Haïti, la première station de télévision par câble du pays, n'était plus qu'un bon souvenir [après sa fermeture suite aux importants dommages subit le 12 janvier 2010], un groupe de dynamiques entrepreneurs, les frères Patrice et Allen Bayard, respectivement Vice-Président et Président d’Access Haïti S.A. reprend le flambeau en misant sur les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC).

À sa fermeture en 2010, Télé Haïti offrait 21 chaînes [10 en français, 10 en anglais et une en espagnol], avec le nouveau projet, le nombre de chaînes augmente considérablement. Télé Haïti propose désormais jusqu’à 138 chaînes de programmation et environ 30 chaînes de musique pour les mélomanes. « Nous offrons une très grande variété de choix comparable à ce qu’il y a de meilleur au monde en incluant les thèmes les plus intéressants et des choix de langues », indique Patrice Bayard « Là où les choses changent, c’est que les nouveaux décodeurs n’utilisent plus la même technologie. C’est désormais la télévision digitale sans fil (Digital Wireless) avec des images diffusées en haute définition numérique [...] Avec les nouveaux décodeurs, en plus de la qualité, les clients auront aussi la possibilité de commander directement des films de leur choix (pay per view). »

Télé Haïti compte avoir sa propre chaîne de programmation locale comme autrefois. Elle est d’ailleurs en pourparlers avec des professionnels en vue de recommencer la diffusion du Télé Presse. Bien que Patrice Bayard ne soit pas encore en mesure d’indiquer la composition de l’équipe du Télé journal, il affirme que c’est pour lui une obligation de reprendre la diffusion des informations tant locales qu’internationales. « La mission du journal sera d’informer en toute objectivité sur le quotidien national et international sans pourtant faire de la politique partisane »

Patrice Bayard a confirmé que le souci du moment, était la reconquête de leur fidèle clientèle [de 2010] de la zone métropolitaine, indiquant que présentement, les signaux de la Télé Haïti fonctionnent à Port-au-Prince, Pétion-Ville, Delmas et les zones accessibles à partir de Boutilliers, soulignant qu'un très grand nombre de systèmes ont été installés en test depuis le mois de mars dernier. Sans trop de bruit, Télé Haïti a aussi commencé à enregistrer de nouveaux clients à travers les différents points de vente d’Access Haïti. Toutefois, le groupe compte étendre ses services sur tout le territoire à travers le réseau national d’Access Haïti SA. Les dirigeants espèrent que d’ici la fin de l’année, ils seront en mesure de couvrir au moins 3 villes de province notamment Cap-Haïtien, Gonaïves et Saint-Marc et au fur et à mesure s’étendre au reste du territoire.

Pour recevoir Télé Haïti, les techniciens doivent installer une antenne et un décodeur chez le client qui recevra les signaux sur son poste de télévision, que celui-ci soit digital ou non. À partir de 500 gourdes, Télé Haïti propose 4 plans de base, ainsi que la possibilité d’ajouter des bouquets thématiques.



  • Le plan « Léger », comprend 26 chaînes incluant CNN, History Channel, Gol TV ainsi que des chaînes locales.
  • Le plan « Super » offre 65 chaînes internationales et locales.
  • Le plan « Ultra » offre 102 chaînes.
  • Le plan « Complet » comprend toute la gamme des 138 chaînes et services disponibles.

Patrice Bayard confie avoir travaillé très dur pour remettre la Télé Haïti sur pied et espère que le public appréciera les nouveaux services à leur juste valeur.

HL/ Joël Lorquet / HaïtiLibre

Haïti - Social : Bonnes nouvelles pour les agriculteurs et la population

Haïti - Social : Bonnes nouvelles pour les agriculteurs et la population
26/04/2012 08:52:07


Haïti - Social : Bonnes nouvelles pour les agriculteurs et la population
Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Étrangères a signé, mercredi 25 Avril au Palais National, un accord tripartite de coopération avec le Vice-ministre des Affaires Étrangères du Venezuela, M. Temir Porras, et l'Ambassadeur d'Argentine en Haïti, M. Marcelo Sebaste, portant sur l'agriculture, l'identification et l'alphabétisation.

Cet accord tripartite Haïti-Venezuela-Argentine, concerne entre autres, un don d’équipements pour l'amélioration du secteur agricole, équivalent à un montant de 15 millions de dollars américains incluant l'assistance technique.

