L’Armée de Martelly déjà sur pied de guerre.
Quelques semaines seulement après que le président de la République, Michel Joseph Martelly, ait émis le vœu de remettre sur pied l’armée d’Haïti, des milliers de jeunes sont déjà en formation dans plusieurs camps du pays. Dans la Capitale haïtienne deux camps sont connus. L’un dans la commune de la Croix-des Bouquets, près du marché Seradòt à Bon Repos et l’autre à Le Lambi, du coté de Mariani dans la commune de Gressier. Dans le département du Centre, des anciens militaires ont repris les entrainements.
Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé dit que tout est confus. Il se demande si ces enrôlés s’entrainent dans le cadre d’un retour de Fraph, de la constitution d’une milice rose, ou pour la mise en place d’une nouvelle force armée.
Si le député Johnson Dieujuste croit qu’il est de bon ton de mettre sur pied un corps ayant la capacité de contrôler les ports et la frontière d’Haïti, il exprime quand-même des réserves sur la façon dont le recrutement s’effectue. ”Jusqu'à date, l’information relative à l’entrainement des personnes devant faire partie de la nouvelle force armée, n’est que rumeur puisqu’aucun dialogue n’a été entrepris avec le parlement”, déplore le député de Jean Rabel.
En tout cas, le 17 Octobre dernier, ces recrus ont défilés au Pont Rouge devant le grand public. Malheureusement cette partie s’est terminée par une séance de jet de pierres et de bouteilles de verre.
L’armée vue par le parlement
Pour le président du Senat, Jean Rodolph Joazile, l’armée est un corps constitutionnel, par conséquent, pas besoin de consulter le sénat pour la remettre en branle.
Pourtant, six sénateurs ont adressé une lettre au président du grand corps qui devrait l’acheminer aux ministres Conille et Mayard-Paul en vue d’éclairer les pairs conscrits sur la remise sur pied de l’armée d’Haïti. Selon le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé, Le premier ministre et le ministre de l’intérieur sont les mieux placés pour nous fournir des informations sur l’identité de ce corps. Ils sont attendus ce mercredi.
Si le haut état major doit être constitué avant le jour de la bataille de Vertières, le sénat doit, préalablement, approuver le choix de son commandant en chef, selon l’article 163 de la Constitution.
Trop tôt pour demander des comptes
Comme le sénateur Youri Latortue, le député de Mirebalais/Boucan Carré, Abel Descollines, croit qu’il est prématuré pour inviter les ministres à fournir des informations autour de la constitution de la nouvelle force. ”Les ministres sont entrain de prendre connaissance des différents dossiers, je pense qu’il est prématuré de les inviter”, fait remarquer le député.
Soulignons que le secteur lavalas avait levé la voix contre la constitution d’une nouvelle force armée d’Haïti, tandis que d’autres secteurs avaient fait mention du caractère illégal de la remise en branle de l’armée nationale. Aujourd’hui encore, le flou persiste. Qui est responsable des recrutements ? La question reste pendante.
Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé dit que tout est confus. Il se demande si ces enrôlés s’entrainent dans le cadre d’un retour de Fraph, de la constitution d’une milice rose, ou pour la mise en place d’une nouvelle force armée.
Si le député Johnson Dieujuste croit qu’il est de bon ton de mettre sur pied un corps ayant la capacité de contrôler les ports et la frontière d’Haïti, il exprime quand-même des réserves sur la façon dont le recrutement s’effectue. ”Jusqu'à date, l’information relative à l’entrainement des personnes devant faire partie de la nouvelle force armée, n’est que rumeur puisqu’aucun dialogue n’a été entrepris avec le parlement”, déplore le député de Jean Rabel.
En tout cas, le 17 Octobre dernier, ces recrus ont défilés au Pont Rouge devant le grand public. Malheureusement cette partie s’est terminée par une séance de jet de pierres et de bouteilles de verre.
L’armée vue par le parlement
Pour le président du Senat, Jean Rodolph Joazile, l’armée est un corps constitutionnel, par conséquent, pas besoin de consulter le sénat pour la remettre en branle.
Pourtant, six sénateurs ont adressé une lettre au président du grand corps qui devrait l’acheminer aux ministres Conille et Mayard-Paul en vue d’éclairer les pairs conscrits sur la remise sur pied de l’armée d’Haïti. Selon le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé, Le premier ministre et le ministre de l’intérieur sont les mieux placés pour nous fournir des informations sur l’identité de ce corps. Ils sont attendus ce mercredi.
Si le haut état major doit être constitué avant le jour de la bataille de Vertières, le sénat doit, préalablement, approuver le choix de son commandant en chef, selon l’article 163 de la Constitution.
Trop tôt pour demander des comptes
Comme le sénateur Youri Latortue, le député de Mirebalais/Boucan Carré, Abel Descollines, croit qu’il est prématuré pour inviter les ministres à fournir des informations autour de la constitution de la nouvelle force. ”Les ministres sont entrain de prendre connaissance des différents dossiers, je pense qu’il est prématuré de les inviter”, fait remarquer le député.
Soulignons que le secteur lavalas avait levé la voix contre la constitution d’une nouvelle force armée d’Haïti, tandis que d’autres secteurs avaient fait mention du caractère illégal de la remise en branle de l’armée nationale. Aujourd’hui encore, le flou persiste. Qui est responsable des recrutements ? La question reste pendante.
James Dufresne
Source: Le Matin
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