Haïti: « A qui profite le faux »? s'interroge Chantal Volcy Céant, épouse du notaire Jean-Henry Céant - candidat malheureux à la récente présidentielle. Celle qui pose la question n'entend pas admettre la thèse d'erreur matérielle mis en avant par certains parlementaires. « Il y a une volonté manifeste de manipuler certains articles. La diaspora et double nationalité ont été mis en avant pour accomplir cette duperie », a analysé Mme Céant dans une interview accordée au journal.
Ancienne étudiante en droit à l'université Quisqueya, Chantal Volcy Céant préfère s'exprimer en tant que simple citoyenne pour lancer un appel à l'annulation de l'amendement, publié dans Le Moniteur. Ce n'est pas Me Reynold Georges qui dira le contraire, après avoir mesuré la gravité de la fraude. « Un faux ne peut-être une loi », s'exclame l'ancien membre de l'assemblée constituante qui a donné naissance à la Constitution de 1987 ! C'est comme si un pays procède à une saisie de drogue et il met ce produit illicite en vente libre, soutient le juriste. « Le nouveau président de la République Michel Martelly doit constater la nullité de cet amendement d'un tel acte », estime l'avocat tout en demandant des sanctions à l'encontre de tous ceux qui sont mêlés à « ce crime ».
Outré lui aussi par la publication dans le journal officiel de la République, le sénateur Youri Latortue garde encore l'espoir de sauver les amendements constitutionnels adoptés par le Parlement. Le président de l'assemblée nationale, estime le chef de file du parti Ayiti An Aksyon (AAA), doit prendre les mesures nécessaires pour apporter les correctif afin de sauver l'amendement. « Si ce sont des erreurs matérielles, on peut les corriger. Si c'est autre chose, ce sera très difficile de trouver une solution », avance plutôt prudent le sénateur Latortue.
« Minutes disparues » ?
En attendant d'élucider les choses, le député Jean-Tholbert Alexis a révélé, mardi, « la disparition du document qui contient les minutes de l'amendement au Palais législatif. « C'est grave et bizarre, la disparition des minutes de la séance d'amendement. D'autant que le texte publié dans Le Moniteur est un faux », a réagi le représentant de Croix-des-Bouquets/Thomazeau à la 49e législature. La justice, dit-il a son mot à dire et nous n'allons pas rester les bras croisés en tant que parlementaires. « Ces pratiques doivent cesser », a martelé le député Alexis.
The main purpose of this blog is to allow all Haitians and friends of Haiti to share their opinions on how we could rebuild the country. After the Earthquake, the country was devastated. A lot of people have been killed, just because we did not take our responsibilities to follow all the rules that govern the Mother Nature. Now the time is come for us to change our look and our way of thinking. Let's work together to change Haiti. If They Can, We Can. God Bless you! God bless Haiti!
Thursday, May 26, 2011
Monday, May 23, 2011
Daniel Gérard Rouzier réponds aux questions de Michel Martelly
23/05/2011 10:24:09
Dans une émission spéciale à la télévision d’État (TNH), Daniel Gérard Rouzier a répondu aux questions que lui posait le Président Michel Martelly. Nous reproduisons quelques passages importants de cette entrevue, où le Premier Ministre désigné, dévoile un peu plus sa personnalité et son rôle comme éventuel futur Premier Ministre d’Haïti.
Michel Martelly : « Daniel j'aimerais que tu m'expliques, je connais ton amour pour le pays mais je constate que tu as beaucoup hésité, cela t’as pris 3 à 4 mois avant que tu accepte ce poste, pourquoi?
Daniel Gérard Rouzier : ...pour moi, participer dans le Gouvernement, assumer le rôle du Premier Ministre, c'est une vocation, c'est un rôle qui est presque le rôle que l'on confie à un prêtre ou à un pasteur, pour qu'il aide, pour qu'il aille aider une population à sortir d’une situation difficile dans laquelle elle se trouve... Un tel poste, demande beaucoup de sacrifice et je ne savais pas, si j'avais, à l'intérieur de moi, toute la force et le courage nécessaire [...] le Bon Dieu m'a béni au delà de mes meilleures espérances, je suis une personne qui a bâti des entreprises, mais pour servir à tes cotés, je dois remettre ma démission de toutes ces entreprises, ce que j'ai fait. Je dois également donner ma démission, d'une institution qui me tient beaucoup à cœur, l’ONG « Food for the Poor », où j’ai reçu ma vie de foi, au coté du peuple... J'ai également une carte de résidence américaine, comme j'ai étudié à l'extérieur, j'ai vécu 8 ans aux États-Unis. Quand je suis retourné en Haïti, j'avais près de 26 ans, donc cela fait près de 24 ans que je suis dans le pays et que je travaille, mais j'ai une carte de résidence, que je dois remettre également.