Les équipements fournis par le Venezuela comprendront : un lot de 100 tracteurs 4 X 4 (80 à 100 HP) ; des équipements pour le labourage vertical ; des charrues à dents ; des semoirs ; des herses à disques ; des pulvérisateurs ; des épandeurs de fertilisants ; des pompes d’irrigation de 3 et 4 pouces permettant d'exploiter les petits points d'eau ; des pompes submersibles ; des équipements d'irrigation goutte à goutte ; des réservoirs d'eau ; 10,000 brouettes ; 20,000 jeux d’outils aratoires ; des pièces de rechange pour l’entretien et la réparation de la machinerie et des silos pour conserver les récoltes et semences (collectif et familial) seront également distribués aux autorités haïtiennes pour encourager la production nationale.

Des visites de terrain et des échanges réguliers seront organisés entre le Ministère de l'Agriculture, les spécialistes de l'Institut National de Technologie Agricole (INTA) de l'Argentine et son Homologue vénézuélien afin d'assurer la formation et l'adéquation de ces équipements aux besoins réels d’Haïti en matière de développement agricole, tout mettant en place un Organisme étatique chargé de la recherche et de la vulgarisation agricole.

La signature de cet accord, réalisée en présence de l'Ambassadeur d'Argentine au Venezuela, M. Carlos Cheppi, de techniciens argentins, du Secrétaire d'Etat à l'alphabétisation, Mme Milaine Alexandre, et du Directeur Général de l'Office Nationale d'Identification (ONI), M. Jean-Baptiste Saint-Cyr, porte également sur le renforcement des capacités de l'ONI à travers un projet d'identification dont les principaux objectifs sont : monter une base de données fiable de tous les citoyens; moderniser le système existant; réhabiliter les structures physiques régionales; interconnecter les bureaux entre eux et le bureau central; travailler à la ratification de la loi cadre pour l'intégration de l'Etat civil au sein de l'ONI; équiper l'ONI de matériels modernes de plus grandes capacités; créer huit mille emplois directs et faciliter les autres institutions partenaires à l'accès aux informations qui peuvent leur être utiles dans le cadre de leur mission spécifique.

Le volet alphabétisation inscrit dans le cadre de cet accord consistera à alphabétiser 600,000 personnes à travers le projet « Wi mwen kapab » et 400,000 autres personnes par le biais de « l'alphaprésentiel » basé sur la réalité de chaque communauté.

Le Chancelier Lamothe croit que le renforcement de la coopération Sud-Sud peut contribuer au développement durable d'Haïti et, en ce sens, s'engage à multiplier ses efforts pour replacer le pays comme partenaire de choix pour les États frères de la région.

HL/ HaïtiLibre

Haïti - Énergie : Électrification de la ville de Terrier-Rouge

Haïti - Énergie : Électrification de la ville de Terrier-Rouge
26/04/2012 09:14:24


Haïti - Énergie : Électrification de la ville de Terrier-Rouge
Me Thierry Mayard-Paul, Ministre de l’intérieur et des Collectivités Territoriales a pris des mesures rapides pour réaliser l’électrification de la ville de Terrier-Rouge. Durant une visite dans cette commune, vendredi 20 avril, le Ministre a annoncé le démarrage des travaux pour le jeudi 26 Avril 2012. Ce déplacement du Ministre de l’intérieur, fait suite à une situation de tension enregistrée dans le département du Nord-Est où les riverains de Terrier-Rouge avaient barricadé la route reliant la ville du Cap-Haïtien à celle de Fort-Liberté, pour réclamer aux autorités locales de l’électricité dans la commune.

Me Mayard-Paul a immédiatement adressé les requêtes au Secrétaire d’État à l’Énergie, René Jean Jumeau et au Secrétaire d’Etat aux Travaux Public, Philippe Cinéas. La signature d’un accord avec la compagnie Elmecen, chargée de l’exécution des travaux dans la ville, a été rendue effective le jour même. Un montant de trois millions de gourdes a déjà été débloqué pour le démarrage de ce projet.

Accompagné du Délégué Départemental, Hugo Charles, du Maire de la ville, David Jean-Louis et du Directeur de la Police, Abner Vilmé, le Ministre Mayard-Paul a écouté les habitants de la ville et les a informé des démarches entreprises et des résultats obtenus. La population a exprimé sa satisfaction devant la solution rapide apportée par le ministre.

