Rétablissement de l’armée
Le Président haïtien, Michel Martelly, a annoncé vendredi la création d’une commission civile chargée d’assurer le rétablissement de l’armée qui, a-t-il promis, à travers un appel à la réconciliation et au pardon, sera différente de l’institution disparue il y a dix-sept ans et s’inspirera des idéaux du 18 novembre 1803, à l’origine de l’émergence du premier Etat noir du monde.
« Dix-sept ans déjà, dix-sept ans de trop. Cette situation doit cesser. Haïti doit assurer l’intégrité de son territoire et sa sécurité nationale », a lancé avec véhémence sous des vivats le chef de l’Etat qui a tenu un discours aux accents très nationalistes devant des officiels, des invités spéciaux et une foule de plusieurs dizaines de spectateurs, dont des militaires démobilisés, réunis au Champ de Mars (centre de Port-au-Prince) à l’occasion de la commémoration du 208e anniversaire de la bataille de Vertières.
Désavoué par une partie de l’opinion publique et les principaux pays donateurs dans son projet unilatéral de réhabilitation de l’armée, renvoyée en 1994 en raison de ses méthodes ultra-répressives et antidémocratiques, Michel Martelly accorde un délai de 40 jours à la commission civile pour définir, en consultation avec différents secteurs l’agenda du processus de création de la nouvelle armée.
Une fois franchie cette étape, dit-il, le retrait progressif des troupes de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), déployées sur le territoire national depuis 2004, sera amorcé à travers la mise en place d’un calendrier à cet effet.
Outre l’épouse du chef de l’Etat, Sophia Martelly, le Premier ministre Garry Conille, les membres du gouvernement, les présidents du Sénat, Rodolphe Joazile, et de la Cour de cassation, Anel Joseph, et le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, assistaient à la cérémonie de même que l’ex-Président militaire, le général Prosper Avril (1988-1990), et l’ancien chef d’Etat intérimaire, Boniface Alexandre (2004-2006). spp/Radio Kiskeya
« Dix-sept ans déjà, dix-sept ans de trop. Cette situation doit cesser. Haïti doit assurer l’intégrité de son territoire et sa sécurité nationale », a lancé avec véhémence sous des vivats le chef de l’Etat qui a tenu un discours aux accents très nationalistes devant des officiels, des invités spéciaux et une foule de plusieurs dizaines de spectateurs, dont des militaires démobilisés, réunis au Champ de Mars (centre de Port-au-Prince) à l’occasion de la commémoration du 208e anniversaire de la bataille de Vertières.
Désavoué par une partie de l’opinion publique et les principaux pays donateurs dans son projet unilatéral de réhabilitation de l’armée, renvoyée en 1994 en raison de ses méthodes ultra-répressives et antidémocratiques, Michel Martelly accorde un délai de 40 jours à la commission civile pour définir, en consultation avec différents secteurs l’agenda du processus de création de la nouvelle armée.
Une fois franchie cette étape, dit-il, le retrait progressif des troupes de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), déployées sur le territoire national depuis 2004, sera amorcé à travers la mise en place d’un calendrier à cet effet.
Outre l’épouse du chef de l’Etat, Sophia Martelly, le Premier ministre Garry Conille, les membres du gouvernement, les présidents du Sénat, Rodolphe Joazile, et de la Cour de cassation, Anel Joseph, et le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, assistaient à la cérémonie de même que l’ex-Président militaire, le général Prosper Avril (1988-1990), et l’ancien chef d’Etat intérimaire, Boniface Alexandre (2004-2006). spp/Radio Kiskeya
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