Il y a aussi ma famille qui malheureusement [...] vit à l'extérieur du pays en raison du kidnapping de ma femme, le 30 décembre 2005... Lorsqu’après 10 jours, les ravisseurs m’ont rendu ma femme vivante, elle n'était pas en forme psychiquement, elle a été obligée de quitter le pays et actuellement elle est en thérapie avec mes enfants. Nous essayons de reconstruire notre vie, notre foyer, cela fait 25 ans que je suis marié avec ma femme. Avec ce poste, je vais être obligé de moins voir ma famille, car je ne pourrai pas voyager autant. [...] Je n’étais pas sûr que j'aurai la force et le courage de faire autant de sacrifices. C'est ta persistance... le rêve que tu m'as vendu [...] tu m'as fait réaliser les responsabilités que j'avais, pas seulement par rapport à toi [...] mais surtout par rapport au Bon Dieu et par rapport au peuple qui attend le changement. [...] C’est pour t'aider à faire atterrir les promesses que tu leur à faites [...] que je suis ici aujourd'hui avec toi.
[...] une chose qui est très claire [...] tu me demande de devenir Premier Ministre d'un Gouvernement qui aimerait qu'il y ai moins d'ONG dans le pays [...] et moi, en tant que Président du conseil de « Food for the Poor » d’où je vais démissionner, comme je te l’ai dit, lors de ma prise de fonction j’ai dit que ma première mission était de faire disparaître cette ONG d'Haïti [...], nous ne pouvons pas la faire disparaitre du jour au lendemain, parce qu’il y a des gens qui ont besoin d'elle pour manger, pour avoir une maison... Mais, sous ta direction, sous ton leadership, nous allons construire un pays, où il y aura de moins en moins de besoins pour que « Food for the Poor » ou que n'importe quelles autres ONG aient besoin de s'établir en Haïti.
Michel Martelly : Comment conçois-tu la façon de m'accompagner pour me permettre de faire de mes promesses, des réalités ? [...] j'ai promis... j'ai promis à la population... Aujourd'hui, tu es désigné, mais quand tu seras nommé Premier Ministre, tu seras le Chef du Gouvernement [...] c'est toi qui fera en sorte, que ce que j'ai promis, se réalise ou pas. Quels plans as-tu ? [...] Que vas-tu faire ? Que me promets-tu aujourd'hui, devant la Nation, parce que moi j'ai fait une promesse, c'est pour cela qu'ils m'ont élu [...] Aujourd'hui comment vas-tu leur apporter des résultats ?
Daniel Gérard Rouzier : ...la première chose [...] tu m'as expliqué clairement ce que tu voulais pour le peuple, tu as un programme à quatre «E» : Éducation, Environnement, État de droit et Emploi, mon rôle, c'est de mettre en place un programme économique qui va assurer que nous allons délivrer ces quatre points. Nous avons, comme tu le sais, une équipe qui travaille sans relâche près de 15 heures par jour, pour que nous ayons des feuilles de route sur l'économie, la santé, les affaires étrangères, le droit, la police, les forces armées, la sécurité sociale et nous allons les inclure dans la plateforme économique que nous construisons pour toi.
Nous identifions également les ressources qui vont nous permettre de trouver l'argent pour réaliser les promesses que tu fais. Je sais que la tâche ne sera pas facile, car il y a beaucoup de choses à faire, mais en même temps, je sais qu’avec la volonté que tu as, que j'ai, avec le savoir faire que nous avons, la volonté du peuple à travailler, à créer des richesses [...] nous allons réussir pour que ton programme arrive à terme. Mais, il y aura des sacrifices, des sacrifices que tu as déjà commencé à faire, que je suis prêt à faire et que le peuple va devoir faire également, afin de trouver toutes les ressources nécessaires pour faire atterrir ce programme dans les meilleurs délais.
Michel Martelly :... tu as une tendance à mettre les gens en confiance, les gens sont rassurer lorsqu'il te voit et je crois que le secteur privé des affaire en Haïti est également rassuré. Pourquoi, ces institutions financières te voient-elles d'un bon œil ? Est ce que c'est parce que tu as déjà fait des affaires avec elles ? Comment sens-tu le secteurs des affaires et quel est ton mot de la fin?
Daniel Gérard Rouzier : ... Nous avons monté une centrale électrique à Cité Soleil, c'est un projet de 59 millions de dollars, 14 millions de dollars levés entre 58 investisseurs et la balance, ce sont des institutions financières internationales qui l’ont mit à notre disposition. Nous avons l'habitude de travailler avec ces institutions, nous savons ce qu'elles veulent entendre, quel comportement il faut avoir pour qu'elles sentent que la personne en face d’elle, est responsable, une personne qui sait ce qu'est un engagement, une personne en qui elles peuvent faire confiance. En ce sens, je suis habitué à trouver des prêts importants déjà, pour mes propres entreprises et je les honore [...] que ce soit au niveau national ou international je crois que j'ai une réputation qui parle d'elle-même et qui veut que je sois une personne qui respecte ses engagements [...]
Comme tu m'as demandé un mot de la fin, je veux te dire merci, merci de me faire confiance et de me confier une charge aussi importante, je veux que tu sache que je vais faire tout mon possible pour ne pas démérité de cette confiance. Je veux que la population sache qu'en face d'elle, il y a une personne qui a vraiment la foi, avec une attitude essentiellement judéo chrétienne, que je comprends la responsabilité divine qui est dans mes mains et je l'assume. Je crois être capable de mener cette tâche à bon port, de manière à faire atterrir les désirs de la population, le désir de voir un pays meilleur pour ses enfants, un rêve haïtien où tous les parents puissent élever leurs enfants dans la dignité... »
Michel Martelly : « Daniel j'aimerais que tu m'expliques, je connais ton amour pour le pays mais je constate que tu as beaucoup hésité, cela t’as pris 3 à 4 mois avant que tu accepte ce poste, pourquoi?