HL/ HaïtiLibre

Haïti - Économie : Hillary Clinton parle d’Haïti devant plus de 350 investisseurs de haut niveau

Haïti - Économie : Hillary Clinton parle d’Haïti devant plus de 350 investisseurs de haut niveau
27/04/2012 11:49:55


Haïti - Économie : Hillary Clinton parle d’Haïti devant plus de 350 investisseurs de haut niveau
La Secrétaire d'État Hillary Clinton accueille ce 26 et 27 avril le premier Forum mondial de l'économie (Global Impact Economy Forum) au Département d'État et à l'Université de Georgetown McDonough School of Business, à Washington, DC. Ce Forum réuni plus de 350 investisseurs de haut niveau, dirigeants d'entreprises, des entrepreneurs, des philanthropes, des universitaires et des dirigeants du gouvernement américain de la Maison Blanche, du Département d'État, du Commerce et du Trésor, de l'Overseas Private Investment Corporation, et de l'Agence américaine pour le développement international.

Au cours de cet important Forum, Hillary Clinton, parlant d’Haïti a déclaré « [...] regardez le Nord d'Haïti, grâce à sa proximité du marché américain, la région a un grand potentiel pour être une plaque tournante régionale de manufacturier régional. Mais depuis des décennies, malgré l'intérêt, il y avait un manque d'installations industrielles, un approvisionnement limité en électricité, des ports inadéquats, lesquels ont freiné l'investissement privé [...]

Donc, l'an dernier, en collaboration avec le Gouvernement d'Haïti et la Banque Interaméricaine de Développement, le Département d'État a facilité un partenariat public-privé de 500 millions de dollars avec le fabricant de vêtements coréen de premier plan Sae-A. Ce partenariat permettra de développer un parc industriel compétitif au niveau mondial dans le Nord d'Haïti, un des plus importants dans les Caraïbes. Il comprendra une centrale électrique sur place, une installation de traitement des eaux usées et des résidences. Sae-A estime que cela va créer 20,000 emplois [à cours terme] et qu'ils vont investir plus de 70 millions de dollars dans le Nord d'Haïti.

La région continuera à bénéficier des investissements en cours dans les logements et cliniques de santé, un nouveau port à conteneurs et des projets d'électrification pour les villes qui entourent le parc industriel. Sae-A a commencé à s’installer cette semaine dans ses deux premiers nouveaux bâtiments de 100,000 pieds carrés et nous prévoyons que d'autres locataires suivront un peu plus tard dans l'année... »


HL/ HaïtiLibre

Haïti - Religion : Le Maire de Delmas confie le pays à l’Éternel !

Haïti - Religion : Le Maire de Delmas confie le pays à l’Éternel !
29/04/2012 08:45:11


Haïti - Religion : Le Maire de Delmas confie le pays à l’Éternel !
Wilson Jeudy, le Maire de Delmas, accompagné de Jacques Maurice, le Directeur Général de Radio Shalom et de quatre pasteurs de la commune, a annoncé jeudi en conférence de presse, tenue au Palais Municipal, sa décision de confier le pays à l’Éternel. En ce sens, le Maire prévoit d’organiser une grande croisade spirituelle à compter de ce dimanche jusqu’au 6 mai 2012 autour du thème : « nan sa nou ye jodi a, sèl ou menm ki ka di yon mo pou nou »

Selon le Maire Jeudy, cette initiative vise à apporter une réponse aux différents problèmes confrontés par le pays ces derniers temps. « Quand les crises politiques, sociales, économiques et environnementales s’imposent et quand les solutions tardent à être trouvées, il faut se tourner vers le Seigneur », a déclaré le premier citoyen de la commune de Delmas.

Jacques Maurice, a salué l’initiative du Maire, estimant important d’implorer le Créateur, invitant toute la population à participer à cette manifestation spirituelle, question de prier pour le Président haïtien, les membres de la Police Nationale, les Parlementaires et tous les autres secteurs de la société.

Le Révérend Pasteur Joël Pierre de l’église Union Baptiste de Nazon, abonde dans le même sens et croit que l’idée d’organiser une croisade évangélique n’a pas été prise au hasard par le Maire de Delmas « Si le Maire a jugé bon de réaliser ce projet spirituel, c’est parce que l’esprit de Dieu l’habite et l’anime... »

Wilson Jeudy espère que tous les chrétiens adhéreront à cette croisade pour le salut de la Nation et pour qu’Haïti retrouve la voie du progrès et du changement...