Daniel Gérard Rouzier : ...pour moi, participer dans le Gouvernement, assumer le rôle du Premier Ministre, c'est une vocation, c'est un rôle qui est presque le rôle que l'on confie à un prêtre ou à un pasteur, pour qu'il aide, pour qu'il aille aider une population à sortir d’une situation difficile dans laquelle elle se trouve... Un tel poste, demande beaucoup de sacrifice et je ne savais pas, si j'avais, à l'intérieur de moi, toute la force et le courage nécessaire [...] le Bon Dieu m'a béni au delà de mes meilleures espérances, je suis une personne qui a bâti des entreprises, mais pour servir à tes cotés, je dois remettre ma démission de toutes ces entreprises, ce que j'ai fait. Je dois également donner ma démission, d'une institution qui me tient beaucoup à cœur, l’ONG « Food for the Poor », où j’ai reçu ma vie de foi, au coté du peuple... J'ai également une carte de résidence américaine, comme j'ai étudié à l'extérieur, j'ai vécu 8 ans aux États-Unis. Quand je suis retourné en Haïti, j'avais près de 26 ans, donc cela fait près de 24 ans que je suis dans le pays et que je travaille, mais j'ai une carte de résidence, que je dois remettre également.
Il y a aussi ma famille qui malheureusement [...] vit à l'extérieur du pays en raison du kidnapping de ma femme, le 30 décembre 2005... Lorsqu’après 10 jours, les ravisseurs m’ont rendu ma femme vivante, elle n'était pas en forme psychiquement, elle a été obligée de quitter le pays et actuellement elle est en thérapie avec mes enfants. Nous essayons de reconstruire notre vie, notre foyer, cela fait 25 ans que je suis marié avec ma femme. Avec ce poste, je vais être obligé de moins voir ma famille, car je ne pourrai pas voyager autant. [...] Je n’étais pas sûr que j'aurai la force et le courage de faire autant de sacrifices. C'est ta persistance... le rêve que tu m'as vendu [...] tu m'as fait réaliser les responsabilités que j'avais, pas seulement par rapport à toi [...] mais surtout par rapport au Bon Dieu et par rapport au peuple qui attend le changement. [...] C’est pour t'aider à faire atterrir les promesses que tu leur à faites [...] que je suis ici aujourd'hui avec toi.
[...] une chose qui est très claire [...] tu me demande de devenir Premier Ministre d'un Gouvernement qui aimerait qu'il y ai moins d'ONG dans le pays [...] et moi, en tant que Président du conseil de « Food for the Poor » d’où je vais démissionner, comme je te l’ai dit, lors de ma prise de fonction j’ai dit que ma première mission était de faire disparaître cette ONG d'Haïti [...], nous ne pouvons pas la faire disparaitre du jour au lendemain, parce qu’il y a des gens qui ont besoin d'elle pour manger, pour avoir une maison... Mais, sous ta direction, sous ton leadership, nous allons construire un pays, où il y aura de moins en moins de besoins pour que « Food for the Poor » ou que n'importe quelles autres ONG aient besoin de s'établir en Haïti.
Michel Martelly : Comment conçois-tu la façon de m'accompagner pour me permettre de faire de mes promesses, des réalités ? [...] j'ai promis... j'ai promis à la population... Aujourd'hui, tu es désigné, mais quand tu seras nommé Premier Ministre, tu seras le Chef du Gouvernement [...] c'est toi qui fera en sorte, que ce que j'ai promis, se réalise ou pas. Quels plans as-tu ? [...] Que vas-tu faire ? Que me promets-tu aujourd'hui, devant la Nation, parce que moi j'ai fait une promesse, c'est pour cela qu'ils m'ont élu [...] Aujourd'hui comment vas-tu leur apporter des résultats ?
Daniel Gérard Rouzier : ...la première chose [...] tu m'as expliqué clairement ce que tu voulais pour le peuple, tu as un programme à quatre «E» : Éducation, Environnement, État de droit et Emploi, mon rôle, c'est de mettre en place un programme économique qui va assurer que nous allons délivrer ces quatre points. Nous avons, comme tu le sais, une équipe qui travaille sans relâche près de 15 heures par jour, pour que nous ayons des feuilles de route sur l'économie, la santé, les affaires étrangères, le droit, la police, les forces armées, la sécurité sociale et nous allons les inclure dans la plateforme économique que nous construisons pour toi.
Nous identifions également les ressources qui vont nous permettre de trouver l'argent pour réaliser les promesses que tu fais. Je sais que la tâche ne sera pas facile, car il y a beaucoup de choses à faire, mais en même temps, je sais qu’avec la volonté que tu as, que j'ai, avec le savoir faire que nous avons, la volonté du peuple à travailler, à créer des richesses [...] nous allons réussir pour que ton programme arrive à terme. Mais, il y aura des sacrifices, des sacrifices que tu as déjà commencé à faire, que je suis prêt à faire et que le peuple va devoir faire également, afin de trouver toutes les ressources nécessaires pour faire atterrir ce programme dans les meilleurs délais.
Michel Martelly :... tu as une tendance à mettre les gens en confiance, les gens sont rassurer lorsqu'il te voit et je crois que le secteur privé des affaire en Haïti est également rassuré. Pourquoi, ces institutions financières te voient-elles d'un bon œil ? Est ce que c'est parce que tu as déjà fait des affaires avec elles ? Comment sens-tu le secteurs des affaires et quel est ton mot de la fin?
Daniel Gérard Rouzier : ... Nous avons monté une centrale électrique à Cité Soleil, c'est un projet de 59 millions de dollars, 14 millions de dollars levés entre 58 investisseurs et la balance, ce sont des institutions financières internationales qui l’ont mit à notre disposition. Nous avons l'habitude de travailler avec ces institutions, nous savons ce qu'elles veulent entendre, quel comportement il faut avoir pour qu'elles sentent que la personne en face d’elle, est responsable, une personne qui sait ce qu'est un engagement, une personne en qui elles peuvent faire confiance. En ce sens, je suis habitué à trouver des prêts importants déjà, pour mes propres entreprises et je les honore [...] que ce soit au niveau national ou international je crois que j'ai une réputation qui parle d'elle-même et qui veut que je sois une personne qui respecte ses engagements [...]
Comme tu m'as demandé un mot de la fin, je veux te dire merci, merci de me faire confiance et de me confier une charge aussi importante, je veux que tu sache que je vais faire tout mon possible pour ne pas démérité de cette confiance. Je veux que la population sache qu'en face d'elle, il y a une personne qui a vraiment la foi, avec une attitude essentiellement judéo chrétienne, que je comprends la responsabilité divine qui est dans mes mains et je l'assume. Je crois être capable de mener cette tâche à bon port, de manière à faire atterrir les désirs de la population, le désir de voir un pays meilleur pour ses enfants, un rêve haïtien où tous les parents puissent élever leurs enfants dans la dignité... »
Friday, May 20, 2011
Haïti - Élections : Des juges du BCEN Spécial, expliquent leurs décisions
Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) fait une mise au point en vue d’apporter toute la lumière sur ces 3 cas qui font l’objet de nouvelles contestations et d’interprétations diverses. Les 5 juges qui ont participé au traitement de ces dossier dans le cadre du Bureau de Contentieux Électoral National (BCEN) Spécial : [Laurette Croyance, Av, Conseillère électorale et Présidente - Antenor Guerrier, Conseiller électoral et Juge - Ribel Pierre, Conseiller électoral et Juge - Me Wilford Pierre-Louis, Avocat-Juge - Me Joseph André Fanfan, Avocat-Juge] entendent fournir, sans porter préjudice au Principe du secret du délibéré, les explications suivantes :
Le cas de Vallieres/Mombin Crochu/Carice :
Ce cas relève d’un principe de procédure auquel aucun juge ne peut déroger : le principe « d’irrecevabilité sur la forme »
Lors des contestations antérieures portées devant le BCEN, la requête du candidat contestataire datée du 14 avril 2011 avait été déclarée irrecevable pour « défaut de signature » du candidat. Il a été alors fait application par le BCEN des articles 178-1 et 186 de la loi électorale du 9 Juillet 2008.
En effet, l’article 178-1 dispose : .
De son coté, l’article 186 paragraphe 1 prévoit ce qui suit : « La saisine des organes contentieux s’opère par requête signée du candidat contestataire ou de son représentant dument mandaté a cet effet... etc... »
Cette exception a été soulevée par la partie adverse lors des débats publics devant le BCEN en présence des observateurs de l’OEA/CARICOM. Le BCEN avait fait droit à la demande sans entrer dans le fond puisqu’il s’agit d’une exception d’ordre public. Donc cette question était définitivement tranchée par le BCEN dans une procédure contradictoire. Le Tribunal électoral s’était ainsi dispensé de statuer au fond.
Le BCEN Spécial, créé par la force des choses en vue de revoir les différents dossiers a estimé qu’il n’était plus possible de reconsidérer cette affaire déjà solutionnée sur la base d’une exception de procédure. Le CEP rappelle que « lorsqu’un procès est porté devant un tribunal quelconque, c’est le respect de la forme qui conditionne l’examen du fond. C’est ce grand principe de Procédure que les Juges électoraux ont appliqué dans le cas de Valliere/Mombin Crochu/Carice. »
Le cas de Jacmel :
Le cas de Jacmel a été lui aussi tranché selon un grand principe de droit de l’Organisation Judiciaire : « Le principe de la majorité » dans une composition collégiale. En effet, lors du délibéré, de très vifs débats ont eu lieu entre les juges. Il était fort difficile de concilier les points de vue ; ce qui prouve qu’ils travaillaient en toute liberté. Les controverses portaient sur l’acceptation ou le rejet du procès-verbal DE54484, mentionné dans la requête de la partie adverse, demanderesse en révision qui n’avait pas été vérifié au Centre de Tabulation>
Comme dans tout collège de jugement, la question a été mise au vote et, la majorité des juges ont voté pour le maintien de ce procès-verbal et la comptabilisation des votes qui s’y trouvent. C’est la règle de la majorité qui est ici appliquée Le CEP rappelle que « la décision de tout Tribunal Collégial doit être l’expression de la majorité des voix des juges.»