HL/ HaïtiLibre

Haïti - Technologie : Surveillance en temps réel des risques météorologiques

Haïti - Technologie : Surveillance en temps réel des risques météorologiques
01/05/2012 10:10:58


Haïti - Technologie : Surveillance en temps réel des risques météorologiques
Sutron Corporation, un leader mondial en systèmes de surveillance hydrologique, météorologique et océanique, a annoncé la signature d’un important contrats pour Haïti.

Sutron a signé un contrat de sous-traitance avec Chemonics International Inc., pour le projet « Initiative des bassins versants pour les ressources naturelles et environnementales nationales » (Watershed Initiative for National Natural Environmental Resources - WINNER) financé par l'USAID.

Ce projet comprend la conception, la fourniture, l'installation, les tests et la formation pour un système d'alerte contre les risques météorologiques « Flood Warning System » (FWS) dans le couloir du Cul-de-Sac, qui comprend la Rivière Grise et la Rivière Blanche.

Sutron fournira et installera un système de collecte de données en temps réel utilisant à la fois le mode de transmission numérique par cellulaire et le système de satellites Iridium.

Le système comprendra un système d'alerte sonore, pour avertir les habitants des dangers météorologiques imminents déclenchés automatiquement à partir des données recueillies ; une station centrale chargée de recevoir et traiter les transmissions cellulaires et satellite ; les terminaux informatiques ; l’alimentation électrique de secours en cas de coupures électriques et un programme complet de formation pour le personnel (Haiti Watershed and Flood Warning).

Haiti Libre

Haïti - Technologie : Le plus grand projet d'énergie solaire en Haïti

Haïti - Technologie : Le plus grand projet d'énergie solaire en Haïti
01/05/2012 10:44:28


Haïti - Technologie : Le plus grand projet d'énergie solaire en Haïti
L’hôpital de Mirebalais le plus grand hôpital universitaire public d’Haïti hors de la capitale qui ouvrira ses porte à l’automne 2012 ; offrira des services disponibles nul part ailleurs dans le pays. D’une superficie de 180,000 pieds carrés, le nouvel hôpital comprendra entre autres : six salles d'opérations, une clinique externe avec environ 20 salles de consultations, des zones naturelles d'attentes, une salle d'urgence, une salle pour les dossiers médicaux, un espace pour recevoir et former 140 étudiants et médecins résidents, un laboratoire, une pharmacie, des bureaux administratifs.... Cet hôpital, géré conjointement par Partners In Health/Zanmi Lasante (PIH/ZL) et le Ministère de la Santé, offre la particularité d’être le plus grand projet d'énergie solaire en Haïti.

Avec 1,800 panneaux solaires fournissant 400 kilovolts-ampères (KVA) d'électricité, Mirebalais abrite aujourd'hui le plus grand projet d'énergie solaire en Haïti. L'électricité produite, alimentera l'hôpital durant le jour et fera économiser à Partners In Health (PIH) une grande partie de l'argent sur la facture d'électricité qu'elle pourra ainsi investir à l'usage des soins aux patients. Basé sur les prix actuels de l'énergie en Haïti, les panneaux se rembourseront en moins de trois ans. L'utilisation de l'énergie solaire est l'un des nombreux composants innovants de cet hôpital qui, dans l'ensemble, ouvre la voie à la fourniture d'un niveau élevé de soins et de traitement pour la population d’Haïti.

L'utilisation de l'énergie solaire n'est pas nouveau pour PIH. L'organisation utilise déjà cette source d’énergie à son Hôpital de Lacolline en Haïti, au Centre de St Michel à Boucan Carre. Ces projets démontrent que l'énergie renouvelable est non seulement possible dans les milieux démunis en ressources, mais préférable.

Paul Farmer, le Co-fondateur de PIH a déclaré « contrairement aux groupes électrogènes fréquemment utilisés par les organismes d'aide, l'énergie solaire ne nécessite que très peu de maintenance. Vous n'avez pas besoin de faire une maintenance planifiée du moteur et de remplacement de filtres, vous avez juste besoin d'éloigner les oiseaux afin qu'ils ne nichent pas dans les panneaux. Dans sa conception actuelle, ce système peut fournir 25 ans d'électricité sans problème. »

Les panneaux solaires utilisés dans ce projet sont fabriqués par Solectria Renewables LLC de Lawrence, au Massachusetts, un partenaire de Sullivan & McLaughlin sur les projets précédents, et ont été choisis pour leur durabilité. Une fois que le système est en marche, le public sera en mesure de suivre le rendement de l'énergie solaire à l'hôpital en ligne sur internet.