Le cas de Belladères :
Le cas de Belladères est différent des deux autres ; il a présenté deux problèmes que les Juges électoraux devaient résoudre :
1- Vérification des procès-verbaux de Belladères.-
La réalisation de la vérification des procès-verbaux mentionnés dans les requêtes a permis de découvrir que le procès-verbal DE58629, précédemment comptabilisé devrait être mis à l’écart pour absence de # de Carte d’Identité Nationale (CIN). Les juges, en présence de représentants de l’Organisation des États Américains (OEA) et du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), l’ont effectivement mis à l’écart. Il en résultat une déduction des voix des deux candidats, soit 19 de celles d’un candidat et 77 de celles de l’autre.
A cette phase du processus, il est évident que l’un des candidats était en avance par rapport à l’autre.
2 -Considérations sur les rapports d’irrégularités dressés par des superviseurs du Centre de Vote de Croix-Fer et des procès-verbaux de constat par des Juges de Paix.
Dans le cas de Belladères, les superviseurs électoraux avaient dressé des procès-verbaux d’irrégularités commises au Centre de Vote de Croix Fer. Le Juge de Paix de la Commune s’était aussi transporté sur les lieux pour verbaliser. Les procès-verbaux versés dans les dossiers ont donc été établis par des Agents autorisés. Mais cela n’a pas empêché des débats entre les juges sur le point de savoir s’il fallait les retenir ou les écarter.
Une fois de plus, pour départager les juges, on a dû recourir au vote. La majorité a voté pour la prise en compte desdits procès-verbaux. Ce qui a pour conséquence directe l’annulation du Centre de Vote de Croix Fer. Les deux candidats ont ainsi perdu les voix qu’ils ont obtenu de ce centre.
Cette dernière décision a nécessairement permis à un des deux candidats de remporter les élections. La règle de la majorité a encore primé.
Dans le traitement de ces trois cas, il n’y a eu aucun acte posé en faveur ou au détriment d’un candidat. Les problèmes présentés dans leurs dossiers ont été traités à la lumière des principes de droit que sont : Le principe de l’irrecevabilité en la forme d’une demande en justice et le principe du respect de la majorité des voix dans une composition collégiale. Pour finir, les juges électoraux rappellent à tous, autorités et simples citoyens que le respect des principes de droit est la garantie de la stabilité de l’État et que les raisons politiques ne doivent pas être l’occasion de les fouler au pied. Si tel est le cas, il sera très difficile de les rétablir à l’avenir et le système judiciaire du pays sera toujours la grande victime.
Haïti - USA : Révocations des visas de responsables soupçonnés de fraudes électorales
Des proches de ces conseillers et les 3 candidats élus aux législatives dont l’élection est encore contestée, après la réévaluation du Bureau de Contentieux Électoral National (BCEN) Spécial, qui maintien leur victoire, à savoir : Patrick Domond (Jacmel), Lutherking Emmanuel Marcadieu (Belladères) et Phanèse J. R. Laguerre (Carice/ Vallières /Mombin Crochu), sont également concernés par ces révocations. Les États-Unis continuant d'exprimer leurs réserves sur ces résultats, suite aux vérifications du BCEN Spécial.
Edmond Mulet exprime sa frustration
Haïti - Politique : Edmond Mulet exprime sa frustration
19/05/2011 09:18:59
Edmond Mulet, l’ex chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, qui sera remplacé le 1er juin prochain, par le chilien Mariano Fernandez, a exprimé dans la presse latino son sentiment « de grande frustration ». Il estime que malgré 30 années d’expériences en Haïti, la Communauté International (CI) a réalisé des « centaines de projets dans ce pays, qui n’ont aucune valeur réelle. » De plus, Mr Mulet considère que la CI est coresponsable de la faiblesse des institutions haïtiennes, en raison de sa tendance à ne pas vouloir travailler avec ces institutions.
Il appelle Haïti à rompre le cordon ombilical avec la CI, afin de parvenir à un pays « autonome », ce qui nécessitera, pour ce faire, un développement économique. Rappelant aux autorités haïtiennes, qu’il n’y aura pas d’investissements nationaux ou internationaux sans un cadre de base, d’un véritable État de droit.
À son avis, les investisseurs sont découragés quand ils voient qu'en Haïti il n'y a pas de registre foncier, qu’il n'existe aucun document de propriété fiable, ni codes commerciaux ou de construction indispensables aux développement des affaires « Il y a des tribunaux de commerce, mais pas de justice...» ajoutant que « le travail quotidien moyen d'un juge en Haïti est de 52 minutes...»
Edmond Mulet reprendra son ancien poste de sous-secrétaire aux opérations de maintien de la Paix à l'ONU, le 17 juin prochain.
19/05/2011 09:18:59
Il appelle Haïti à rompre le cordon ombilical avec la CI, afin de parvenir à un pays « autonome », ce qui nécessitera, pour ce faire, un développement économique. Rappelant aux autorités haïtiennes, qu’il n’y aura pas d’investissements nationaux ou internationaux sans un cadre de base, d’un véritable État de droit.
À son avis, les investisseurs sont découragés quand ils voient qu'en Haïti il n'y a pas de registre foncier, qu’il n'existe aucun document de propriété fiable, ni codes commerciaux ou de construction indispensables aux développement des affaires « Il y a des tribunaux de commerce, mais pas de justice...» ajoutant que « le travail quotidien moyen d'un juge en Haïti est de 52 minutes...»
Edmond Mulet reprendra son ancien poste de sous-secrétaire aux opérations de maintien de la Paix à l'ONU, le 17 juin prochain.
Thursday, May 12, 2011
17 cyclones et 9 ouragans sont prévus pour cette saison cyclonique
Après une année cyclonique 2010 assez forte en terme de cyclones sur l'Atlantique et la Caraïbe, 2011 devrait comporter plus de tempête et elle reste tout de même plus intense que la moyenne pour l'Atlantique et avec une probabilité d'impact sur la Caraïbe au-dessus de la moyenne également ont fait savoir les chercheurs.
Les noms qui suivent serviront à nommer les tempêtes et cyclones qui se formeront dans l'Atlantique Nord en 2011 :
• Arlene • Bret • Cindy • Don • Emily • Franklin • Gert • Harvey • Irene • Jose • Katia • Lee • Maria • Nate • Ophelia • Philippe • Rina • Sean • Tammy • Vince • Whitney.
La saison cyclonique qui débutera le 1er juin 2011 prendra fin le 30 novembre 2011. On ignore si les autorités haïtiennes ont déjà adoptées de nouvelles dispositions à l'occasion de la saison cyclonique.
La constitution haïtienne autorise désormais la pluri citoyenneté
Le sénateur Youri Latortue (AAA) salue la reconnaissance du droit à la pluri nationalités aux haïtiens vivant à l'étranger. La constitution de 1987 avait exclu un grand nombre de nos compatriotes et il était temps de corriger la situation a-t-il indiqué quelques heures après le vote de l'amendement par les législateurs. Le parlementaire soutient qu'aujourd'hui il n'y a plus qu'un seul peuple.
Il fait remarquer que les haïtiens vivant à l'étranger et voulant briguer des sièges au Parlement ou la présidence de la république devront remplir certaines formalités dont la répudiation des autres nationalités. Il estime que la constitution de 1987 avait au contraire consacré une mise en quarantaine des haïtiens jouissant d'une double nationalité.
Selon la constitution amendée les haïtiens détenteurs d'une autre nationalité ne pourront se prévaloir de ces nationalités étrangères sur le sol haïtien. Le chef de file de AAA estime que la nouvelle constitution contribuera à augmenter les recettes de l'état.
Il recommande la conclusion d'un accord de double imposition entre le gouvernement haïtien et plusieurs pays étrangers. Le gouvernement peut s'inspirer des conventions préparés par le parlement israélien insiste t-il. L'enveloppe des Incom tax des ressortissants haïtiens pourrait atteindre 1 milliard de dollars fait remarquer le sénateur Latortue. D'autres taxes tels l'impôt foncier et l'impôt sur le revenu des entreprises et l'impôt locatif représentent également des sources pouvant permettre une augmentation des recettes de l'état.
Il fait remarquer que les haïtiens vivant à l'étranger et voulant briguer des sièges au Parlement ou la présidence de la république devront remplir certaines formalités dont la répudiation des autres nationalités. Il estime que la constitution de 1987 avait au contraire consacré une mise en quarantaine des haïtiens jouissant d'une double nationalité.
Selon la constitution amendée les haïtiens détenteurs d'une autre nationalité ne pourront se prévaloir de ces nationalités étrangères sur le sol haïtien. Le chef de file de AAA estime que la nouvelle constitution contribuera à augmenter les recettes de l'état.
Il recommande la conclusion d'un accord de double imposition entre le gouvernement haïtien et plusieurs pays étrangers. Le gouvernement peut s'inspirer des conventions préparés par le parlement israélien insiste t-il. L'enveloppe des Incom tax des ressortissants haïtiens pourrait atteindre 1 milliard de dollars fait remarquer le sénateur Latortue. D'autres taxes tels l'impôt foncier et l'impôt sur le revenu des entreprises et l'impôt locatif représentent également des sources pouvant permettre une augmentation des recettes de l'état.
Le BCEN spécial a délibéré
Selon ces résultats qui sont définitifs, la Plateforme présidentielle a seulement remporté 4 postes sur les 19 qui lui avaient été attribués auparavant.
En dépit de l'insatisfaction des observateurs internationaux ou nationaux concernant le travail du BECN spécialement mis en place pour statuer, l'organisme électoral a toufefois décidé de publier des résultats proches de ceux des préliminaires.
Les responsables de l'institution électorale n'ont pas appliqué à la lettre comme ils l'avaient indiqué, les recommandations des experts de l'OEA, qui souhaitaient le maintien des résultats préliminaires comme définitifs.
Notons qu'au lendemain de la publication des ces résultats, des scènes de violences sont déjà enregistrés à l'ile de la Gonave où des individus qui se présentent comme des partisans du candidat à la députation de l'INITE ont incendié plusieurs maisons, créant ainsi une vive tension au dans la région.