Globalement, le projet représente une étape importante dans l'utilisation de l'énergie renouvelable dans les projets de santé et de reconstruction. Les travailleurs humanitaires expérimentés, sont souvent habitués au bruit, la fumée, et les frais d'alimentation par génératrice, alors que l'énergie solaire est plus propre et plus rentable sur le long terme. Toutefois, les restrictions par les gouvernements et les donateurs internationaux, font qu'il est souvent difficile pour les organismes d'aide, de passer à l'énergie solaire. Grâce à ses projets d'énergie solaire, PIH « montre ce qui peut être fait » a expliqué Jack Manderson, un des membres de l'équipe de construction.

Haïti - Agriculture : «L'urgence ne peut pas être une option»

Haïti - Agriculture : «L'urgence ne peut pas être une option»
02/05/2012 09:09:35


Haïti - Agriculture : «L'urgence ne peut pas être une option»
Le 1er Mai, fête de l'agriculture et du travail, le Président Martelly, dans son discours à Damien, a saisi l’occasion pour demander au Ministre de l'Agriculture, Hébert Docteur, d’accélérer le processus de réhabilitation des fermes agricoles, nécessaire à la relance de la recherche agronomique et du défi que représente la dégradation de notre environnement.

«... je saisis l'occasion pour demander au Ministre de l'Agriculture d’accélérer le processus de réhabilitation des fermes agricoles récemment enclenché et nécessaire à la relance de la recherche agronomique [...] la mise en place d'un programme nationale de vulgarisation des technologiques, le renforcement de la mécanisation agricole, la modernisation des techniques d'irrigation par l'extension du système goutte à goutte, la maitrise de la culture en serres et j'en passe [...]

Nous ne pouvons pas parler de l'agriculture sans parler de notre environnement qui se dégrade, les dernières pluies ont continué à emporter toutes nos terres arables [+ de 35 millions de tonnes/an] ; l'aménagement des bassins versants nécessitant du temps, la seule stratégie possible pour le moment, consiste à curer les rivières et ravines dans les zones à risque, à consolider les berges afin de faciliter l'évacuation des eaux, à empêcher et détruire les constructions anarchiques [...] Des instructions ont été passées en ce sens, aux instances concernées [...] afin de parer au plus pressé, mais l'urgence ne peut pas être une option [...] »


S/ HaïtiLibre

Haïti - Économie : Le Chef de l’État lance un appel pour le paiement des taxes...

Haïti - Économie : Le Chef de l’État lance un appel pour le paiement des taxes...
02/05/2012 12:06:18


Haïti - Économie : Le Chef de l’État lance un appel pour le paiement des taxes...
À l’occasion de la fête du travail et de l’agriculture, le 1er Mai, le Président Martelly à Croix-des-Missions (Damien), lors de son discours de clôture de la traditionnelle foire agro-industrielle, a formulé ses vœux de prospérité au peuple haïtien et renouveler sa volonté d’accompagner les agriculteurs en vue d’améliorer les conditions d’existence des haïtiens. À cette fin, le Chef de l’État a annoncé la réhabilitation de 10,000 maisons en milieu rural le cadre du projet « de réhabilitation de l’habitat rural haïtien au profit des agriculteurs ».

Saluant le courage des ouvriers haïtiens et des investisseurs qui ont accepté d’investir leurs capitaux malgré les difficultés de l’environnement macroéconomique du pays le Chef de l’État à lancé un appel à la conscience citoyenne, rappelant que pour que l’État puisse donner des services il fallait que tous aide le gouvernement à faire rentrer l'argent dans les caisses de l'État.

«... j’envoie un grand coup de chapeau à toutes les personnes qui investissent toujours dans le pays, et sans qui le chômage serait pire et notre situation plus grave. De la même façon, j'en profite pour saluer avec respect tous les jeunes hommes et jeunes filles, adolescent et adultes, qui chaque jour, travaillent dur et qui permettent aux investisseurs, les personnes qui donnent du travail, d’être là. Parce qu'il n'y a pas de travailleurs sans investisseurs, il n'y a pas d'investisseurs non plus sans travailleurs. »

Saluant le secteur syndical et le secteur patronal avec beaucoup de respect et d'admiration le Président Martelly a rappelé « [...] l'État ne peut pas offrir plus de service, ne peut pas améliorer l'environnement de travail si vous ne payer pas vos taxes. Si vous ne payer pas ce qui est dû lorsque vous recevez vos marchandises l'État ne peut pas offrir de services. Il ne peut pas asphalter les routes, fournir de l'électricité, construire des hôpitaux, des centres de santé, l'État ne peut pas faire ça, s’il ne fait pas rentrer de l'argent.