Credit to Radio Metropole Haiti
La diaspora haïtienne pourra voter aux élections nationales depuis l'étranger
Une décision historique a été prise en Haït par le nouveau parlement. Les députés et sénateurs récemment élus finalisent le processus d'amendement de la Constitution et ont voté en majorité pour le droit à la double nationalité. Les Haïtiens de la diaspora pourront désormais participer à la vie politique et économique de leur pays d'origine comme des citoyens à part entière.
L'article 15 de la Constitution haïtienne qui stipulait que « la double nationalité haïtienne et étrangère n'est admise en aucun cas » n'existe plus. Une courte phrase retirée du corpus de lois qui change la situation des quatre millions d'Haïtiens de la diaspora. Ils pourront désormais voter aux élections nationales depuis leur pays de résidence. Pour Edwin Paraison, le ministre des Haïtiens vivant à l'étranger (MHAVE), cet amendement va aider au développement d'Haïti.
« Haïti est un pays qui a souffert de la fuite des cerveaux depuis les trente ou quarante dernières années », explique Edwin Paraison et il ajoute : « Nous avons des intellectuels et des cadres professionnels en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord qui contribuent énormément au progrès et au développement du pays d’accueil. Je pense que nous avons un déficit en termes de cadres professionnels qui pourra être facilement couvert par cette arrivée de la diaspora. Il reste maintenant à assurer le plus haut niveau de participation politique pour nos compatriotes. »
Les débats se poursuivent car les parlementaires ne veulent pas que les binationaux puissent, sans conditions, se porter candidat à une élection. La majorité des députés et sénateurs actuels voient en effet d'un mauvais œil cette future concurrence qui pourrait venir de l'étranger et empêcher leur réélection.
Source: RFI avec Amelie Baron
L'article 15 de la Constitution haïtienne qui stipulait que « la double nationalité haïtienne et étrangère n'est admise en aucun cas » n'existe plus. Une courte phrase retirée du corpus de lois qui change la situation des quatre millions d'Haïtiens de la diaspora. Ils pourront désormais voter aux élections nationales depuis leur pays de résidence. Pour Edwin Paraison, le ministre des Haïtiens vivant à l'étranger (MHAVE), cet amendement va aider au développement d'Haïti.
« Haïti est un pays qui a souffert de la fuite des cerveaux depuis les trente ou quarante dernières années », explique Edwin Paraison et il ajoute : « Nous avons des intellectuels et des cadres professionnels en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord qui contribuent énormément au progrès et au développement du pays d’accueil. Je pense que nous avons un déficit en termes de cadres professionnels qui pourra être facilement couvert par cette arrivée de la diaspora. Il reste maintenant à assurer le plus haut niveau de participation politique pour nos compatriotes. »
Les débats se poursuivent car les parlementaires ne veulent pas que les binationaux puissent, sans conditions, se porter candidat à une élection. La majorité des députés et sénateurs actuels voient en effet d'un mauvais œil cette future concurrence qui pourrait venir de l'étranger et empêcher leur réélection.
Source: RFI avec Amelie Baron
Le premier ministre remplace desormais le Président
Le Premier ministre, et non le président de la Cour de la Cassation, pourra désormais remplacer le président de la république au cas où celui-ci ne pourrait plus remplir ses fonctions, suite à l’amendement de l’article 149.
Le Premier ministre, chef du gouvernement, pourra désormais remplacer le président de la république au cas où il ne pourrait plus remplir ses fonctions.
En cas de vacance présidentielle, indique l’article 149, soit par démission, destitution ou en cas d'incapacité physique ou mentale permanente dûment constatée, le Conseil des Ministres, sous la présidence du Premier Ministre exerce le Pouvoir Exécutif jusqu’à l’élection d’un autre Président.
Dans ce cas, poursuit l’article, le scrutin pour l'élection du nouveau Président de la République pour le temps qui reste à courir a lieu soixante (60) jours au moins et cent vingt (120) jours au plus après l'ouverture de la vacance, conformément à la Constitution et à la loi électorale.
Par ailleurs, dans le cas où la vacance se produit à partir de la quatrième année du mandat présidentiel, l’Assemblée Nationale se réunit d’office dans les soixante (60) jours qui suivent la vacance pour élire un nouveau Président Provisoire de la
République pour le temps qui reste à courir, termine l’article 149.
A noter que privilège revenait précédemment au président la Cour de Cassation, que le président Préval n’avait jamais remplacé suite au départ d’Alexandre Boniface.
Le Premier ministre, chef du gouvernement, pourra désormais remplacer le président de la république au cas où il ne pourrait plus remplir ses fonctions.
En cas de vacance présidentielle, indique l’article 149, soit par démission, destitution ou en cas d'incapacité physique ou mentale permanente dûment constatée, le Conseil des Ministres, sous la présidence du Premier Ministre exerce le Pouvoir Exécutif jusqu’à l’élection d’un autre Président.
Dans ce cas, poursuit l’article, le scrutin pour l'élection du nouveau Président de la République pour le temps qui reste à courir a lieu soixante (60) jours au moins et cent vingt (120) jours au plus après l'ouverture de la vacance, conformément à la Constitution et à la loi électorale.
Par ailleurs, dans le cas où la vacance se produit à partir de la quatrième année du mandat présidentiel, l’Assemblée Nationale se réunit d’office dans les soixante (60) jours qui suivent la vacance pour élire un nouveau Président Provisoire de la
République pour le temps qui reste à courir, termine l’article 149.
A noter que privilège revenait précédemment au président la Cour de Cassation, que le président Préval n’avait jamais remplacé suite au départ d’Alexandre Boniface.
La Diaspora veut créer un village agricole modèle
La deuxième conférence populaire de la diaspora haïtienne de Montréal sur la reconstruction s'est terminée ce samedi 7 mai par l'adoption d'un projet pilote de construction d'un village agricole de moins de 20 000 habitants.
« Il faut une implication des groupes d'ici, mais aussi une participation active des organisations communautaires en Haïti. Car l'idée n'est pas d'aller faire les choses à leur place, mais c'est surtout de les aider à structurer leur communauté » a dit Maître Jean Ernest Pierre au moment de la présentation du projet.
Le projet sera géré par le groupe « Gestionnaires sans frontières » qui a annoncé, samedi, un partenariat de financement avec un groupe d'affaires du domaine pharmaceutique. Des discussions sont aussi en cours avec la compagnie de construction lavalloise TENTA pour l'exécution des travaux d'infrastructures liés au projet.
Maurice Monette, de la compagnie TENTA, a présenté une maquette du futur village agricole qui comprendra une école primaire et secondaire pouvant accueillir 500 élèves et un centre de santé. Des aires de jeux et des infrastructures en eau et électricité sont également prévus dans le plan.
La conférence, axée essentiellement sur la reconstruction d'Haïti en perspective d'un développement intégré, était l'occasion pour plusieurs experts, dont Wilson Saintelmy, Erold Joseph, Jean Fils-Aimé, Donald Cuccioletta, d'aborder les problèmes de gouvernance, du type d'aides accordées à Haïti, de la problématique des ONG dans le fonctionnement de l'État. « Il faut reconsidérer notre approche du développement économique, pour permettre à Haïti de se développer progressivement en commençant par le micro développement », a insisté le professeur Saintelmy.
Le professeur Claude Preptit a exprimé de son côté des inquiétudes très vives sur la reconstruction physique de la ville. « Le plan présenté par la Commission intérimaire de reconstruction d'Haïti ne tient pas compte des zones de faille importantes » a dit le responsable du centre de sismologie d'Haïti, ajoutant «qu'aucune région d’Haïti n’est à l’abri d’un tremblement de terre. Le prochain peut se produire n’importe quand, et il pourrait être plus meurtrier que celui de l’année dernière, si rien n’est fait ».
De son coté Jean Ernest Pierre, le promoteur principal de ce projet indique concernant le lieu d'implémentation du projet « nous savons toutefois qu'il s'agit d'un lieu de moins de 20 000 habitants, situé naturellement dans un milieu retiré, et non dans un centre urbain. Tout y sera de façon à ce que les gens puissent y vivre décemment: eau, électricité, routes, aménagement territorial ».
Credit to Haitilibre.com
« Il faut une implication des groupes d'ici, mais aussi une participation active des organisations communautaires en Haïti. Car l'idée n'est pas d'aller faire les choses à leur place, mais c'est surtout de les aider à structurer leur communauté » a dit Maître Jean Ernest Pierre au moment de la présentation du projet.
Le projet sera géré par le groupe « Gestionnaires sans frontières » qui a annoncé, samedi, un partenariat de financement avec un groupe d'affaires du domaine pharmaceutique. Des discussions sont aussi en cours avec la compagnie de construction lavalloise TENTA pour l'exécution des travaux d'infrastructures liés au projet.
Maurice Monette, de la compagnie TENTA, a présenté une maquette du futur village agricole qui comprendra une école primaire et secondaire pouvant accueillir 500 élèves et un centre de santé. Des aires de jeux et des infrastructures en eau et électricité sont également prévus dans le plan.
La conférence, axée essentiellement sur la reconstruction d'Haïti en perspective d'un développement intégré, était l'occasion pour plusieurs experts, dont Wilson Saintelmy, Erold Joseph, Jean Fils-Aimé, Donald Cuccioletta, d'aborder les problèmes de gouvernance, du type d'aides accordées à Haïti, de la problématique des ONG dans le fonctionnement de l'État. « Il faut reconsidérer notre approche du développement économique, pour permettre à Haïti de se développer progressivement en commençant par le micro développement », a insisté le professeur Saintelmy.
Le professeur Claude Preptit a exprimé de son côté des inquiétudes très vives sur la reconstruction physique de la ville. « Le plan présenté par la Commission intérimaire de reconstruction d'Haïti ne tient pas compte des zones de faille importantes » a dit le responsable du centre de sismologie d'Haïti, ajoutant «qu'aucune région d’Haïti n’est à l’abri d’un tremblement de terre. Le prochain peut se produire n’importe quand, et il pourrait être plus meurtrier que celui de l’année dernière, si rien n’est fait ».
De son coté Jean Ernest Pierre, le promoteur principal de ce projet indique concernant le lieu d'implémentation du projet « nous savons toutefois qu'il s'agit d'un lieu de moins de 20 000 habitants, situé naturellement dans un milieu retiré, et non dans un centre urbain. Tout y sera de façon à ce que les gens puissent y vivre décemment: eau, électricité, routes, aménagement territorial ».
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