[...] qui dit travail, dit production, qui dit production, dit développement, qui dit développement dit beaucoup d'argent qui va entrer dans les caisses de l'État. Je voudrais faire appel à votre conscience citoyenne, pour que vous compreniez que c'est un État de services que nous voulons mettre sur pied. Pour que cela soit fait, il faut que vous nous aidiez à faire rentrer l'argent dans les caisses de l'État. Si vous travaillez, il faut que vous payez des taxes ; si vous produisez et vendez, il faut payez des taxes et lorsque vous payez vos taxes, comme ça doit, l'État va vous offrir beaucoup de services [...]

Toutes les initiatives mise en place ne pourront pas continuer sans la contribution de tous les travailleurs, tous les employés. Je compte sur vous tous, qui êtes là aujourd'hui, qui êtes les forces vives du pays pour aider l'État haïtien à devenir un État indépendant, un État qui crée des emplois [...] nous allons continuer à investir pour que nos ports puissent réouvrir, qu'ils puissent être restructurés, pour nous permettre de faire entrer encore plus d'argent. De la même façon que nous allons continuer à investir pour que nos frontières ne soient plus des passoires [...] »


S/ HaïtiLibre

Haïti - Agriculture : Le salut d’Haïti dépend de l'union de tous les Haïtiens

Haïti - Agriculture : Le salut d’Haïti dépend de l'union de tous les Haïtiens
02/05/2012 12:33:11


Haïti - Agriculture : Le salut d’Haïti dépend de l'union de tous les Haïtiens
Le Bureau régional des affaires sociales du Sud-Est de Petit-Goâve a marqué la fête du travail et de l'agriculture, ce 1er mai 2012, en organisant avec différents secteurs de la ville une journée de réflexions sur les problèmes liés à l'agriculture et au chômage. Différentes personnalités ont pris la parole au cours de cette journée.

« Notre couverture végétale diminue chaque jour. Le reboisement du pays apparait comme un impératif et les citoyens doivent en conséquence, planter chacun un arbre, afin d’améliorer la couverture végétale et lutter contre d’éventuelles inondations » a déclaré dans son intervention, M. Abdallah Moncy, le Directeur Général de la Mairie.

De son côté, Me Arentz Mars, le Représentant de la justice, a soutenu que du point de vue économique le pays régressait, qu’il était passé du statut d’exportateur à celui d’importateur « [...] du point de vue économique, notre pays régresse, nous importons des produits alimentaires, tandis qu'autrefois nous exportions du café, du coton et d'autres denrées. Aujourd'hui, nous n'exportons presque plus rien. Il nous faut relancer la production nationale pour que nous puissions avoir notre indépendance économique. Sans l’indépendance économique, le pays n'ira nulle part. Une prise de conscience collective s’avère nécessaire en Haïti, imitons nos grands parents qui nous ont légué des arbres. Chacun de nous, doit planter un arbre comme c’était le cas autrefois a l'occasion du 1er mai [...] le salut d’Haïti dépend de l'union de tous les Haïtiens. »

Monsieur Rathon Rosman, le Directeur du bureau régional des Affaires sociales de Petit-Goâve, a lancé un appel à l'investissement national et international pour l’avancement du pays et à l'harmonie entre les patrons et les ouvriers pour la bonne marche des entreprises. Soulignant le manque de matériels et l'absence de moyens de déplacement (véhicules et motocyclettes) auquel fait face le bureau des Affaires sociales qui doit desservir Léogâne, et Grand-Goâve il a demandé aux autorités concernées de lui fournir les moyens de fonctionnement.

Quant au Directeur du bureau agricole communal de Petit-Goâve, Sterlin Frenel, il s'est adressé au sens civique et patriotique de la population « Chaque citoyen doit bien accomplir sa tâche, quel que soit son secteur d’activité. Mettons-nous au travail, Haïti n'est pas pauvre, ce sont les Haïtiens qui le sont... Si nous le désirons, nous pourrons faire progresser notre pays. »

La Journée de réflexions s'est achevée par une distribution d’outils agricoles aux représentants des organisations paysannes et socio-professionnelles de la ville.

HL/ HaïtiLibre / Guyto Mathieu (Correspondant Petit-Goâve)